Formes galéniques et posologie

Formes galéniques et posologie

Les plantes sont des mélanges complexes et en quantité variables de : HE, vitamines, oligo-éléments, sels minéraux, acides aminés, flavones, tanins, hétérosides, alcaloïdes … 

A part la prescription d’huiles essentielles, vue au chapitre correspondant (pharmacopée), on peut absorber une plante de différentes façons …

a – En infusions (bien pour fleurs et feuilles), c’est à dire sans les faire bouillir, ou endécoctions (bien pour écorces et racines) c’est à dire en les portant à ébullition pendant quelques minutes.

b – En teinture-mères homéopathiques (et leurs dilutions), c’est à dire après une succession d’opérations = broyage + macération (21 jours) dans eau et alcool + filtration, qui produit une alcoolature buvable. Intérêt : peu chère et de bonne conservation. Inconvénient : contient peu de sels minéraux.

c – En gélules (poudre micronisée ou extraits secs), par broyage après séchage. Intérêt : bonne conservation et facile à absorber. Inconvénient : contient peu de vitamines et plus du tout d’huiles essentielles.

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d – En soluté intégral (plante fraîche traitée par cryogénie et pressage hyperbare), plus rarement (très concentrée et plus chère).

e – En dilutions et en injections sous-cutanés, spécificités des laboratoires Heel et Weleda 

Le choix du prescripteur devra varier selon la plante choisie (teneur en minéraux ou HE), la concentration désirée (dilution) et sa disponibilité (saison de cueillette).

Les avis divergent beaucoup, selon les auteurs, au niveau de la posologie, certains préconisant des quantités importantes de teinture-mère, d’autres ne prescrivant que de rares doses très diluées. En pratique, l’action thérapeutique d’une plante varie selon la présence dans ses tissus de constituants actifs (parfois toxiques), en plus ou moins grande quantité. On peut observer qu’il existe aux deux extrêmes du spectre végétal :

  • 1 – Des plantes atoxiques, utilisées pour leurs propriétés alimentaires, ex.: l’Avoine, le Blé, la Carotte, la Laitue …
  • 2 – Des plantes toxiques, comme l’Aconit, la Belladone, la Ciguë, la Digitale …

L’homéopathie diathésique propose la stratégie thérapeutique la plus cohérente : « Le traitement idéal consiste en l’association d’un remède (toxique) en haute dilution, qui dispersera les symptômes de plénitude (hyperfonction pathologique) du patient, avec un remède (atoxique) en basse dilution qui corrigera les phénomènes d’insuffisance sous-jacente (hypostructure). Les pathologies chroniques graves (ou « état de vide » en MTC) étant du ressort des Nosodes« .

La règle de prescription des remèdes végétaux apparaît alors évidente :

  • Plantes alimentaires = nourrissent —–> basses dilutions (TM à 6D)
  • Plantes toxiques = bloquent certaines régulations ——> hautes dilutions (12D à 30CH et plus)

 

Avertissement : Certaines plantes peuvent être mortelles ! Il convient donc d’être prudent et TOUJOURS prendre conseil auprès de spécialistes (pharmacien, herboriste, phytothérapeute, etc.)


 

A propos de l'auteur
Jean Yves Henry
Médecin généraliste, homéopathe et acupuncteur. Auteur d'une dizaine d'ouvrages, il coordonne l'enseignement de confrères de toutes spécialités pour promouvoir l'aspect intégré de ce télé-enseignement médical et para-médical.