Homéopathie : hypothèses d’action

Homéopathie : les hypothèses d’action ?

Dans les années 1980, on a assisté à une bataille d’experts autour de la notion de la « mémoire de l’eau ». Ce terme a été mis en avant par notre ami Yves LASNE, des hôpitaux de Lyon, suite à ses travaux sur les signaux objectivés en RMN, spécifiques des remèdes et des solutions étudiées. L’expression a été rapidement reprise par le pr. BENVENISTE (INSERM) dans un certain nombre d’études avec un marqueur biologique plus discuté.

La question peut se reposer de façon différente, si l’on considère son mode d’action dans le corps : le remède homéopathique est une information (dont on ne connait pas encore la nature, je le concède) qui peut agir à différents niveaux sur un axe qui va de l’ADN déployé au niveau du noyau, cf. les travaux du pr. M. BELJANSKI, de l’institut Pasteur, qui exprime des informations codantes (ARN à protéines) qui modifient le fonctionnement cellulaire :

  1. synthèse de transmetteurs aux multiples effets selon les tissus : endorphines, cytokines ou hormones, 
  2. ou, des déplacements des équilibres des colloïdes des différents milieux intérieurs,
  3. ou encore l’activation – in fine – des sites récepteurs des parois tissulaires, comme les tests des BNS le laissent supposer ?

Comme chacun sait, les investissements dans les laboratoires de recherches de pointe du monde entier s’orientent désormais vers les « biotechnologies », c’est-à-dire la capacité d’introduire au sein des cellules des messages ADN ou ARN qui déclenchent la fabrication de protéines spécifiques aux troubles que l’on voudra compenser (du cartilage par exemple dans une articulation arthrosique).

Or, l’effet observé (rapide) des remèdes homéopathiques correctement choisis est tout simplement spectaculaire (d’ailleurs, s’il en était autrement, les praticiens utilisateurs auraient changé d’orientation !) et parfaitement corrélé aux symptômes observés chez les sujets d’essais: ces observations sont progressivement répertoriées depuis 200 ans dans ce qu’il est d’usage d’appeler la « matière médicale homéopathique »

Ces remèdes sont essentiellement de quatre types :

  1.        Remèdes toxiques utilisés en hautes dilutions (correction des hyperfonctions)
  2.        Remèdes alimentaires utilisés en basses dilutions (traitement des insuffisances)
  3.        Composants naturels du corps, utilisés en dilutions variables selon l’effet souhaité
  4.        Nosodes (complexe antigène-anticorps pathologique) dans les troubles chroniques
 
Nos travaux, ces dernières années, ont permis de modéliser l’action des 2000 remèdes de la matière médicale homéopathique, en fonction de leurs polarités organiques, de leur capacité à s’opposer à ces niveaux à différents types de contraintes, ou à corriger les dérèglements des divers volumes internes du corps.

C’est une avancée considérable qui n’intéresse pas grand monde pour le moment, c’est bien dommage … mais je pense que nos amis chercheurs des biotechnologies vont buter sur le problème des mêmes différentes commandes biologiques à activer, dans quel ordre et pourquoi, selon le cas ?

Et si l’homéopathie était aussi un moyen d’agir sur l’expression des gènes ?  Autrement dit, une « biotechnologie » ? Même s’il est actuellement encore impossible de valider scientifiquement cette hypothèse du mécanisme d’action des remèdes homéopathiques, celle-ci rend assez bien compte des faits.

L’homéopathie ayant en outre l’avantage d’être parfaitement inoffensive – même si des erreurs de prescription déclenchent parfois des aggravations symptomatiques désagréables ! Nous avons à disposition une immense palette d’interventions directes sur l’expression des gènes… au meilleur marché et dénuée de tout risque !

Bref, nous aurons encore de sympathiques sujets de discussion dans les années à venir …

 

A propos de l'auteur
Jean Yves Henry
Médecin généraliste, homéopathe et acupuncteur. Auteur d'une dizaine d'ouvrages, il coordonne l'enseignement de confrères de toutes spécialités pour promouvoir l'aspect intégré de ce télé-enseignement médical et para-médical.