Bambousa arundinacea

LE BAMBOU

Le bambou tabashir, Bambousa arundinacea (Retz.) en latin, originaire de l’Inde est une poacée de la même famille que le blé, le maïs l’orge etc… Poussant essentiellement en Chine, mais aussi en Inde, il a besoin d’une humidité tiède. Sa grande caractéristique est sa vitesse de croissance qui peut atteindre 50 cm par jour. Sa tige creuse extrêmement solide est parsemée de nœuds qui lui donnent à la fois souplesse et rigidité. Ces nœuds sont caractéristiques des poacées. Sa croissance terminée, il comporte 32 nœuds (comme la prêle), signant ainsi, pour certains, son action sur la colonne vertébrale.

Bambou

Autre caractéristique : il fleurit juste avant de mourir, et se reproduit essentiellement par stolons. De nombreux bambous peuvent mettre 8 à 20 ans pour fleurir, voire plus, comme l’agave et certains yuccas, et mourir ensuite : on dit que la plante est monocarpique.

COMPOSITION : On utilise l’exsudat résineux du bambou tabashir femelle qui se loge près des nœuds. Sa concentration en silice peut atteindre 80 % ! L’analyse montre une composition riche en minéraux comme le fer, le calcium, mais aussi de la choline et de la bétaïne.

En médecine chinoise, on utilise les jeunes pousses, les feuilles, la deuxième peau, fine comme du papier, obtenue après avoir retiré la première peau superficielle. Le jus de bambou, quant à lui, est obtenu en coupant des tiges d’environ 50 centimètres que l’on chauffe horizontalement afin de recueillir à chaque extrémité le jus qui en sort.

INDICATIONS : Toutes ces parties de la plante sont utilisées soit contre la diarrhée, les aphtes, l’œdème, certaines cystites, l’aphonie, soit, souvent en association avec d’autres remèdes, contre les troubles causés chez l’enfant par la fièvre, la toux ou les convulsions. Il est important de constater qu’en médecine chinoise le bambou n’est pas utilisé pour une action reminéralisante.

Pour Michel DUBRAY, le bambou s’adressera plutôt à des organismes blessés et la Prêle (qui lui ressemble) aux jeunes organismes en croissance, mais aussi aux corps des adultes souffrant de déminéralisation, surtout la prêle d’hiver (Equisetum hiemale) qui est spécifique pour les personnes âgées.

A propos de l'auteur
Jean Yves Henry

Médecin généraliste, homéopathe et acupuncteur.
Auteur d’une dizaine d’ouvrages, il coordonne l’enseignement de confrères de toutes spécialités pour promouvoir l’aspect intégré de ce télé-enseignement médical et para-médical.