Bacopa monnieri

BACOPA MONNIERI

Dans les catalogues de vente de produits de phytothérapie, que ce soit sur la toile ou sur catalogue, on ne tarit pas d’éloge pour Bacopa monnieri (L) Pennel ou Monnieria herpestis (Linn.) HB & K. C’est une plante particulièrement vénérée des Indous, qu’ils appellent Brahmi, en référence à Brahma, le créateur mythique du panthéon Hindou.

Bacopa

Bacopa monnieri, en Français « hysope d’eau » ou encore « brahmi » appartient à la famille des Scrofulariacées Pour éviter toute confusion, notons que Centella asiatica, l’hydrocotile, est parfois appelée « Brahmi » en Inde ! Elle se développe dans les terrains marécageux en formant un véritable tapis végétal sur la vase. Elle peut être cultivée dans des lieux humides comme les étangs ou les tourbières. C’est une plante grasse, rampante et vivace, à feuilles charnues oblancéolées et opposées sur la tige. Les fleurs sont petites, de couleur blanche à bleu pâle, avec quatre ou cinq pétales. C’est une plante d’aquarium très connue. La multiplication se fait souvent par bouturage.

PRINCIPES ACTIFS :

contient des alcaloïdes : brahmine, herpestine, bacosides A et B (effets cognitifs). Il contient également des saponines dont l’hersaponine qui possède des propriétés cardiotoniques, sédatives et des propriétés antispasmodiques. On trouve aussi du D-mannitol, de l’acide bétulique, du ß-sitostérol, et des esters. Il contient aussi de l’acide aspartique, de l’acide glutamique et de la sérine.

INDICATIONS traditionnelles :

Très utilisé dans la médecine ayurvédique, il améliore les facultés intellectuelles, traite la neurasthénie, la dépression, l’anxiété, les troubles neurologiques, les convulsions, et il atténue les crises d’épilepsie. Il est indiqué pour la bronchite, la toux chronique, l’asthme, l’enrouement, l’arthrite, le rhumatisme, les maux de dos, certaines maladies inflammatoires, autant de maux favorisés par l’humidité. Il purifie le sang, traite la constipation, la perte de cheveux, les fièvres, la dépression, y compris la dépression postnatale, il améliore la circulation, renforce les capillaires, et dans la sphère gynécologique et sexuelle traite l’éjaculation précoce, la frigidité, et les menstruations irrégulières.

Cette plante, introduite récemment en Europe, ne fait pas partie de la pharmacopée chinoise et n’a fait l’objet d’aucune étude en homéopathie. Ses propriétés et son développement en milieu aquatique permettent d’affirmer que c’est une plante du pôle « reins-vessie » avec une action complémentaire sur l’appareil respiratoire.

A propos de l'auteur
Jean Yves Henry
Médecin généraliste, homéopathe et acupuncteur. Auteur d'une dizaine d'ouvrages, il coordonne l'enseignement de confrères de toutes spécialités pour promouvoir l'aspect intégré de ce télé-enseignement médical et para-médical.