Approches différentes

La contribution des « approches différentes »

A/ Quel est « le sens » du cancer ? … c’est le « non-sens » !

« Naturellement, j’ai aussi le cancer, ce qui va de soi si l’on en juge d’après ce que je viens de dire » (F. Zorn)

Que veut dire avoir un cancer ? Chaque épreuve (événement plus ou moins grave de notre vie) représente un choc affectif (événement traumatique) + un choc organique (car l’organe mémorise la surcharge d’informations). Répression (refoulement / non reconnaissance) des désirs (pulsions) par une trop forte pression des interdits (du Surmoi post-oedipien : « Non, je ne craquerai pas !« ) = dysfonction immunitaire importante … On ne peut que constater que le profil psychologique (dépressif) de ces malades va de pair avec une immuno-dépression : les endorphines et les interleukines sont cousines ! Ce qui nous a fait dire dans notre prédédant ouvrage que « dramatisation et culpabilisation sont les deux mamelles du cancer ».

La capacité à vivre « l’épreuve de réalité » (reconnaître que l’on sait) passe par un travail de deuil (reconnaissance de la perte de ce qui a été, n’est plus et ne sera jamais plus), est le processus indispensable à un nouvel investissement. L’accepter pour l’intégrer à son histoire, afin de réinvestir un futur possible (survivre = réorganisation à un niveau différent) … Si l’adaptation est impossible (ex.: dénégation), on observera la persistance et l’aggravation des symptômes jusqu’à la rupture :

Cancer = « Sécheresse » (psychorigidité) + « Feu » (souffrance tissulaire) + « Vent » (élément déstabilisant)

Si, accroché à un ancien mode de fonctionnement, l’histoire de votre patient n’a plus de sens, il y aura délire, c’est à dire des cellules (cancéreuses) dans tous les sens ! Ceci est particulièrement vrai pour certaines femmes par perte du sentiment d’utilité (ex.: perte d’un enfant = cancer du sein) et certains hommes par perte du pouvoir (ex.: fantasme de puissance = cancer de la prostate). Tout travail psychologique avec ces malades visera d’abord à donner du sens à ce qui n’en a pas eu jusqu’à ce jour, ce dont témoigne la pathologie.

On ne peut plus nier la réalité de ce qui veut s’exprimer : la maladie vous met face à ce que vous voulez fuir, dompter, méconnaître … W. Reich (1897-1957), élève de S. Freud, considérait d’ailleurs que « Le cancer est une stagnation du flux de l’énergie vitale, liée à un échec de l’existence, provoqué par la répression ou le refoulement des passions« .

Bibliographie : « Le livre de Pierre – Psychisme et cancer  » L.L. Lambrichs (Seuil)

B/ un nouvel éclairage immunologique ….

Une révolution se fait jour dans la compréhension du mécanisme de « tolérance immunitaire » dont bénéficie le cancer auprès de son hôte. Le Pr Polly Matzinger (université de San Diego – USA) a démontré que cette tolérance repose sur le fait qu’il n’y a pas d’activation des cellules dendritiques (« chiens de garde » du SRE) car ces tissus sont en croissance rapide et ne meurent pas, donc pas d’explosion cellulaire, pas d’ions H+ = pas de réponse immunitaire ! Pour traiter le cancer, il faut donc activer les cellules dendritiques par d’autres moyens :

  • abcès de fixation (ex.: BCG thérapie, vaccin Friedmann)
  • protéines de choc thermique, l’IL2 …
  • alcaloïdes de Beljanski, viscotoxines du Gui (VAF-Iskador), métaux de Vernes …

Au stade précancéreux : désarmer la « bombe » … comprendre et rééquilibrer

« Quand vous avez supprimé vos eczémas par des pommades, vos maux de tête et vos douleurs par des cachets, vos pertes par des irrigations diverses, vos ulcérations par des cautérisations, des injections ou des rayons X, vos soucis et chagrins par des tranquillisants ou euphorisants, vous aboutissez à un état « révolutionnaire », qui quand il n’est plus réversible se manifeste alors sous forme d’un cancer ou d’affections incurables du système nerveux ou circulatoire » (P. Chavanon).

L’homéopathie considère le cancer comme l’aboutissement d’une dysrythmie polydiathésique (stade 6 de « dédifférenciation » de la classification de H.H. Reckeweg), dont la tumeur n’est que l’expression proliférative. Le patient s’est trouvé poussé vers ce stade 6 (de gravité extrême) par un ensemble de « suppressions » : allergies diverses (désensibilisées ?) ou états inflammatoires et infectieux chroniques (traités par des antibiotiques et corticoïdes), qui conduisent à un dérèglement considérable des équilibres immunitaires. Les symptômes manquants sont alors remplacés par la fatigue, la mauvaise odeur des éliminations (cf. Hydrastis, Psorinum, Thuya occ…) et une anxiété obsessionnelle (soucis et craintes pour sa santé), véritable « tumeur mentale ». Celle-ci s’accompagne souvent de rancœurs (ressentiments, frustrations) et de perte d’espoir (démotivation).

Pré-cancer = facteurs constitutionnels x facteurs généraux x facteurs locaux

 

1 – facteurs constitutionnels = commencez par un Nosode de diathèse (cf. problématique du patient) :

  • Medorrhinum : tumeurs hypertrophiques dures, d’évolution lente, psyché de refoulement et de culpabilité,
  • Luesinum : tumeurs invasives et ulcérées, psyché paranoïde et insomniaque.
  • Tuberculinum : lésions précancéreuses hémorragiques et/ou surrinfectées

– Il sera aussi possible à ce stade d’utiliser certains stock-nosodes comme :

Carcinosinum (cf. pathogénésie de Foubister en 1954), décompensation grave des fonctions d’équilibre du pôle Rate-pancréas

ou Colibacillinum …  dépression + troubles de la « voie des eaux ».

NB. Certaines affections héréditaires rares prédisposent au cancer : la polypose rectocolique, la maladie de Recklinghausen (cf. le film « Elephan-man »), le syndrome de Li et Fraumeni …

  l’approche métabolique

 

2 – facteurs généraux = le BNS prend en compte l’environnement psychologique et des contraintes induites sur le plan endocrinien et somatique. Régulation de l’activité biologique par les sels et les plantes. A ce stade, on peut considérer qu’un malade suffisamment drainé (auto et exo-intoxications, dont Kalium muriaticum sera un des remèdes principaux), débloqué (neuralthérapie des cicatrices et soins des foyers dentaires ++) et dynamisé (verbalisation des chocs affectifs) doit pouvoir éviter cette somatisation tissulaire brutale.

Les tumeurs n’ont pas de marqueurs spécifiques sur les BNS, d’autant plus qu’il faut faire la part entre les différentes images des contraintes biologiques qui se superposent :

  • l’aspect fonctionnel préexistant du terrain du malade,
  • l’élément inflammatoire vasculaire péri-tumoral (néo-vascularisation),
  • les différents éléments thérapeutiques (iatrogènes ?).

Surveillez néanmoins les paramètres suivants :

– Cuprum (l »Acétate de Cuivre acide » du pr. A. Vernes) : celui-ci est bas dans les états précancéreux, puis s’élève (// Alpha 1) soudain aux premiers rangs des tests, quand la tumeur s’organise !

– C’est aussi Zincum (les métalloprotéinases), Iodum (-> Phytolacca), Aurum (-> Conium/Asterias ?) ou Venins (cf. Cadmium sulf.) qui s’élèvent le plus fréquemment dans les cancers invasifs.

NB. les tumeurs des organes fermés (ex.: prostate, cerveau …) s’expriment peu sur les BNS, tant qu’ils n’ont pas franchi les limites anatomiques de leurs enveloppes (capsule, méninges …). Autre cause d’erreur : lorsque l’évolution se fait vers une issue fatale, les BNS ont tendance à se normaliser un temps, car les réactions inflammatoires de l’organisme s’atténuent en même temps que les défenses s’effondrent.

Les prescriptions proposées par l’ordinateur, en fonction du BNS sont également intéressantes, on y retrouve :

Les polyposes (cf. pathogénésies) :

  • Teucrium marum (na) … le nez et les sinus
  • Teucrium scorodonia (si) … le col utérin

Les carcinomes in-situ : Viscum album (pb) … cf. VAF / Iskador anthroposophique

Certaines plantes proposée par le programme doivent nous faire suspecter un cancer, car elles contiennent des antimitotiques, ainsi :

  • Chelidonium majus (ph) … classiquement utilisé sur les verrues
  • Vinca rosea (na) … (cf. le VR de Beljanki / la Vinorelbine)
  • Taxus baccata (hg) … le sein et l’ovaire (cf. le Taxol)

D’autres plantes réduisent les inflammations chroniques, qui « font le lit du cancer », exemples :

  • Agrimonia eupatoria (mg) … le sein
  • Allium sativum (as) … la vessie
  • Calendula off. (hg) … les myélomes, les tumeurs cérébrales
  • Daucus carota (al) … le sein et la peau
  • Glycyrrhiza glabra (s) … le tube digestif
  • Ornithogalum umbel. (ag) … l’estomac et le duodénum
  • Sedum acre (as) … irritation ou fissure ano-rectale

Enfin, deux plantes vasculaires nous paraissent précieuses, car sans effet anti-cancéreux connu, elles bloquent durablement la capacité métastatique en 1 DH 30 gouttes/jour (effet anti-néovascularisation ?) :

  • Arbutus unedo (al) … draineur général du terrain K, selon Rouy
  • Thea chinensis (s) … anti-oxydante

NB. Si vous souhaitez réaliser un BNS12 ou 24, cliquez sur ce lien : www.mybiobox.com

Ces observations qui ne nous étonnent pas, car dès 1977, le National Cancer Institute (USA) a démontré qu’environ 3000 plantes avaient des effets anticancéreux reproductibles.

 

3 – facteurs locaux = utilisez les remèdes spécifiques des états sycotiques pré-tumoraux (en fonction des symptômes personnels bien sûr) :

  • Polypose ano-rectale : Thuya occ., Nitricum acid., Sabina (na) …
  • Rectocolite hémorragique : Phosphorus, Nitricum acid., Scrofularia nod. (si) …
  • Maladie de Reclus (sein) : Phytolacca, Thuya occ., Calcarea fluor….
  • Cervicite chronique (utérus) : Nitricum acid., Hydrocotyl, Kreosotum, Psoralea bitum.(hg) …
  • Laryngite chronique du fumeur : Stannum iodatum, Rumex crispus (am), Mentha piperita
  • Œsophagite / Ulcus gastrique : Condurango (au), Ornithogalum, Phosphorus, Iris vers. (ph), Kalium bichromicum

La séquence à prendre en compte :

 

A propos de l'auteur
Jean Yves Henry
Médecin généraliste, homéopathe et acupuncteur. Auteur d'une dizaine d'ouvrages, il coordonne l'enseignement de confrères de toutes spécialités pour promouvoir l'aspect intégré de ce télé-enseignement médical et para-médical.