Champignons antibiotiques

Champignons antibiotiques

Le nom de Penicillium est donné à un genre de champignons imparfaits (deutéromycètes), filamenteux, de type moisissure, possédant une forme ressemblant à celle d’un pinceau. Ce genre comprend environ 200 espèces.

Ces champignons sont très communs dans l’environnement et peuvent être responsables de nombreuses dégradations. Ils ont pour habitat : le sol, les denrées alimentaires, les matières organiques en décomposition, le compost, les graines, les céréales…


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Diverses espèces sont cultivées au niveau industriel pour la fabrication de fromages (Penicillium roquefortiPenicillium camembertii), pour la production de métabolites : les antibiotiques de type pénicillines (Penicillium notatumPenicillium chrysogenum) qui ont servi à la conception de la plupart des antibiotiques d’usage courant (les ampicillines et céphalosporines en sont dérivées), l’acide gluconique (par Penicillium purpurogenum), la griséofulvine (Penicillium griseofulvum). Certaines espèces peuvent en outre produire de dangereuses mycotoxines. 

Ceux-ci sont en outre responsables d’allergies :

  1. Choc anaphylactique mortel après injection de pénicilline
  2. On rapporte même l’observation d’un enfant de sept ans qui a présenté un angio-œdème après ingestion d’une croûte de fromage ! 

Penicillinum est un remède homéopathique dont la pathogénésie a été établie par M. Germonprez en 1966.  

  1. Asthénie avec frilosité et obnubilation intellectuelle (en MTC : Yang-ming = Estomac – G.I.).
  2. Fièvre trainante. Langue jaune et empreinte marquée des dents.
  3. Angine avec toux sèche et rauque, coryza et sinusite frontale
  4. Furoncles (visage et conduits auditifs), suintements muco-purulents, orgelets, verrues.
  5. Tendance aux ecchymoses (rate ++)
  6. Douleurs rénales et articulaires (avec œdème).

Modalités :

  • Aggravation : par le froid humide et le mouvement (Yang pervers)        
  • Amélioration au repos et par le temps sec et chaud.             


Chloramphenicol

 

C’est un antibiotique provenant d’un Streptomyces, c’est le seul antibiotique contenant un radical NO2. Encore largement utilisé dans les fièvres typhoïdes (salmonelloses) et la méningite à bacilles de Pfeiffer. Pathogénésie établie par O. A. Julian en 1970.

Toxicologie grave : collapsus chez l’enfant, anémie aplasique chez l’adulte.

  1. Délire, confusion mentale, hallucinations, « restlessness » = impatience (en MTC = vide d’énergie –> besoin de Yang / mouvement), puis tristesse, adynamie, dépression.
  2. Céphalées de 3 à 5 h. du matin (= poumon) battantes. 
  3. Anorexie, nausées et vomissements, malgré la faim (= pas d’énergie –> ne peut digérer !) –> diarrhée cholériforme. 
  4. Purpura, épistaxis, fièvre ou hypothermie (= vide de Qi –> chaleur au sang : froid interne et saignements).

 

A propos de l'auteur
Jean Yves Henry
Médecin généraliste, homéopathe et acupuncteur. Auteur d'une dizaine d'ouvrages, il coordonne l'enseignement de confrères de toutes spécialités pour promouvoir l'aspect intégré de ce télé-enseignement médical et para-médical.