La coqueluche

La coqueluche

Les formes graves sont celles qui sont contractées durant la première année de la vie. La protection vaccinale est médiocre (65% des sujets et pour une dizaine d’années seulement) et des effets post-vaccinaux s’observent souvent : toux, bronchites asthmatiformes et convulsions (1 cas sur 3500 enfants vaccinés).

C’est parce que le risque d’accident neurologique post-vaccinal est plus élevé que les dommages dus à la coqueluche elle-même, que les Suédois et les Allemands ne préconisent plus cette vaccination.

MortalitéUS  date d’introduction des vaccins

Sur le schéma ci-dessus de l’épidémiologie de différentes infections (diphtérie / scarlatine / typhoïde / coqueluche et oreillons) aux états unis, on peut observer la réduction progressive de la fréquence de ces maladies et le peu d’incidence sur cette évolution obtenue par la vaccination.

La vaccination anticoquelucheuse est encore pratiquée en France, autrefois en association avec les trois vaccins obligatoires, ce fut le célèbre « Tétracoq« , dont la contre-indication classique est l’existence d’une encéphalopathie évolutive (convulsivante ou non), car les réactions fébriles importantes sont fréquentes.

Le nouveau vaccin anticoquelucheux « acellulaire » semble avoir amélioré la tolérance. Or, une étude récente (New England Journal of Medicine de septembre 2012) remarque que la protection apportée par ce vaccin diminue après la cinquième injection !

A propos de l'auteur
Jean Yves Henry
Médecin généraliste, homéopathe et acupuncteur. Auteur d'une dizaine d'ouvrages, il coordonne l'enseignement de confrères de toutes spécialités pour promouvoir l'aspect intégré de ce télé-enseignement médical et para-médical.