Camphora

 alt   CAMPHORA 

Cinnamomum camphora ou Laurus camphora (Lauraceae), est un arbre répandu au Japon et en Chine, qui synthétise des résines dans les canaux sécréteurs du bois. Décoratif par son feuillage toujours vert, il est souvent planté dans les rues comme arbre d’ornement dans les pays chauds. Certains parasites rongent le bois et libèrent l’essence dont la partie volatile s’évapore, laissant un résidu solide : le camphre (2-camphanone).

On récolte industriellement la résine en faisant bouillir des copeaux de l’arbre avec de l’eau dans le récipient d’un chapiteau. Le camphre brut se condense dans ce chapiteau, il se présente en grains grisâtres, huileux, agglomérés et mêlés d’impuretés (purification secondaire).  

Il existe un « camphre synthétique », obtenu à partir du pinène de l’HE de Térébenthine, mais la forme racémique est différente. De même, il ne faut pas le confondre avec le « Camphre de Bornéo » contenant du bornéol et extrait de Dryobalanops camphora. 

NOM FRANCAIS : le Camphrier (Ang.: Camphor tree / Esp.: Arbol del alcanfor) 

INDICATIONS traditionnelles : stimulant de l’appareil vasculaire et nerveux, avec au début exaltation psychique suivi d’une action sédative et stupéfiante.

  1. Sur les cœurs en insuffisance, il rétablit l’amplitude et le rythme (tonicardiaque d’effet rapide).
  2. Sur la peau, il provoque la rubéfaction, antisepsie et analgésie (huile camphrée). A aussi été utilisé comme insecticide contre les mites. 

NB. L’huile essentielle extraite des feuilles des camphriers acclimatés à Madagascar est le “Ravintsara”, considéré comme un antiviral majeur et comme un excellent immunostimulant et antidépresseur, à ne pas confondre avec l’huile de Ravensara aromatica. 

HOMEOPATHIE diathésique : Remède du groupe de l’Arsenic (Kollitsch p. 334).

  1. Collapsus (prostration brusque et intense, indifférent à tout) avec refroidissement de tout le corps, frissons, pouls petit et faible
  2. Troubles nerveux spasmodiques : crampes, vomissements, entérite cholériforme, palpitations angoissantes …

Une modalité particulière : Aggravé par le froid, l’air froid, mais veut rester découvert, vive soif d’eau froide (MTC : cela signifie qu’il y a une chaleur interne !).  

Ce remède homéopatique a été utilisé avec succès au 19ème siècle dans le choléra (avec Cuprum ou Veratrum album). Le dr. Des Guidi (élève de S. Hahnemann) l’utilisait comme maitre-remède des convulsions et de l’épilepsie.

NB. Il antidoterait tous les remèdes homéopathiques : mieux vaut donc le donner seul !


A propos de l'auteur
Jean Yves Henry
Médecin généraliste, homéopathe et acupuncteur. Auteur d'une dizaine d'ouvrages, il coordonne l'enseignement de confrères de toutes spécialités pour promouvoir l'aspect intégré de ce télé-enseignement médical et para-médical.