Accompagner les « traitements lourds »

CarcinoMammaire   Cancer du sein (trop) évolué !

Le cancer déclaré : accompagner les « traitements lourds »

L’annonce du diagnostic de cancer est immédiatement suivie d’une sidération et d’une incapacité à écouter la suite des explications prodiguées par le médecin. Elle représente un temps important que nous n’avons pas le droit de manquer, en essayant de respecter quatre grandes règles :

  1. veiller à la façon dont le diagnostic lui est annoncé (évitez téléphone ou courrier !),
  2. ne jamais mentir au patient (même s’il faut parfois « adapter l’information »),
  3. ne pas se réfugier derrière des termes techniques ou statistiques qui n’ont pas de sens pour lui, dans ces moments là,
  4. ne pas le saturer de détails lors de cette première consultation (il est incapable de tout entendre).

Principe de base de votre intervention : l’importance d’une stratégie cohérente dont l’aboutissement doit être la restauration de la santé (et non seulement l’éradication de la tumeur) :

• Ne pas s’opposer au traitement classique de la tumeur (et de ses métastases) par un centre anticancéreux compétent (d’autant que vos doutes vont majorer ses craintes). En gardant en mémoire que les échecs sont nombreux (50% tous cancers confondus), quel que soient l’ordre ou l’association des méthodes employées.

• Si le patient déclare refuser les thérapeutiques classiques et s’en remettre à vous … méfiez-vous ! Il peut tout à fait changer d’avis si la situation empire et alors se retourner contre vous (avec l’aide d’un patron hospitalier au besoin !). Nous avons même eu des cas où c’est la famille du patient décédé qui a attaqué au pénal le praticien pour une « perte de chance » de guérison par refus d’un traitement classique (alors que le praticien en cause n’avait que suggéré une alternative !). Vous pouvez tout à fait continuer à prendre en charge ce type de malade, mais demandez-lui une signature au bas d’un document dans lequel il persiste dans son refus de thérapeutique classique, malgré les bons conseils que vous lui avez donné.

• Le traitement homéopathique visera à harmoniser les tensions métaboliques, comme le vécu psychologique du patient. Là, plus encore que d’habitude, il faudra veiller à organiser votre consultation en trois phases :

  1. son histoire (psychothérapie faite ?)
  2. son état actuel (compétences, envoronnement familial ?)
  3. son projet (pour les 10 prochaines années ?)

Le cancer est une pathologie chronique grave qui entraîne des traitements lourds dont les répercussions psychologiques et sociales peuvent être considérables. Ces perturbations, qui affectent 40% des malades, sous forme de réactions anxieuses et/ou dépressives, peuvent entraîner une augmentation des souffrances et une mauvaise observance du traitement. C’est pourquoi les résultats attendus doivent être évalués non seulement en termes de durée de survie, mais aussi en termes de qualité de la vie. 

HoméoK

En l’informant et en le soutenant durant ces différentes étapes, le praticien cherchera à rendre au patient un sentiment de maîtrise et de contrôle de la situation. Les problèmes affectifs devront être abordés, ainsi que les préoccupations de réinsertion familiale et sociale. Il est démontré que l’évolution tumorale est meilleure chez les patients « battants » (25% de métastases) que chez les « déprimés/résignés » (65% de métastases).

BNS d’une patiente souffrant d’un mélanome multi-métastatique : on observe un perturbation d’ensemble avec augmentation conjointe des Alpha1 et des paramètres Cuivre et Cadmium (inflammation et néovascularisation). 

NB. Si vous souhaitez réaliser un BNS12 ou 24, cliquez sur ce lien : www.mybiobox.com

Si le sujet est suffisamment disponible et motivé, on pourra lui conseiller l’art-thérapie. Méthode utilisant la peinture, la musique, la danse, le théâtre et les arts plastiques, à présent largement utilisée pour aider au développement d’un projet existentiel. Le potentiel créatif du malade se révèle en mettant en évidence les aspects positifs de sa structure psychique et les modifications de sa vision du monde au décours des traitements.

Pendant une radio ou chimiothérapie, utilisez :

  1. Les antioxydants : vitamines A+C+E, le Sélénium et le Zinc … ou plus simplement le complexe « Ubichinon compositum » (lab. Heel).
  2. La Sérothérapie : « SRE » + « Emonctoires » et « Neuro-vasculaire » si douleurs

 

Avec, en cas de nausées et vomissements :

  • anticipés : Gelsemium, Ignatia amara, Valeriana
  • immédiats : Nux vomicaIpeca, Tabacum (am), Cocculus (am), Antimonium crudum (as), Sepia, Veratrum (as) … ou les complexes « Vomitusheel  » (Apomorphinum comp. en Suisse), « Spascupreel  » …
  • retardés (après 48 heures) qui peuvent être liés à un trouble biologique (hypercalcémie des métastases osseuses, hyperuricémie = syndrome de lyse des hémopathies), ou mécanique (occlusion, hypertension intracrânienne ..).

Remèdes complexes à utiliser à ce stade (lab. Heel) =

  • « Molybdan compositum  » (comprimés) … la régulation minérale
  • « Galium-Heel  » (Galium comp.) et « Glyoxal comp.  » … la relance immunitaire
  • « Ginseng compositum  » … asthénie et surcharge toxinique
  • « Procainum compositum  » … douleurs chroniques (injectable – médecin seulement)

Pendant et après :

  • La chirurgie = Traumeel  ou « Arnica compositum » en CHU
  • La radiothérapie = Radium bromatum 200K + Causticum comp. (lab. Heel) (Arnica/Arsenicum/Causticum/ Sulfur) car risques de fibrose secondaire !
  • La chimiothérapie = Arsenicum alb. 200K + Colchicum comp. (lab. Heel)(Colchicum/Conium/Galium/Podophyl./Hydrastis)
  • Les effets secondaires de l’hormonothérapie = CHU : « Sulfur comp. » et « Natrum comp. »

La Spiruline est un bon stimulant de l’immunité = effet protecteur du béta-carotène + effet cytostatique de la Phytocyanine, TNF alpha stimulante. A utiliser également durant les chimiothérapies (Cis-platine) et radiothérapies (radio-protection), pour ses effets détoxiquants et de réduction de la perte en globules blancs.

NB. Chimiothérapie : l’effet jeûne …

Le fait de jeûner pendant deux jours avant une chimiothérapie pourrait protéger les cellules saines de l’organisme, sans diminuer l’efficacité du traitement (hôpital Gaslini, à Gênes – Italie), les cellules saines soumises au jeûne se mettent en sommeil, ce qui les rend résistantes aux agressions. Les cellules cancéreuses continuent à proliférer et restent vulnérables à la chimiothérapie.

A propos de l'auteur
Jean Yves Henry
Médecin généraliste, homéopathe et acupuncteur. Auteur d'une dizaine d'ouvrages, il coordonne l'enseignement de confrères de toutes spécialités pour promouvoir l'aspect intégré de ce télé-enseignement médical et para-médical.