La bilharziose

Les bilharzioses

Les bilharzioses (synonyme : Schistosomoses) sont des affections parasitaires dues à des vers du genre Schistosoma, parasites électifs du système veineux splanchnique et responsables chez l’homme de maladies, selon l’espèce en cause :

  • S. Haematobium (urinaire et vésicale), qui sévit dans toute l’Afrique
  • S. Mansoni (intestinale et hépatosplénique), Afrique et Amérique centrale et sud
  • S. Japonicum (hépatosplénique), Japon, Philippines, Thaïlande, Cambodge et Laos
  • S. Intercalatum (rectale), Congo et Gabon

Le cycle évolutif de ces espèces est identique dans les grandes lignes, nécessitant l’intervention obligatoire d’un hôte intermédiaire mollusque d’eau douce (mode d’infestation). Le femelles, localisées dans les fines ramifications veineuses de l’intestin ou de la vessie, pondent des œufs qui sont éliminées par les selles ou les urines.

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Ces œufs libèrent un élément larvaire (miracidium) qui pénètre dans le mollusque et subit un certain nombre de transformations. Au bout d’un mois environ, un Cercaire est libéré dans le milieu aquatique. C’est lui qui circule dans le milieu aquatique, prêt à pénétrer par voie transcutanée dans toute partie du corps immergée. L’accouplement a lieu dans le foie, puis les femelles remontent la circulation porte à contre-courant, vers leur lieu de ponte. La longévité de ces vers est de plusieurs années. 

Les manifestations observées varient selon le stade d’évolution :

  1.        Irritatives (érythème et prurit), lors de la pénétration des cercaires,
  2.        Toxique (fièvre, urticaire, éosinophilie, asthénie), à la période d’invasion,
  3.        Inflammatoire (hématuries, cystite, lithiase), à la ponte des œufs
  4.        Puis nécrotique et ulcéreuse après (fistules et lésions rénales ou HTPortale). 

Traitements classiques :

  • Dérivées trivalents de l’Antimoine (Anthiomaline, Astiban …)
  • Nitrothiazole (Ambilhar) découvert en 1963, cures d’une semaine, mais avec effet secondaires neurologiques fréquents.
  • Autres produits en cours d’évaluation
  • Chirurgie et antibiothérapie, selon comlplications locales

Le problème est celui des ré-infestations constantes en zone d’endémie !

La correction spécifique des déséquilibres métaboliques et immunitaires induits, après évaluation biologique (BNS), nous parait essentielle à la bonne évolution des lésions : si vous souhaitez réaliser un BNS12 ou 24, cliquez sur ce lien : www.mybiobox.com

 

 

 

A propos de l'auteur
Jean Yves Henry
Médecin généraliste, homéopathe et acupuncteur. Auteur d'une dizaine d'ouvrages, il coordonne l'enseignement de confrères de toutes spécialités pour promouvoir l'aspect intégré de ce télé-enseignement médical et para-médical.