Intoxications au Mercure

Les intoxications au Mercure  

On parle actuellement beaucoup des intoxications chroniques au Mercure. Certains praticiens mettent en avant les résultats cliniques obtenus par le remplacement des amalgames dentaires (plombages) par des composites (pas si neutres que ça d’ailleurs). Exemples : 

  1. une RCH qui saignait depuis 8 ans, et qui s’est arrêtée en moins de 24h après la dépose des amalgames,
  2. des SEP stabilisées avec une diminution de la fatigue après l’enlèvement.
  3. des douleurs chroniques de Polyarthtite rhumatoïde qui ont diminué de 20% …

 

MercureS  concentration croissante du Mercure 

Le Mercure (Hg) est un métal lourd toxique, liquide à température ordinaire, très réagissant avec tous les métaux, métalloïdes et halogènes. Le Mercure n’est pas un constituant normal des tissus et en combinaison avec les protéines organiques, il donne des radicaux cyanuriques très toxiques = prototype des anti-métabolites, c’est à dire de la chimiothérapie ! 

      Hg métallique … Hydrargir

      Hg+ … Calomel

      Hg ++… Chlorure mercurique

      MethylMercure

      Cyanure mercurique …

 

La médecine n’utilise plus les sels de Mercure (anciens remèdes antisyphilitiques du 19 ème siècle !), neuro et néphrotoxique. On peut mesurer l’intoxication au mercure au cours des trois derniers mois par son dosage dans les cheveux (voie d’excrétion), voir sur ce site la rubrique « Autres bilans biologiques ».  

Qu’il s’agisse de vapeurs ou de poussières, l’hydrargyrisme (intoxication par les préparations mercurielles) professionnel est essentiellement du à une contamination respiratoire. Mais la pénétration percutanée existe aussi, ainsi que la pénétration digestive (cf. les plombages dentaires qui contiennent 50% de Mercure !).

 

Montage Mercure

 

L’intoxication aiguë a toujours lieu suite d’un accident industriel. on l’a observé dans les mines d’aluminium, pour la fabrication des lampes, piles, accumulateurs, le raffinage de l’or (ex.: en Guyane française), lors de la préparation ou de la dépose des amalgames dentaires …  

      Symptômes nerveux … irritabilité, anxiété, insomnie, jusqu’à des hallucinations. On peut aussi observer un tremblement fin des extrémités (souvent révélé par l’écriture).

      Symptômes cutanéo-muqueux … gingivite, stomatite, rougeurs cutanées, urticaire.

      Symptômes digestifs … coliques et diarrhées, jusqu’à la « cachexie mercurielle » (maigreur extrême) – heureusement plus guère observée actuellement.

L’organisme élimine le mercure très lentement, surtout par les urines et les selles.

L’intoxication chronique : 

Un peu d’histoire, à partir de 1932, dans l’usine pétrochimique à Minamata, au sud-ouest du Japon, on rejette de nombreux résidus de métaux lourds dans la mer, dont du mercure. L’oxyde de mercure était alors utilisé comme catalyseur pour la synthèse de l’acétaldéhyde CH3CHO. 

Vingt ans plus tard, les premiers symptômes apparaissent (de nombreux problèmes liés au système nerveux, comme, par exemple, la perte de motricité) et la première description de la maladie remonte à 1949. Suite notamment à la consommation de poissons de la baie, on compta près de 900 décès de 1949 à 1965. La firme a par ailleurs reconnu 2200 malades officiels, mais a payé près de 10 000 personnes atteintes pour qu’ils arrêtent les poursuites judiciaires. Des mères ne présentant aucun symptôme ont donné naissance à des enfants gravement atteints (malformations plus ou moins lourdes, handicaps divers ou multiples, enfants mort-nés…).

Notre expérience : 

Ces phénomènes sont heureusement rares, les traces de Mercure ingérés par tout un chacun restant le plus souvent sous forme inactive (chelaté) dans nos protéines grasses. 

Certains praticiens se sont fait les spécialistes de la « détoxication mercurielle », avec l’aide de tests sophistiqués (Mélissa – trop spécifiques et très chers) et de traitements curieux (chlorella, ail des ours …). Nous n’adhérons pas à ces pratiques à notre avis peu efficaces.

Par ailleurs, il est toujours dangereux de vouloir enlever des amalgames anciens (les turbines dentaires volatilisant le mercure de ceux-ci, cf. le cas de dentiste ami qui faisait une crise d’urticaire géant après chaque dépose !). 

Si l’on tient absolument à intervenir sur les amalgames, il faut savoir que l’élimination de ceux-ci n’est pas simple (à faire sous digue et aspiration continue). Il faut commencer par la dent qui a la plus grand différence de potentiel électrique, puis refaire les mesures et les dosages … Malgré cela, a concentration de Mercure urinaire augmente généralement le lendemain de la dépose !

 

Protocole médicamenteux à suivre pour la dépose des amalgames :

Temps 1 … dans la salle d’attente faire avaler deux gélules de Chitosan (agent chélateur des métaux lourds) ne franchissant pas la barrière digestive.

Temps 2 … après la dépose, donnez deux comprimés par jour, pendant quelques jours de Spiruline ou de Sélénium ACE (agent chélateur des métaux lourds au niveau humoral – facilite l’excrétion urinaire).

Temps 3 … si le patient présente des symptômes gênants dans les suites de la dépose (6 semaines environ), on peut prescrire le remède homéopathique correspondant à ceux-ci, ou à défaut un iso d’amalgame en 30 CH ou 200K 

A propos de l'auteur
Jean Yves Henry
Médecin généraliste, homéopathe et acupuncteur. Auteur d'une dizaine d'ouvrages, il coordonne l'enseignement de confrères de toutes spécialités pour promouvoir l'aspect intégré de ce télé-enseignement médical et para-médical.