Editorial

« Die milde macht ist gross ! » Goethe (traduction libre : la micro-information est capitale !) 

On appelle Médecine intégrée (ou Médecine intégrative – car en anglais c’est « integrative medicine ») l’association des approches médicales « douces, complémentaires, naturelles, alternatives, holistiques … » qui font appel aux ressources du patient et tendent au rétablissement de l’homéostasie, associées à l’occasion avec les traitements de la « médecine académique » (evidences based medicine) qui ont fait leurs preuves dans les cas aigus ou graves.  

Vous avez compris, en visitant ce site, que notre but est de mettre les « médecines douces » (acupuncture, homéopathie, phytothérapie, neuralthérapie, ostéopathie, psychothérapie …) au rang qu’elles méritent dans la perspective globale de restauration physiologique de la santé … Mieux encore, nous prétendons établir des ponts entre elles, car elles ont en commun leur mécanisme d’action, c’est-à-dire la correction physiologique de l’homéostasie avec des stimulations aussi précises et minimes que possible. 

 

 

 

Un peu d’histoire …

Avant la seconde guerre mondiale, nos ainés voyaient quotidiennement décéder ce qu’ils nommaient encore des « choléras infantiles », des méningites tuberculeuses, des diphtéries … Puis, peu à peu, les choses ont changées : ils ont appris à perfuser les toxicoses et à les voir renaitre en quelques heures, les antibiotiques ont guéri les typhoïdes en huit jours, les pneumonies en 48 heures, les méningites tuberculeuses ont disparues définitivement et les rhumatismes articulaires, avec leurs graves complications cardiaques, sont devenues de plus en plus rares. La mortalité est à présent en régression constante et la durée de vie moyenne continue d’augmenter !

La fin des « problèmes non résolus » semble être pour demain et accapare l’activité d’une légion de chercheurs dans le monde entier. Progressivement, par le biais des grands groupes pharmaceutiques, la thérapeutique a été aiguillée vers la prescription de spécialités « modernes », reléguant la relation humaine et la personnalisation de l’acte médical à bien peu de chose.

Les « références médicales opposables » ont à présent standardisé la réflexion, sous prétexte d’efficacité (les critères de la « médecine des preuves », en anglais : « evidence based medicine »), faisant du même coup exploser la consommation médicale. A ce niveau, ce qui est déconcertant, c’est l’évolution constante des classifications diagnostiques et des thérapeutiques utilisées, la répartition des tâches entre des spécialités médicales toujours plus nombreuses et techniques (on observe qu’il manque bien souvent un lien entre ces différents points de vue et interventions !).

Dans le même temps, à côté des satisfactions évidentes, les médecins ont continué à éprouver dans leur pratique journalière les mêmes difficultés qu’auparavant, face aux plaintes des malades chroniques, qui ne semblent tirer aucun bénéfice des remèdes puissants qui font pourtant merveille dans les cas graves.

Pire, la prise prolongée de ceux-ci et leurs interférences remplissent à présent les hôpitaux de cas « iatrogènes » (10 à 15 % des hospitalisations, selon les sources) ! Les avancées que l’on croyait acquises s’effritent, comme c’est le cas des résistances croissantes aux antibiotiques, de la place prépondérante prise par les affections virales et parasitaires, du développement de la fréquence des allergies …

Actuellement … La thérapeutique académique a toujours visé à compenser ou à neutraliser les causes morbides ou leurs manifestations. Les connaissances physiopathologiques progressant, un certain nombre de dérèglements ont pu être corrigés de façon précise et efficace. Or, les patients ne sont pas pour autant débarrassés de leurs troubles fonctionnels complexes, qu’il est impossible de cataloguer dans un cadre nosologique précis. Il y a les gros et les maigres, les asthéniques et les excités, les insomniaques et les endormis, les dyspeptiques, les arthrosiques, les hypertendus, les migraineux … Dès que l’on sort de la pathologie organique évoluée, il n’existe plus de règle thérapeutique objective et chacun agit selon son inspiration !

 

programme

L’étudiant en médecine, le professionnel paramédical, ainsi que le médecin de ville ou de campagne, cloués à leurs postes par les dures nécessités du quotidien, ne peuvent s’instruire en « médecines douces » que par les livres ou quelques séminaires, ce qui est très difficile. Les notions précises apportées par les ouvrages les plus simples sont trop différentes de tout ce qu’ils ont appris auparavant, trop invraisemblables en regard de l’enseignement universitaire. Ils ne sont pourtant pas mal faits ou inassimilables, mais ils nécessitent pour être compris une prudente initiation, en partant de ce qu’ils connaissent déjà.

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En homéopathie par exemple, la consultation d’une Matière médicale est déconcertante. La plupart des débutants ne vont pas plus loin que la dixième page ! Il s’agit pourtant d’un précis clair des symptômes induits par les différents remèdes chez le sujet sain, donc susceptibles de les guérir chez un malade. Mais comment savoir qu’un même remède puisse être indiqué à la fois dans la diarrhée et la constipation, des céphalées et des douleurs des membres ? Comment comprendre, à ce moment, quelles modalités sont les plus importantes ?

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Il faut d’abord changer de point de vue : considérer le malade comme un sujet unique, avec des symptômes communs à sa maladie et des symptômes qui au contraire lui seront tout à fait personnels. Si le démon de la curiosité vous habite, vous passerez le cap du scepticisme et irez pousser vos recherches : vos consultations vont devenir de passionnants moments d’enquêtes, qui vont transformer vos relations avec vos patients et vos résultats thérapeutiques à long terme.

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Intégrée

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Les praticiens de médecine intégrée ne se donnent pas tant de mal pour être « différents », ils veulent proposer beaucoup mieux à leurs patients, c’est-à-dire mettre en œuvre une approche personnalisée, synthétique, physiologique, donc plus simple, moins chère et plus durable. Pendant des années, au sein de l’université, vous aviez concentré vos efforts sur le diagnostic, sur ce qui va permettre de caractériser au mieux une maladie. A l’hôpital, on en arrive même à ne plus connaitre les malades que par le nom de leur maladie : on va écouter une « insuffisance mitrale », palper une « cirrhose du foie », observer les modifications biologiques d’une « leucémie » …

Pour l’homéopathe, l’acupuncteur, l’ostéopathe … le malade est atteint dans la totalité de sa personne, il va exprimer sa maladie de façon originale et particulière, symptômes qui vont nous orienter vers une correction physiologique adaptée, parfois différente pour plusieurs patients ayant un diagnostic nosologique identique.

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CarriereMedicale  Les carrières médicales ?!

 

Ce site a donc pour but de vous aider à comprendre ces logiques si vous êtes simple curieux, à les apprendre (en soutenant vos efforts et en répondant à vos questions) si vous être praticien, à vous fournir d’utiles indications si vous êtes un patient en attente d’une solution physiologique à vos problèmes de santé. Les confrères les plus prudents commenceront par les méthodes quantitatives : diététique et micro-nutrition, phytothérapie, vitamines et oligo-éléments …, avec comme outil biologique les BNS (bilan nutrition-santé), puis devant les sympathiques résultats obtenus, ils se risqueront sans doute à investir un peu de temps et de réflexion dans l’homéopathie diathésique ou/et la MTC ? Nous n’imposons rien, chacun peut se former à son rythme, dans les disciplines qui l’intéressent.

Merci de votre curiosité et à bientôt sur l’hôpital virtuel, le cyber-campus et le forum. A noter que le trafic internet va croissant sur notre site : de 800 à 1200 consultations par jour ces derniers mois !

 

Si vous souhaitez soutenir l’activité de ce site web www.medecine-integree.com , de l’homéopathie diathésique et des BNS (www.mybiobox.com), parlez-en autour de vous, participez à nos forums (faites-nous part de vos questions, réflexions et espoirs), commandez-vous un mug ou un livre dans la boutique !

Merci d’avance. L’équipe de FFMI

ipsn  FFMI et MyBioBox ont un stand à Paris (octobre 2016)

 

A propos de l'auteur
Jean Yves Henry
Médecin généraliste, homéopathe et acupuncteur. Auteur d'une dizaine d'ouvrages, il coordonne l'enseignement de confrères de toutes spécialités pour promouvoir l'aspect intégré de ce télé-enseignement médical et para-médical.