Diphtérie + Tétanos + Polio

Ces trois vaccins constituent la base des obligations vaccinales en Europe. On les trouve associés dans le « DTPolio » et le « Revaxis » (vaccin concentré à ½ dose, pour les rappels de l’adulte, mais que l’on peut très bien utiliser pour l’enfant).

Ces trois vaccins sont en outre proposés dans les associations plus sophistiquées :

  • Avec la Coqueluche : Repevax, Tetravac, Infanrixtétra
  • Avec la Coqueluche et l’Hémophilus : Pentavac, Infanrixquinta
  • Avec la typhoïde : TAB-DT (vaccin militaire)

 

diphterie

Graphe ci-dessus : fréquence de la diphtérie dans le temps

Allez voir = http://petition.ipsn.eu/penurie-vaccin-dt-polio/message.php

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Le vaccin anti-diphtérique est essayé pour la première fois en 1925. Il s’agit d’une ana-toxine (comme pour le tétanos). Les réactions fébriles sont constantes dans les 48 heures qui suivent l’inoculation et peuvent s’accompagner d’un infiltra inflammatoire avec adénopathie régionale (2 cas sur 100), parfois on observe à distance prurit ou urticaire.

Des manifestations graves peuvent aussi survenir : convulsions, choc anaphylactique (quelques cas mortels), néphropathies hématuriques (surtout pour l’association DT-TAB).

En Espagne, il y avait chaque année 5 000 morts de diphtérie en 1900, mais seulement 81 en 1964, l’année où la vaccination systématique fut introduite. En France, la vaccination obligatoire contre la diphtérie fut imposée en 1938. L’année suivante, il y eut 15000 cas de diphtérie puis trois fois plus pendant la guerre !

En Allemagne, il y avait 100 000 cas de diphtérie par an pendant la Première Guerre mondiale. Les nazis imposèrent le vaccin obligatoire contre la diphtérie en 1939. En 1940, il y avait à nouveau 100 000 cas, et 250 000 en 1945. Après la guerre, la vaccination obligatoire fut abandonnée et le nombre de malades de la diphtérie baissa régulièrement, jusqu’à 800 annuellement en 1972 (une baisse de 99,2 %).

En Norvège, 555 personnes moururent de diphtérie en 1908, mais seulement 2 en 1939. Le pays fut alors envahi par l’Allemagne, qui imposa le vaccin : le nombre de personnes touchées par la diphtérie monta à 22 787 cas en 1942 et près de 700 morts.

Ces chiffres indiquent que la diphtérie se répand lorsque les conditions de vie se dégradent (guerre), et que les campagnes de vaccination sont malheureusement impuissantes à enrayer le phénomène. En revanche, le retour à la prospérité et à une meilleure hygiène de vie s’accompagne d’un recul de la maladie, jusqu’à une disparition quasi totale.

Ils indiquent également que les gouvernements sont capables d’introduire la vaccination systématique de la population pour une maladie quasi inexistante (cas de l’Espagne en 1964, de l’Allemagne en 1939). Les lecteurs qui voudront en savoir plus se reporteront pour cela à l’excellent dossier « Survey on Vaccinations in Europe » dont sont tirés les chiffres suivants. (6)

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Le tétanos est une toxi-infection induite par un bacille anaérobie fort répandu, ayant pénétré par une plaie (une simple épine de rose peut suffire)… On en observe encore 1000 cas par an en France dont 300 mortels.

Tétanos

Ces cas sont surtout le fait de personnes âgées n’ayant pas eu de rappel vaccinal depuis plus de 25 ans. Les médecins possèdent depuis peu un test rapide (Vacci-test T) qui permet de mesurer en 20 minutes, sans équipement spécial, l’état immunitaire d’un patient vis à vis de la toxine tétanique.

C’est un vaccin adjuvé à l’aluminium … qui a des effets indésirables :

Basés sur les données de déclarations spontanées, les événements suivants ont été rapportés après la mise sur le marché de Vaccin Tétanique Pasteur. Ces événements ont été très rapportés très rarement (< 0.0.1%), cependant l’incidence exacte ne peut être précisément calculée.

    • Affections hématologiques et du système lymphatique : Lymphadénopathie
    • Affections du système immunitaire : Réaction d’hypersensibilité immédiate de type I
    • Troubles du système nerveux : Céphalées, vertige
    • Affections vasculaires : Hypotension (dans un contexte de réaction d’hypersensibilité de type I)
    • Affections de la peau et du tissu sous-cutané : urticaire, prurit généralisé ou érythème
    • Affections musculo-squelettiques et systémiques : Myalgie, arthralgie
    • Troubles généraux et anomalies au site d’administration : douleur, rash, induration, oedème peuvent survenir dans les 48 heures et persister un ou deux jours. La formation d’un nodule sous-cutané peut parfois accompagner ces réactions. De cas d’abcès amicrobiens ont été rapportés exceptionnellement. Fièvre temporaire. Malaise. L’ensemble de ces réactions est observé plus volontiers chez les sujets hyperimmunisés, en particulier par des rappels trop fréquents.

Effets indésirables potentiels (c’est à dire rapportés avec d’autres vaccins contenant un ou plusieurs des constituants antigéniques de Vaccin Tétanique Pasteur) :

  • Syndrome de Guillain Barré et neuropathie du plexus brachial après l’administration d’un vaccin contenant l’anatoxine tétanique
  •  Apnée chez les grands prématurés (nés à 28 semaines de grossesse ou moins).

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Vaccin POLIO

   Les symptômes de la polio

Il est différent selon qu’il s’agit du vaccin inactivé (injectable) ou du vaccin à  virus vivant atténué (buvable) :

Vaccin inactivé : le premier vaccin polio, appelé « Salk » (nom du biologiste qui l’a mis au point) fut fabriqué à partir de cultures de cellules de singes Rhésus. Ce vaccin fut largement utilisé (USA 1955) avant qu’on ne découvre qu’il était contaminé par le virus SV40 du singe, inconnu jusqu’alors, mais potentiellement cancérigène ! Le vaccin injectable actuel ne présente plus ce risque.

Vaccin atténué : la souche Sabin (1957) est encore actuellement utilisée. 1,6 milliard de vaccins oraux sont donnés chaque année ! Le risque de paralysie post-vaccinale est évalué à environ 1 cas sur 700 000 doses administrées. Il est multiplié lorsque des injections intramusculaires sont pratiquées dans les jours qui suivent (étude du NEJM). Ce risque concerne aussi l’entourage du sujet vacciné, surtout lorsque dans celui-ci il y a un sujet immunodéficient, du fait de la contagiosité du virus-vaccin.

Le virus « sauvage » a disparu d’Europe depuis plus de dix ans et devrait, selon l’OMS, être éradiqué au niveau mondial vers les années 2015.

« Infanrix hexa », le document confidentiel accablant : www.initiativecitoyenne.be

 

Le « Syndrome de Stevens-Johnson » est une maladie rare et grave au cours de laquelle la peau et les membranes muqueuses réagissent fortement à un médicament ou à une infection. Cette maladie apparaît le plus souvent après utilisation d’un médicament qui contient de l’Ibuprofen comme le Nurofen, après des traitements à base de soufre, après utilisation d’antibiotiques ou de médicaments antiépileptiques et plus rarement après des vaccinations comme dans le cas de Izzy (réaction au vaccin DTCa).

Le Syndrome de Stevens-Johnson commence souvent par des symptômes pseudo-grippaux, suivis d’une éruption cutanée douloureuse rouge ou violacée qui se propage en formant des cloques et qui finit par détruire la peau. Dans le cas de ma petite fille, c’est un peu comme si elle brûlait de l’intérieur. Elle a dû être intubée et placée dans un coma artificiel pour empêcher que son œsophage ne se ferme comme c’est parfois le cas avec les grand-brûlés.

En savoir plus sur http://www.alterinfo.net/Reactions-de-ma-petite-fille-au-vaccin-diphterie-tetanos-coqueluche_a102245.html#s5hkgi0XX257CoGo.99

A propos de l'auteur
Jean Yves Henry
Médecin généraliste, homéopathe et acupuncteur. Auteur d'une dizaine d'ouvrages, il coordonne l'enseignement de confrères de toutes spécialités pour promouvoir l'aspect intégré de ce télé-enseignement médical et para-médical.