Hématologie (Sémiologie Chap.7)

Anémie  les symptômes de l’anémie !

Les trois principaux types d’anémie :

1/ Normochrome (quantité de fer disponible) : quantité de globule et de fer descendent en même temps (signifie qu’il y a une hémorragie quelques part) : on perd autant de fer que de globules.

Causes : la plupart du temps, ces anémies sont chez la femme, liées à des règles répétitives, trop abondantes ou trop fréquentes. Chez l’homme, c’est plus des ulcères digestifs, hernie hiatale, gastrite (hémorragies cachées ou massives), hémorroïdes qui saignent, etc …. Cependant, parfois l’origine est cancéreuse, le médecin fera un bilan assez complet avant de conclure à une cause bénigne comme les règles ou une gastrite.

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2/ Hypochrome : on perd plus de fer que de globules (donc troubles de métabolisme du fer)

Cause : carence en fer (végétaliens et végétariens) ou troubles de l’absorption (maladie de Birmer), maladies génétiques (thalassémie ou drépanocytose – maladie des africains).

Traitement : donner de la vitamine B12 et du fer (boudin, viande rouge)

3/ Macrocytaire : grosses globules avec beaucoup de fer mais pas assez de globule.

Cause principale : alcoolisme et maladies génétiques

NB. Fausses anémies : les anémies par dilution. Le taux d’hémoglobine est trop faible, mais en réalité l’hémoglobine est diluée dans un sang qui contient trop d’eau. On voit cela dans des situations très particulières comme la grossesse, l’insuffisance rénale, l’insuffisance cardiaque, les cirrhoses.

 

Le dosage Réticulocytes (GR jeunes entre 1% et 3% des GR sont des réticulocyte) :

Indique la vitesse de régénération des GR dans le sang. Si beaucoup de jeunes = la moelle en produit beaucoup.

  • Anémie plastique/régénérative (la moelle régénère)
  • ou agénérative (pas de fabrication des GR car moelle maladeà transfusion)

Les anémies par défaut de fabrication des globules rouges ou anémies arégénératives :

Ici, c’est la moelle osseuse qui ne fabrique plus ou pas assez de globules. Les causes sont aussi multiples.

  • Ce peut être une moelle vieillissante.
  • Ce peut être un défaut de stimulation hormonale, on voit cela en particulier en cas d’insuffisance rénale (le rein sécrète de l’EPO, on voit cela aussi dans les insuffisances thyroïdiennes.
  • Ce peut être une atteinte toxique (médicament type chimiothérapie, alcool).
  • Ce peut être un cancer qui envahit et détruit cette moelle.

 

Quels sont les trois temps de la coagulation, comment les apprécient-on ?

1er temps : temps plaquettaire : on l’apprécie par le taux de plaquette et le temps de saignement (combien de temps ca saigne normalement entre 2 et 3min ½)

2ème temps : temps sérique : les facteurs de la coagulation qui se mettent en jeu, on l’apprécie par le temps de Quick (taux de prothrombine/ INR) 2 voies donc 2 test (Quick et autre)

3ème temps : temps tardif de fibrinogène = taux de fibrine

 

Symptomatologie ganglionnaire

Lymphe = système de « sang blanc », réseau de vaisseaux lymphatiques qui fonctionne de la périphérie vers le centre, récupère les déchets organique et les graisses usagées.

Remonte à travers des relais ganglionnaires. Le plus gros ganglion c’est la rate. Ce réseau juxtant la veine cave se jette dans la sous-clavière gauche (les déchets sont ensuite oxygénés dans le poumon).

Les ganglions vont s’hypertrophier (grossir) lors d’infections locales. Le ganglion hypertrophié est un barrage, un système d’alarme : toujours vérifier le trajet ganglionnaire pour trouver la cause de l’inflammation. Irritation ou infection d’un organe qui est dans ce territoire (ex. : angine – ganglion de drainage de l’amygdale). un ganglion infecté sort en 48h et met 3 à 6 semaines à régresser.

Recherche d’adénopathies superficielles :

Au niveau du cou :

  • derrière = chaine spinale,
  • rétro-mastoïdienne,
  • rétro amygdalienne
  • le long des chaines vasculaire, carotide et veine cave sup. droite et gauche

En général =

Adénopathie sensible et mobile : infectieux
Adénopathie dure et immobile et indolore : cancer

  • apprécier sa taille (mesurer en cm)
  • volume
  • siège exact
  • douloureux ou pas
  • rougeur – chaleur – douleur

— Ganglion(s) dans le territoire drainé : signe d’infection ou de métastase d’un cancer

Cancer ORL ci-dessous, volumineuse métastase ganglionnaire d’un cancer du larynx

CancerORL

Syphilis, cancer de l’anus : ganglion dans l’aine d’un côté

Cancer du sein, maladie des griffes du chat, mélanome : axillaire

Cancer du col utérin … les cellules cancéreuses peuvent remonter jusqu’aux poumons par la voie lymphatique, autour de la veine cave inférieure.

Cancer digestif ou bronchique : ganglion sus-claviculaire gauche (de Troisier) = cancer de l’estomac

 

— Ganglions sortant de partout = maladie de système, tout le sang est atteint (ex.: HIV+ ou leucémie)

en cas de doute, biopsie du ganglion pour examen histologique.

SIDA/HIV+ : polyadénopathies avec perte de poids, fièvre et sueurs nocturnes, diarrhée, asthénie

Leucémie : Sortie ganglionnaire multiple

 

Splénomégalie : grosse rate, toujours grave. Normalement on ne devrait pas la sentir.

–       hémopathie (maladie du sang) ou Hogking

–       cirrhose (par hypertension portale)

–       Splénomégalie infectieuse (ex.: paludisme)

 

A propos de l'auteur
Jean Yves Henry
Médecin généraliste, homéopathe et acupuncteur. Auteur d'une dizaine d'ouvrages, il coordonne l'enseignement de confrères de toutes spécialités pour promouvoir l'aspect intégré de ce télé-enseignement médical et para-médical.