La « biologie fonctionnelle »

Indications et limites des « bilans biologiques » : « Docteur, je voudrais faire un bilan »

La biologie fonctionnelle n’est pas enseignée en faculté, car elle déroge au but même de la biologie classique qui est d’obtenir (ou d’invalider) un diagnostic nosologique particulier … La biologie fonctionnelle vise à comprendre les différents niveaux de dérèglement des régulations du corps, qui sous-tendent nos troubles, par fois en dehors de tout diagnostic particulier !

Ces méthodes ne sont pas nouvelles, on peut ainsi citer :

Les « Cristallisations sensibles » de R. STEINER dans les années 1920, méthode très (trop ?) fine et uniquement qualitative.

Les « Tests de réactivité sérique » de Henshaw (dès 1930) qui servaient à évaluer le futur effet de telle ou tel remède « in vitro »

Le « Tests de Vernes » (en 1930 aussi) qui visaient à apprécier la vitesse de développement tumoral et l’effet biologique de tel ou tel remède,

La « Gemmothérapie informatique« , de P. Henry, dans les années 1960, qui fut le premier à constituer une matière médicale de l’effet biologique des remèdes (bilan à 17 paramètres). Méthode reprise par le CEIA, qui en a grandement augmenté la complexité (55 paramètres).

Dans les années 1980, les « Profils de réactivité sériques » (PRS – bilan à 33 paramètres) qui ont connus diverses améliorations, dont un système expert d’interprétation très didactique :

PRS-SE

L’avènement de ce site, destiné à compenser la vieillissement de la population médicale s’intéressant à des méthodes différentes, ainsi que la réduction des plantes et des sels disponibles (cf. la mainmise sur le secteur du laboratoire Boiron !), nous a poussé à faire évoluer nos méthodes vers des bilans biologiques plus simples à interpréter, donc aptes à être compris et utilisés par le plus grand nombre.

Dans une logique de « down-sizing » (terme propre à l’industrie automobile, signifiant que l’on vise à obtenir les mêmes performances avec des moteurs plus petits), nous avons successivement mis au point : les Bilans Nutrition-Santé (BNS à 12 paramètres) et les « BNS – Homéo » (BNS à 24 paramètres – plus spécifiquement destiné aux praticiens homéopathes) qui les remplacent, tout en bénéficiant de l’expérience de ses ainés.

Vous aurez compris en lisant les différents chapitres de la rubrique « laboratoire », que nous sommes d’ardents partisans des « tests larges » en biologie de dépistage. Cette approche a d’autant plus d’intérêt qu’elle se situe à un haut niveau de généralités et que l’étude des modifications sérologiques induites sur ces tests par des substances naturelles, en fait aussi un remarquable outil d’aide au choix thérapeutique.

Des profils biologiques complémentaires ont par ailleurs été mis au point :

Les « bilans des intolérances alimentaires« , basés sur le dosage des AC dirigés contre des aliments spécifique (20 à 360 tests selon les laboratoires !)

Le « profil hormonal salivaire« , qui évalue la forme active de ces hormones stéroïdiennes et en fourni le comparatif.

Le « profil d’activité des neurotransmetteurs » qui va permettre de différencier la dépression du burn-out et d’en suivre l’évolution (sur les urines).

Nous n’avons pas retenu le « Statut des acides gras », examen complexe pourtant en vogue, qui a notre avis ne présente pas un intérêt clinique évident.

Cette BIOLOGIE FONCTIONNELLE révèle souvent des troubles bien avant le moindre symptôme clinique et éclaire les dysfonctions organiques qui sous-tendent ceux-ci. De plus, l’utilisation de banques de données spécifiques à l’action des remèdes naturels sur ces régulations permet d’envisager un traitement ciblé spécifique.

Ce cours de FMC, qui comme celui de « Botanique et phytothérapie », est un sujet « transversal », c’est à dire nécessaire à chacune de nos filières de formation (Naturopathie / Homéopathie / MTC) :

Il fait le point des différentes règles de prescription de la biologie, la cibler en fonction du cas, mais aussi l’ouvrir à ces tests modernes qui peuvent donner un éclairage nouveau à certaines situations cliniques pré-pathologiques.

DIFFERENTS SUJETS TRAITES :

–       Quels sont les différents tests biologiques demandés classiquement en aigu (douleur, fièvre …), en préopératoire, en dépistage (fatigue, anémie, insuffisance rénale, diabète, allergies, maladies infectieuses ou auto-immunes, HTA …), en suivi (pilule, cancer …) ?

–       La « face cachée » (limites – faux positifs et faux négatifs) de certains tests classiques, exemples : cholestérol et bilan lipidique, la métabolisme du fer, les dosages hormonaux…

–       Les effets des remèdes classiques sur les bilans biologiques (ex.: Statines et corticoïdes). Quand est-il nécessaire d’être à jeun pour le prélèvement ?

–       Que peuvent nous apporter les bilans de « biologie fonctionnelle » évaluant les différents systèmes de régulation de base du corps : équilibres immunitaires et métaboliques de base (BNS), sensibilité aux polluants et régulations fines (HTS), intolérances alimentaires (sérum), neurotransmetteurs (urines), hormonologie salivaire … (cas de burn-out, dérèglements hormonaux, fibromyalgie …)

–       Vers une biologie prédictive ?. Sur quoi s’appuyer pour des conseils alimentaires ou/et des traitements physiologiques pour corriger les déséquilibres mis en évidence dans leur phase pré-clinique ?.

NB. Les différents chapitres de ce cours sont à chercher dans la rubrique « Laboratoire » / « Biologie fonctionnelle »

Le défi actuel de la biologie et de la médecine, c’est de fusionner la vision moléculaire, cellulaire, organique et thérapeutique. Notre approche aborde la question de cette intégration, par le biais de tests de réactivité et de modèles dynamiques de physio-pathologie, à partir de l’être vivant global.

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METHODES de travail et d’évaluation, que vous allez retrouver lors de tous nos séminaires :

  1. Bref QCM de sensibilisation en début de journée.
  2. TCS : test de concordance de script (étude de cas cliniques) en fin de journée pour contrôle des acquis.
A propos de l'auteur
Jean Yves Henry
Médecin généraliste, homéopathe et acupuncteur. Auteur d'une dizaine d'ouvrages, il coordonne l'enseignement de confrères de toutes spécialités pour promouvoir l'aspect intégré de ce télé-enseignement médical et para-médical.