Les enfants hyperactifs

alt   Les troubles de la vigilance, l’hyperactivité 

Désorientation temporo-spatiale : perturbation du sens spécial qui nous permet de situer notre identité dans le temps et dans l’espace (qualité de la présence d’être au monde), symptôme de confusion mentale.

• Troubles quantitatifs de la clarté du champ de conscience : les hypovigilances ou au contraire l’excitation psychique, rapidité, désordre stérile, aucune efficacité.

 • Troubles qualitatifs de la vigilance : rétrécissement du champ de la conscience, le sujet va polariser sa conscience sur un sujet exclusif (comme dans les délires passionnels). Cas des :

  1. états crépusculaires : ils comportent une dissociation entre certaines activités qui semblent automatiques et tout le reste de la personnalité.
  2. états oniriques : construction de rêves à l’intérieur d’un état de conscience, il n’est pas vécu comme un spectacle, mais rêve éveillé activement vécu (delirium tremens).

 

Les agités impatients (25 remèdes au répertoire de Kent). « Mon enfant est infernal, à l’école il n’écoute pas, ne tient pas en place et n’arrive pas à jouer avec ses camarades. A la maison, ce n’est pas mieux : nous n’en pouvons plus ! ».

L’évocation d’un tel tableau par les parents renvoie à ce que le DSM4 appelle THADA, c’est à dire « Trouble d’hyperactivité avec déficit de l’attention « , dont il n’existe pas de traitement curatif. La prise en charge associe des médicaments (la Ritaline©, qui est utilisée par 1,7% des enfants suisses !) et des interventions comportementales :

 

  • Agaricus (pb) … instable, agité, « touche à tout », faible. S’aggrave en classe, s’améliore avec le sommeil.
  • Anantherum (hg) … frustré d’affection, il fait le pitre toute la journée : c’est le « clown triste »!
  • Argentum nitricum … instabilité du comportement (veut tout faire à la fois !)
  • Causticum … appréhensions vagues sur fond de dépression latente, ne peut tenir tranquille
  • Iodum (io) … appréhensions diverses, calmées par l’agitation motrice (dysthyroïdie ?)
  • Kalium bromatum … faible, lent, ne termine rien, s’embrouille, mains sans cesse en mouvement.
  • Lachesis (ge) … agitée par émotion réprimée, elle parle avec précipitation
  • Lilium tigrinum (mg) … fait tout à la hâte, se sent des devoirs impérieux à remplir… sorte de Sepia qui érotise et culpabilise ses phantasmes de domination, tout en demandant qu’on s’intéresse à elle.
  • Phosphorus … rêveurs vite fatigué, aux phantasmes violents -> possibilité de raptus !
  • Sulfur … débrouillards qui comprennent vite mais sont lassés par un effort soutenu
  • Tarentula hisp. (ge) … désir de courir, de danser, de sauter, mouvements constants pieds et mains
  • Zincum … lenteur psychique, n’aime pas les contraintes scolaires, agitation des pieds + +

Et un Nosode : Medorrhinum … patient qui cherche à faire les choses le plus rapidement possibles : toujours agité et affairé, c’est la panique inconsciente de l’hypo-adaptabilité (vieillisant ?) : il tergiverse, puis se précipite.

Certains auteurs sud-américains ont ajoutés à cette liste d’autre remèdes plus rarement rencontrés : Anacardium (am), Chamomilla (na), Coffea (s), Nux vomica (s), Hyosciamus (ca), Stramonium (ca), Veratrum album (as).

 

Un tel tableau n’est pas rare, affectant environ un enfant sur 50. Ce trouble leur occasionne des difficultés autant à l’école qu’à la maison (l’enfant parle trop, perd ses objets, n’écoute pas …). Pendant des années, ce trouble a fait l’objet de discussions. On a pu l’attribuer à des erreurs d’éducation parentales, à un régime alimentaire inapproprié (allergènes alimentaires, glucides, excitants …) …

Micronutrition = « LTO3 » (lab. Herb.e.concept – Canada) : Théanine (pré GABA) + Scutellaire + Sementis

 

La piste du régime alimentaire chez les enfants hyperactifs :

L’étude INCA « The Lancet » février 2011, un régime d’éviction est mis en place durant 5 semaines : aliments oligo-antigéniques (riz, viandes, légumes, pommes de terre, fruits …) L’amélioration a été significative chez 64% des petits patients !

Une seconde phase, sous alimentation spécifique (après dosage de 270 IgG alimentaires et éviction spécifique) a vu les 2/3 des ces enfants rechuter …

 

Les facteurs génétiques semblent aussi importants pour certains :

  1. Un enfant qui a un parents souffrant de TADHA a un risque plus élevé de souffrir du même trouble (Nigel Williams et coll., Le Lancet)
  2. Si un jumeau a un TADHA, l’autre jumeau a 75 % de risque d’en présenter un aussi.
  3. L’étude de criblage génomique sur 366 enfants atteints, âgés de 5 à 17 ans, a montré des duplications et des délétions sur de petits segments chromosomiques du chromosome 16. De telles lésions ont aussi été repérées chez des sujets autistes et schizophrènes (base biologique commune ?).
     
     
A propos de l'auteur
Jean Yves Henry
Médecin généraliste, homéopathe et acupuncteur. Auteur d'une dizaine d'ouvrages, il coordonne l'enseignement de confrères de toutes spécialités pour promouvoir l'aspect intégré de ce télé-enseignement médical et para-médical.