Aspect prédictif des BNS (ex PRS)

L’aspect prédictif de la structure du BNS 12 et 24

 

« Toute nouvelle doctrine traverse trois étapes : on l’attaque d’abord, en la déclarant absurde, puis on admet qu’elle est vraie, évidente, mais insignifiante, enfin, on reconnaît sa véritable importance et ses adversaires revendiquent l’honneur de sa découverte ! » (William JAMES)

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Profil hyperfloculant global … deux cas de figure :

1/ le BNS hyper lipidique, assez fréquent, du à la présence d’acides gras libres en grand nombre dans le sérum (parfois même en dehors d’une hyper cholestérolémie). Caractérise systématiquement les « syndromes métaboliques » (surpoids + prédiabète + hyperlipidémie + HTA ou goutte). On observe alors une « Coiffe des Euglobulines » (stress oxydatif) + une augmentation nette de tous les tests lipidiques : Mn + S + K + Na (ou Io) Sn + Ph + Si + Ch1.

L’évolution athérogène est majeure quand le paramètre Gamma est augmenté (anticorps anti-cholestérol oxydé) et que le paramètre Bêta précipitines est bas : le complément est consommé (inflammation et destruction des endothélium vasculaires). A traiter en aigu par les CHU « Aurum comp. » (poussée d’HTA) ou « Helleborus comp. » (si ictus), en chronique par « Sulfur comp. » (hyperlipémie), des anti-oxydants + oméga 3 et une indispensable normalisation du poids.

2/ Le BNS hyper immun, plus rare, il signe un engorgement lymphoïde considérable. On l’observe dans les viroses massives (ex.: le SIDA, hépatites B ou C évoluées), les gammapathies graves (maladies de Kahler, Waldenstroem) … L’augmentation concerne alors surtout les paramètres : Gamma précipitines + Am + Hg + Acides, avec Zn et Ag s’il s’agit d’une virose, Cu et Fe s’il s’agit d’une hémopathie.

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Profil hypofloculant global … cas « chronique et neurologique », qui évoque une diathèse tuberculinique (dont l’expression est l’hypostructure) et/ou une carence nutritionnelle : Ce catabolisme dominant peut résulter de deux mécanismes physiologiques différents :

  1. –> Exogène, lié à une alimentation carencée (facteurs digestifs = dents, VB …, sociaux = pauvreté ou psychologiques = anorexie, végétalisme)
  2. –> Endogène, dans les maladies inflammatoires chroniques (ex.: infections récurrentes) et les cancers invasifs (avec certains marqueurs spécifiques en hyperfloculation).
  3. –> Mixte, la carence d’apport facilitera l’infection, qui à son tour va aggraver la dénutrition (problématique des patients « tuberculiniques »).

Si le Cuivre, le Fer, le Magnésium et le Zinc sont nettement bas, il faudra supplémenter spécifiquement, avec un complexe vitaminique qui en facilite l’absorption.

On observera un faux « bilan hypo » dans les situations post chimio et radiothérapie (qui ont affecté les cellules souches de la plupart des organes – cet aspect peut perdurer plus de 6 mois) et en cours de traitement hypolipémiant (fibrates ou statines – aspect qui dure environ 6 semaines après l’arrêt du médicament) !

Cet aspect peut s’observe également chez les patients sous traitement hypolipémiant (Fibrate ou Statine) … dont l’intêret est discutable (voir sur ce site le dossier « Cholestérol » dans Hopital virtuel/Cardiologie)

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Le protidogramme … celui-ci se compose bien sûr de cinq groupes, rattachés aux cinq pôles organiques, comme nous l’avons décrit dans le livre « La médecine demain ?« . Sur le plan de la dynamique immunitaire, il faut distinguer trois « blocs » :

Les Albumines … quantitativement le bloc le plus important (+ de 50%), elles constituent la « réserve d’acides aminés » du plasma (pôle Rein = structure du conjonctif).

* élevées, les Albumines signent une dysneurotonie souvent évidente (elles gèrent la pression osmotique, transportent certaines vitamines, oligo-éléments et l’hormone thyroïdienne), les remèdes de correction sont surtout les sels de Sodium (ex.: CHU « Natrum comp. »),

* basses, les Albumines ont été consommées : le patient est entré dans une phase de lésions tissulaires (4, 6 ou 6), les remèdes de correction sont les sels de Potassium (ex.: « Kalium comp. »).

Les précipitines Alpha 1 + Alpha 2 … sont des molécules d’origine hépatique, pro-inflammatoires (contiennent Orosomucoïde, Haptoglobine …), elles marquent l’état des éléments sang + énergie qui vont gérer la « stagnation-chaleur ».

* élevées ensemble, le phénomène est inflammatoire aiguë, cliniquement évident la plupart du temps.

* dissocié, une hyper Alpha 1 évoque une inflammation tendino-musculaire, une hyper Alpha 2 un phénomène ORL sub-aigu. L’association d’une hypo Alpha 1 et d’un test Fer bas évoque un « vide de sang du Foie », qui cèdera à un traitement par la Spiruline.

* basses ensemble, l’asthénie est majeure, l’émotionnel mal contrôlé. Si le phénomène s’accompagne d’une hyalinose, il faut stimuler le foie (ex.: CHU « Sulfur comp. »), car se sont ces protéines qui régulent par feed-back les phénomènes auto-immuns.

Les précipitines Bêta + Gamma … l’association du système complémentaire et des anticorps va de pair avec les phénomènes d’amplification immunitaire :

* si le paramètre Bêta précipitines est élevé, cela souligne le niveau inflammatoire (engorgement hépatique et augmentation du complément), s’il est bas, c’est plus grave : le complément est consommé, on est au stade des lésions tissulaires évolutives : attention !

* si Bêta et Gamma sont basses, l’adaptation immunitaire est insuffisante, on est en présence de phénomènes allergiques récidivants (voir aussi la paramètre « Iode »),

* si Bêta et gamma sont élevés, c’est une « hyalinose », mécanisme de vieillissement tissulaire conduisant à l’hypoxie. En homéopathie, on évoque la « Sycose » qui peut être :

  • – sèche, marquée par les tests : Ac, Al + Am + anti coiffe …
  • – humide, marquée par les tests : Na, Ca, Pb, Ba, Fer …

 

Les Euglobulines divergent (hautes, basse ou dissociées) = stress oxydatif :

La source des radicaux libres peut être :

  • Exogènes : toxiques alimentaires (alcool, tabac, huiles peroxydées, médicaments, fluor des dentifrices …) ou physiques (UV, radioactivité),
  • Endogènes : liés à l’activité immunitaire et conjonctive (macrophages, fibroblastes).

Ces radicaux libres vont se retrouver au sein des phénomènes :

  1. aigus : brûlures, inflammations, allergies, arthrite …
  2. chroniques : cataracte, diabète, artérite, emphysème, arthrose …

Les Euglobulines orientent de plus vers le type de contraintes subies (principe des « méridiens sentinelles » de la MTC) :

  • Eu globulines Alpha basses … post traumatique / exposition au froid
  • Eu globulines Alpha hautes … coups de sang / exposition aux rayonnements (feu)
  • Eu globulines Gamma basses … sécheresse (les tissus « font mal »)
  • Eu globulines Gamma hautes … humidité / œdèmes
  • Euglobulines Bêta basses … chaleur par stagnation / infections
  • Euglobulines Bêta hautes … « Vent », c’est-à-dire soucis constants, angoisses

Les « tests du cancer » … le problème reste entier, car si les BNS objectivent assez bien les phénomènes qui accompagnent la croissance tumorale (inflammation chronique et néo-vascularisation), rien de spécifique ne peut être retenu, ce qui risque de conduire à de nombreux faux négatifs (ex.: tumeurs évoluées de vieilles personnes, ou cancers des structures cérébrales avec des BNS normaux), comme à des faux positifs (ex.: inflammation chronique des voies biliaires ou du pancréas avec des tests évoquant un cancer !) …

Paramètres les plus souvent rencontrés perturbés :

  • protidogramme : hyper Alpha 1 / Eu Alpha / hypo Bêta précipitines (si évolué)
  • tests de remèdes : hyper Cuivre (le vieil « Acétate de cuivre acide » du pr. A. Vernes)
  • + hyper Zinc (ion activateur des métalloprotéinases : tendance métastatique)
  • + hyper Germanium (Cadmium sulf., le réactif, est un marqueur des tumeurs digestives)
  • + hyper Fer (la ferritine s’élève quand le processus inflammatoire augmente).

Cas clinique évoqué ci-dessus : cancer du sein métastatique à l’os (après traitement classique : chirurgie + chimio et radiothérapie). On remarquera l’augmentation conjointe typique des paramètres Alpha 1 et Cuivre, avec l’effondrement du paramètre Magnésium (douleurs chroniques), l’augmentation des trois Euglobulines (stress oxydatif important) et la baisse du paramètre Bêta précipitines (insuffisance hépato-vésiculaire post chimio).

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Toutes ces données sont connues des confrères anciens utilisateurs (une brève révision n’est jamais inutile), mais paraissent compliquées aux praticiens nouveaux dans la méthode. Qu’ils se rassurent, la page du « système expert » des BNS est là pour leur rappeler la signification des différents aspects biologiques observés. Ils apprendront ainsi, sans effort, au fur et à mesure des cas explorés. C’est la confrontation permanente de la clinique avec la biologie qui nous permet de perfectionner, chaque fois, les options non encore couvertes par le système expert.

Certains bilans vous paraîtront anormalement :

–> Peu perturbés, alors que le trouble est patent (ex.: cas d’une hydrocéphalie ou d’un goitre). Cela est dû, la plupart du temps, au fait que le trouble a progressé lentement et que la déformation de l’espace immunitaire (ou métabolique) s’est progressivement compensée (peu de tensions actuelles).

–> Très perturbés, alors que le patient ne se plaint de rien de sérieux (ex.: cas d’un trouble métabolique important, révélé par un psoriasis peu étendu). C’est en revenant aux antécédents personnels et familiaux du patient et à son remède homéopathique de base, que l’on éclaire souvent le mieux la situation actuelle.

Il est donc légitime de demander un BNS devant les symptômes suivants :

  • troubles digestifs : aphtose, gastrite, colite constipation ou diarrhée chronique …
  • infections récidivantes : ORL, bronchites, digestives, génito-urinaires …
  • manifestations cutanées : acné, folliculite, psoriasis, peau sèche …
  • douleurs ostéo-articulaires : tendinites et périarthrites, rachialgies, arthrites …
  • syndrome métabolique : surpoids, diabète gras, hyperlipémie, HTA, goutte …
  • asthénie (sans cause évidente) : syndrome de fatigue chronique, fibromyalgie …
  • troubles psychologiques : tr. de l’humeur (irritabilité, angoisses), insomnie …

Si dans certains cas (symptômes digestifs ou vasculaires, trouble endocrinien …), le traitement proposé par le BNS fournira un résultat positif chez plus de ¾ des patients, dans d’autres dysfonctions, ce sera une réponse en « tout ou rien » : certains patients seront guéris, d’autres ne sembleront pas avoir de résultats patents (cas de certains psoriasis ou eczéma).

 

A propos de l'auteur
Jean Yves Henry
Médecin généraliste, homéopathe et acupuncteur. Auteur d'une dizaine d'ouvrages, il coordonne l'enseignement de confrères de toutes spécialités pour promouvoir l'aspect intégré de ce télé-enseignement médical et para-médical.