La signification des tests du BNS

Apprendre la signification des tests du BNS

Avant de rentrer dans le détail de l’interprétation de chaque famille de tests, puis de chaque test par lui-même, observons deux situations extrêmes parfois rencontrées :

 

a/ les Profils « hyper floculants » : presque tous les paramètres sont de valeurs fortement positives :

* le BNS hyper lipidique, assez fréquent, du à la présence d’acides gras libres en grand nombre dans le sérum (parfois même en dehors d’une hyper cholestérolémie). Caractérise systématiquement les « syndromes métaboliques  » (surpoids + pré diabète + hyperlipidémie + HTA ou goutte). On observe alors une « Coiffe des Euglobulines » (stress oxydatif) + une augmentation nette des tests lipidiques : Mn + S + Mg + Ch2, mais aussi de quelques autres : K + Na (ou Io) + Sn + Ph + Si + Ch1. L’évolution athérogène est majeure quand le paramètre Gamma est augmenté (anticorps anti-vaisseaux) et que le paramètre Bêta précipitines est bas : le complément est consommé (inflammation et destruction des endothéliums vasculaires). A traiter par des anti-oxydants + plantes et sels hypolipémiants + oméga 3 et une indispensable normalisation du poids (si besoin).

* Le BNS hyper immun, plus rare, signe un engorgement lymphoïde considérable. On l’observe dans les viroses massives (ex.: le SIDA, hépatites B ou C évoluées), les gammapathies graves (maladies de Kahler, de Waldenstroem) … L’augmentation concerne alors surtout les paramètres : Gamma précipitines + Am + Hg + Acides, avec Zn et Ag s’il s’agit d’une virose, Cu et Fe s’il s’agit d’une hémopathie.

 

b/ les Profils « hypo floculants » : presque tous les paramètres sont de valeurs nettement négatives… cas « chronique et neurologique » ?

C’est une situation ou le catabolisme est dominant (le sujet se déconstruit – ou suit un régime alimentaire sévère) : le cholestérol et les acides gras membranaires sont brûlés. Cliniquement, il s’agit souvent de patients minces, inquiet, spasmophiles (de type « tuberculinique »), affecté de troubles chroniques non inflammatoires (asthénie, dépression, asthme, SEP …). On aura toujours intérêt à apporter à ces patients des éléments renforçant la structure (ex.: Spiruline) et de l’énergie (ex.: Coenzyme comp.).

NB. on observe aussi cet aspect lorsque les patients ont subi un traitement lourd : hypolipémiant (toxique ?), immunosuppresseur, suite de chimio ou de radiothérapie.

Les Profils « dissociés » … cas les plus fréquents

Très dissociés : l’existence de quantité de dysrégulations touchant l’osmolarité, les volumes et les régulations des différents pôles organiques, signe un état chronique complexe, souvent lié à l’association de plusieurs pathologies et/ou de traitements lourds : il va falloir s’intéresser à l’ordre des paramètres (les uns par rapport aux autres) et essayer de comprendre le pourquoi de chaque dissociation.  Cliniquement : HIV sous trithérapie, SEP sous interféron, cancer évolué …

Normalement perturbés (c’est à dire que la majorité des tests ne dépasse pas -1 à +1 écart-type.

* Le taux des Albumines est corrélé au « triangle de l’eau » (Poumon – Rein – Coeur).

Les Albumines constituent quantitativement le bloc le plus important (+ de 50%) du protidogramme. elles représentent la « réserve d’acides aminés » du plasma (pôle Rein = structure du conjonctif), et exprime donc la capacité adaptative du « cycle futile » (cf. travaux du Pr. LEVERVE), c’est à dire au turn-over de leur pool (3 fois la vitesse nécessaire), gâchis énergétique destiné à assurer au tissu conjonctif un matériel biologique abondant pour les fonctions de synthèse d’urgence.

–> élevées, les Albumines signent une dysneurotonie souvent évidente (elles gèrent la pression osmotique, transportent certaines vitamines, oligo-éléments et l’hormone thyroïdienne), les remèdes de correction sont surtout les sels de Sodium (ex.: « Natrum comp. »),

–> basses, les Albumines ont été consommées : le patient est entré dans une phase de lésions tissulaires (4, 6 ou 6), les remèdes de correction sont les sels de Potassium (ex.: « Kalium comp. »).

 

Le protidogramme explore l’état des volumes internes au système.

On y observe l’équilibre des protéines inflammatoires aiguës du système macrocytaire (Alpha 1 et 2) et des complexes immuns, inflammation chronique (Bêta et Gamma), liés au système lymphoïde.

* Le paramètre « Alpha 1 précipitines » est corrélé au « sang » (Foie – Cœur – Rate). En augmentation signale les phénomènes inflammatoires aigus (« chaleur » liée au « sang » en MTC), alors qu’en hypo, il signe la tendance anémique (surtout si le test Ferrum l’accompagne à la baisse) avec hypotension éventuelle.

 

* Le paramètre « Alpha 2 précipitines » est corrélé à «l’énergie » (Rate – Poumon – Rein). En augmentation est l’expression d’une inflammation sub-aiguë à manifestation cutanéo-muqueuse (« chaleur » sur le pôle Poumon), alors qu’en hypo, il signe le vide d’énergie, état de fatigue souvent intense.

 

* Le paramètre « Bêta précipitines » est corrélé au « triangle Yin-Yang » (Rate – Rein – Foie) de somatisation. Paramètre  surtout sous dépendance hépatique, la synthèse des acides gras et lipides complexes se faisant dans le foie (cf. le niveau d’action des remèdes hypolipémiants). En augmentation, il signale un engorgement de la filtration hépato-vésiculaire. En baisse, il marque l’effondrement de sa capacité de synthèse des graisses complexes (la dépression, associé à une dysfonction rénale) ou la consommation du complément (lors d’une pathologie infectieuse grave ou d’une maladie auto-immune).

* Le paramètre « Gamma précipitines » (les anticorps) est lié au système lymphoïde, donc corrélé au « triangle lymphoïde » (Cœur – Rate – Poumon). Il reflète essentiellement le niveau de polymérisation du « réseau de JERNE » (1982), qui se densifie en fonction du nombre d’antigènes rencontrés (rôle des vaccins, des intoxications et infections chroniques).

 

Les précipitines Bêta + Gamma …l’association du système complémentaire et des anticorps va de pair avec les phénomènes d’amplification immunitaire :

* si le paramètre Bêta précipitines est élevé, cela souligne le niveau inflammatoire (engorgement hépatique et augmentation du complément), s’il est bas, c’est plus grave : le complément est consommé, on est au stade des lésions tissulaires évolutives : attention !

* si Bêta et Gamma précipitines sont basses, l’adaptation immunitaire est insuffisante, on est en présence de phénomènes allergiques récidivants (voir aussi la paramètre « Iode »),

* si Bêta et gamma sont élevés, c’est une « hyalinose », mécanisme de vieillissement tissulaire sclérose et engorgement lymphoïde conduisant à l’hypoxie. 

Les Euglobulines sont trois paramètres obtenus par saturation du milieu à trois valeurs différentes de pH. Elles reflètent le rapport existant entre l’eau liée et l’eau libre au sein du colloïde sérique. Les spécialistes nomment ce rapport « Activated water » et le considèrent comme une caractéristique fondamentale de la matière vivante, car l’eau liée est porteuse d’informations. Si les Euglobulines augmentent, c’est que la quantité d’eau liée diminue et que l’on est en présence de nombreux radicaux libres dans le milieu, ce qui signe un état de déstabilisation du colloïde. Si celles-ci diminuent, il s’agit d’une déshydratation (parfois même d’un syndrome sec !), évoquant une pathologie rénale.

Les Euglobulines sont de bons marqueurs de ces contraintes externes, elles signalent un stress oxydatif important et son mécanisme :

 HYPER            Eu Alpha                       Eu Bêta                Eu Gamma

                     Feu (brulûres)                Vent (soucis)          Humidité (glaires)

 HYPO             Eu Alpha                        Eu Bêta                Eu Gamma

             Froid (traumatismes)               Chaleur                 Sécheresse

Le cas le plus fréquemment observé est l’évolution conjointe de celles-ci.

 

La Matière médicale homéopathique développe précisément l’essentiel des symptômes (donc des régulations) que teste chaque réactif. Cependant, certains ont une signification immune ou métabolique  particulière :

 

Les tests du pôle FOIE … Psore = pathologie des hypo fonctions (d’autant que ses tests = oligo-éléments catalyseurs). Foie + VB = centre métabolique (60% de la biosynthèse et de la détoxication du corps). C’est un pôle qui va s’exprimer en :

* hyper dans :

  • les réactions primaires à toute agression, quelqu’en soit l’origine : microbienne ou virale
  • les pathologies inflammatoires : gastrite, colite, vascularite, cancer au début
  • les troubles tendino-musculaires (par le biais du recyclage de l’acide lactique)

* hypo dans :

  • les asthénies des affections traînantes (insuffisance hépatique ++)
  • les « maladies à trous » (ulcus digestif ou dermatose fissuraire).

 

MANGANUM (réactif = Sulfate de Manganèse) … Yin du Foie

Le manganèse se trouve en petite quantité dans presque tous les tissus de l’organisme. Il a une action catalysante : c’est le co-facteur de nombreuses enzymes, particulièrement au niveau mitochondrial) d’où un rôle sur la croissance et l’élimination des sels de chaux, de l’acide urique et des pigments biliaires (influence sur les lithiases, la goutte et les rhumatismes chroniques).

C’est un marqueur du cholestérol (HDL surtout).

Le SOUFRE est un des plus important constituant des tissus. Sa ressemblance avec l’oxygène en fait un brûleur (oxygénoïde) et c’est l’essentiel de ses propriétés thérapeutiques. Son insuffisance se traduira par une auto-intoxication chronique et une tendance aux congestions locales, d’où de nombreuses manifestations alternantes : prurit, migraines, troubles digestifs …

 

CUPRUM (réactif = Acétate de Cuivre) … Yang bloqué du Foie

Le cuivre est présent seulement à l’état de traces. Il détermine un état de spasmes violents, sans tendance à la paralysie. L’intoxication au cuivre évoque le syndrome vermineux. Son augmentation évoque :

  •           des phénomènes spastiques : asthme, convulsions, épilepsie …
  •           un foyer inflammatoire : granulome dentaire, foyer sinusien, génital, K débutant …

 

MAGNESIA (réactif = Phosphate de Magnésium) … Qi du Foie

Le magnésium est un élément constituant des matières protéiques, particulièrement abondant dans les tissus osseux, nerveux, musculaires et génitaux. Il a une puissante action minéralisante (fixe le Carbone) et spastique (contraction de la musculature lisse). C’est un bon marqueur des douleurs aiguës (élevé) ou chroniques (bas). Parfois marqueur du remède Sepia, qui en contient beaucoup.

Le phosphore est un très important constituant des tissus (cf. ATP = le vide d’énergie) et du noyau cellulaire. Cependant, l’ion phosphore est un toxique qui touche les poumons (dyspnée, asthme), le foie (hépatite toxique) et les reins. Il provoque des hémorragies. Son augmentation évoque l’excès de phospholipides (acides gras circulants) qui peut signer une dégénérescence des tissus nerveux, du pancréas (diabète) ou des os.

Les tests du pôle COEUR … Sycose = hyper structures pathologiques

Coeur + Vaisseaux = centre vasculaire qui va s’exprimer dans les cas de :

* hyper :          – surcharge lipidique (acides gras alimentaires ?)

                        – infectieux purulent (acné, furonculose …)

* hypo :           – dépression avec asthénie (« sans joie » … émotion du cœur en MTC)

                        – les cancers à un stade évolué.

 

KALIUM (réactif = Bichromate de Potassium)

Le potassium est un constituant de l’espace intracellulaire, à l’action proche de celle du sodium, mais plus grave, car il caractérise des inflammations marquées (avec œdème ou sécheresse) et une tendance à la sclérose (indurations).

Son augmentation évoque :

  •           des douleurs et irritations chroniques (sinusites, gastralgies, arthralgies …)
  •           une psychorigidité avec restriction des champs d’intérêt (vieillissement ?)
  •           Sa baisse évoque l’épuisement, un trouble de l’absorption des corps gras ?

 

L’IODE (réactif = Kalium iodatum)

L’iode est un élément constituant des tissus glandulaires, on le trouve dans le pancréas, l’hypophyse, les glandes génitales et surtout le corps thyroïde. L’iode, comme tous les halogènes et un remède d’action violente : irritation, inflammation, hypertrophie et induration.

Son augmentation évoque :

  •     les phénomènes allergiques : asthme, rhume des foins, atopie … (cf. Kalium iodatum), aigus (le paramètre s’élève) ou chronique (le paramètre est alors effondré).
  •           les dysthyroïdies (nodules ?) ou la stase veineuse : varices, hémorroïdes (// Zincum)
  •           les rhumatismes inflammatoires (// Kalium)

Sa baisse évoque les allergies chroniques ou les hypothyroïdies.

 

Les tests du pôle RATE-PANCREAS … situation de blocage lymphoïde

Troubles de l’adaptation et de la mémorisation :

  •           alimentaire (sucres et alcool) = volume des chairs (obésité, maigreur)
  •           immunitaire = les anti-corps et l’engorgement lymphoïde -> pus
  •           mémoriel = les phospholipides du SNC -> troubles de l’idéation et de la mémoire
  •           hormonal = l’hypophyse et l’adaptation hormonale

 

CALCAREA (réactif = Chlorure de Calcium … l’ancien « test de Burstein »)

Le calcium a une action double : c’est un élément essentiel de la matière protéique (albuminates de Ca et de Mg), donc catalyseur de la nutrition, remède hydrogénoïde dont l’hydratation excessive se traduit par le tableau complet du lymphatisme : vers BARYTA CARBONICA !

Son augmentation évoque :

  •           une surcharge vasculaire lipidique (marqueur des acides gras),
  •           un état septique collecté (de Hepar sulfur -> Calcarea sulfurica)
  •           un trouble impulsif au sein d’un délire (cf. les Solanées)

Sa baisse évoque l’insuffisance hépato-vasculaire, la déminéralisation.

 

MERCURIUS (réactif = Mercurius dulcis … l’ancien « test de Takata »)

Le mercure n’est pas un constituant normal des tissus : son action sera donc uniquement toxique. Il se fixe sur les tissus nerveux, hépatique et rénal et donne lieu à des réactions de détoxication violentes. Si les traitements mercuriels ont de nos jours disparus, les anti-métabolites (AINS et antimitotiques) ont un effet Mercurius-like !

Son augmentation évoque :

  •           les lyses tissulaires brutales : cirrhose, pancréatite, sigmoïdite, virose en cours …
  •           les phénomènes purulents (augmenté de façon persistante = rechute à craindre)
  •           les atteintes cutanées graves (la lèpre par exemple = test de Takata)

Sa baisse évoque les intolérances digestives et les traitements prolongés (ex. : quinine ?).

 

ACIDES (réactif = Acide Benzoïque)

Les acides correspondent à des états de désadaptation biologique (déshydratation des tissus jusqu’à l’ulcération) et psychologique (précipitation, épuisement, douleurs et agressivité).

Son augmentation évoque :

  •            la causticité : action ulcéreuse (Nitricum acid.) et hémorragique
  •         l’acidose : c’est un marqueur du risque goutteux (à contrôler par un dosage de l’acide urique) cf. Benzoïcum acid., diabète (Aceticum acid.) …

Sa baisse évoque un état d’épuisement et de douleurs chroniques.

 

 

Les tests du pôle POUMON … Tuberculinisme = hypo structure

Poumon + Colon + Peau et muqueuses = les limites physiques du corps. C’est un pôle qui va exprimer les troubles des systèmes de défense (GALT et SRE).

 

ZINCUM (réactif = sulfate de Zinc … l’ancien test de « Kunkel Zinc »)

Les métallo protéinases matricielles (MMPs) sont une famille d’enzymes protéolytiques extra-cellulaires (on en connaît 14 types) sécrétés par les fibroblastes et comprenant des atomes de Zinc fixés sur un ion Soufre (cystéine). Elles ont l’aptitude de dégrader la matrice conjonctive à des pH physiologiques : leur présence signe une phase de dépolymérisation. Elles sont régulées par des inhibiteurs tissulaires (TIMPs). Leur responsabilité est impliquée dans :

  • les viroses aiguës ou chroniques, les parasitoses (IgA surtout)
  • les poussées inflammatoires des arthropathies (destruction articulaire des PR, SPA …),
  • le caractère invasif des tumeurs cancéreuses et la néoangiogénèse péri-tumorale.

Son augmentation évoque aussi :

  •           des spasmes sur fond d’épuisement (drogues ?), proche des magnésium (cf. axe Zn+S)
  •           des problèmes hormonaux : kystes de l’ovaire, mastose, pré diabète …

Sa baisse évoque un état d’épuisement sexuel, de dysménorrhée …

 

ARSENICUM (réactif = Anilinum, proche des sulfamides)

L’arsenic présente les symptômes du phosphore, mais aggravés :

  •           états spasmodiques (sujet incapable de se détendre)
  •           des allergies : prurit, asthme, eczéma … jusqu’à l’anaphylaxie !

 

CADMIUM (réactif = Cadmium sulfuricum)

Le groupe du GERMANIUM. Les Venins sont des substances albuminoïdes complexes (riches en zinc), très toxiques, destinées à provoquer un empoisonnement souvent mortel, par inhibition du système nerveux et décomposition hémolytique du sang.

Son augmentation évoque :

  •           l’inflammation vasculaire et l’hyperesthésie des venins
  •           le terrain cancéreux (cf. Cadmium sulf.) surtout digestif

 

 

Les tests du pôle REIN … Luèse = hyper fonction -> lésions de la structure

Le rein, la vessie et les surrénales, mais aussi le tractus génital (utérus/prostate) + la minéralisation (os et cartilage) C’est un pôle qui va exprimer les troubles du tissu conjonctif (structure) et la gestion de l’eau.

 

AURUM (réactif = acide picrique)

Les sels d’or provoquent des dégénérescences scléreuses et des paralysies. Par leur radical acide, une certaine tendance ulcéreuse (caries osseuses), mais moins nette que les sels d’argent.

Son augmentation évoque :

  •           la sclérose vasculaire et l’engorgement de la microcirculation (Aurum, platina)
  •           les kystes du sein (Conium), les inflammations génitales (Picricum acidum)
  •           l’atteinte rénale (glomérulonéphrite …)
  •           les métaux lourds en bouche (ou polymétalisme)

Sa baisse évoque un état dépressif (avec risque suicidaire).

 

ARGENTUM (réactif = nitrate d’argent)

Comme tous les métaux lourds, une nette tendance à la sclérose et aux paralysies. Les sels d’argent ont en plus un radical acide qui provoque une tendance à l’ulcération (ex. : syphilis).

Son augmentation évoque :

  •        l’irritation chronique des muqueuses ORL (enroué), gastriques (ulcus), coliques, rectales et urétrales (blennorragie)
  •              un désir de sucre, avec risque diabétique,
  •     un trouble phobique de la gestion du temps et de l’espace (claustrophobe, précipitation …)

 

AMMONIUM (réactif = Ammonium bromatum, marqueur de Lycopodium)

Les sels d’ammonium (NH3-R) sont la clef de la synthèse des protéines et en particulier des anti-corps (réponse immune à médiation humorale). Ce sont des agents mouillants qui corrigent la sécheresse des tissus.

 

Son augmentation évoque :

  •           un diabète sucré (le test est élevé) vers la micro angiopathie diabétique
  •           la crise acétonémique et le nez bouché de Lycopodium
  •           la goutte articulaire (Lithium carb.) ou une lithiase rénale (Berberis)
  • une cicatrice sérologique (parasitaire, microbienne, virale …)
  • une sénescence précoce (Sycose sèche) avec arthrose inflammatoire (PR, LED ?)

Sa baisse évoque un aspect chronique des pathologies sus-citées.

 

CHARBONS comburés (réactif = Carbolicum acidum)

Les charbons (Ch2) brûlés sont caractérisés par un encombrement par le CO2, d’où flatulence et asphyxie. C’est un état d’hypo fonction sur une atteinte de la structure : remèdes agoniques !

Son augmentation évoque de la simple « tension nerveuse » (alcoolisme ?) jusqu’aux grandes pulsions (agressives, délirantes, parano, PMD …)

Sa baisse évoque une dépression réactionnelle (chagrin, deuil …), surtout si // à hypo Bêta.

 

Les différentes significations de chaque test, mais aussi leur baisse ou élévation conjointe vous sont fournies pour chaque patient par le système expert.

 

 

A propos de l'auteur
Jean Yves Henry
Médecin généraliste, homéopathe et acupuncteur. Auteur d'une dizaine d'ouvrages, il coordonne l'enseignement de confrères de toutes spécialités pour promouvoir l'aspect intégré de ce télé-enseignement médical et para-médical.