La saga de la grippe H1N1

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La pandémie A(H1N1) …?!  Les experts ont déclaré le 12 janvier 2010  « terminée en Europe », la première vague de cette tristement célèbre « grippe porcine ».

La première étude « post-grippe » révèle que curieusement, au Canada, les patients vaccinés contre la grippe saisonnière ont été bien plus contaminés par le H1N1 que le reste de la population (de 1,5 à 5 fois plus selon les régions) !

Puis, ce fut le tour des conclusions de l’AFSSAPS (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) qui a fait le point des suites de la vaccination en France (via ses 31 centres régionaux de pharmacovigilance) :

  • 118 « effets indésirables graves » (Pandemrix – vaccin adjuvé) dont 13 décès
  • 23 effets indésirables graves (Panenza – non adjuvé), dont 3 décès

En Suisse, deux cas de SEP ont été imputés au vaccin (dont une infirmière de l’hôpital universitaire de Lausanne !)

Une étude européenne relève 200 cas de narcolepsie (maladie des attaques de sommeil itératives) post vaccinales (dont 25 en France).

Une de nos connaissances est morte subitement au restaurant (fibrilation ventriculaire) et n’a pu être ranimée … L’autopsie pratiquée n’a rien révèlé. Elle avait été vaccinée deux mois avant contre le H1N1, or, l’on sait que les virus grippaux ont un tropisme particulier pour les nerfs et les muscles (cardiaques ?)… Bien entendu, elle ne sera en aucun cas comptée au rang des victimes de la vaccination !

En avril 2010, un an après le début de la pandémie, le pr. Jean-François Delfraissy, chargé de coordonner les recherches admet s’être trompé sur plusieurs aspects (17 800 morts dans le monde, contre 500 000 pour la grippe saisonnière). Le pr. Marc Gentilini, infectiologue et ancien président de l’académie de médecine, juge, pour sa part indécente la démesure des moyens mis en oeuvre pour lutter contre la pandémie. Une des erreurs a été en France la mise à l’écart des médecins généralistes.

La cours de comptes, dans un rapport demandé par la commission des finances de l’assemblée nationale, souligne « de multiples faiblesses » dans l’achat des vaccins contre la grippe A(H1N1) et la renégociation des contrats.

Ce rapport, présenté cet automne 2010, porte sur « les comptes et la gestion de l’établissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires (EPRUS) depuis sa création ». L’EPRUS a été créé en 2007 et la pandémie grippale a constitué pour lui un baptême du feu. Dans les contrats d’achat des vaccins, le rapport critique notamment  « l’absence de clause conditionnelles permettant un ajustement aux incertitudes sur les délais et les quantités, les exigences imposées en matière de prix, de mode de conditionnement ou de clauses d’irresponsabilité et la caractère tardif de la dénonciation unilatérale des contrats ».

Au total, avec les 48,5 millions d’euros d’indemnisation des laboratoires, le coût des quelques 44 millions de doses de vaccins livrées atteint près de 365,3 millions hors taxes. Compte tenu de la très faible proportion de doses utilisées (13,4% des livraisons) et de la part élevée (un tiers) des vaccins mis en place qui ont été perdus ou devront être détruits, le rapport évalue le coût unitaire de la dose de vaccin employée à « au moins 61 euros HT, pour un prix moyen de dose livrée de 7,20 euros HT » !

Mais, pour la cours des comptes, l’EPRUS n’est pas le grand responsable, les faiblesses mises en cause relevant « d’avantage de la stratégie de négociation définie par la tutelle ministérielle que des tâches de pure exécution réservées à l’établissementLes nombreuses interventions du ministre de la santé et de son cabinet ont considérablement restreint le champ des responsabilités et des marges de manœuvres dont disposant l’EPRUS pour conduire et conclure les négociations dont il était chargé en titre », résume le rapport. Une nouvelle pièce à charge contre Rosine Bachelot dans le dossier de la gestion de la pandémie grippale 2009/2010 !

 

Revenons sur les différentes périodes de cette rocambolesque histoire, qui a eu le mérite de révèler au grand public les liens ténus existants entre l’OMS et les grands laboratoires pharmaceutiques …

alt   Image microscope du virus porcin A [H1N1]

 

1 –    Les « alarmistes » :

·         L’OMS qui a déclaré le niveau 6 (maximum – depuis le 11 juin 2009) de son seuil d’alerte (rappelons qu’à ce niveau les écoles et lieux de réunion doivent être fermées)… or, le 23 juillet, le phénomène avait basculé : déjà plus de 125 000 cas dans le monde, 136 pays touchés. Les recommandations du début (isolement des cas infectés à l’hôpital) se sont transformées en isolement des patients à domicile !

·         Les laboratoires qui ont vu dans cette occasion la possibilité d’écouler antiviraux et vaccins … mais, il faut savoir qu’un précédent vaccin contre ce virus A(H1N1), mis au point et utilisé aux USA en 1976, a eu des effets désastreux : sur 40 millions de personnes vaccinées, on a pu observer 4500 plaintes dont 532 cas graves de « syndrome de Guillain-Barré » dont 32 décès !

2 – Les « modérés » :

·         L’actuelle pandémie H1N1 ayant circulé jusqu’en 1957, puis étant réapparue en 1977, il y a fort à parier que les sujets de plus de 60 ans possèdent une immunité résiduelle (bulletin Eurosurveillance, vol. 14, n°39). L’essentiel des patients est en effet constitué d’enfants et d’adultes jeunes et, contrairement à la grippe « saisonnière », des formes graves sont observées chez des patients sans antécédents.

3 – Les « raisonnables » :

·         Le professeur de médecine (et député UMP) Bernard Debré qui affirme que la mobilisation contre la pandémie « ne sert qu’à nous faire peur ! Cette grippe A (H1N1) n’est pas dangereuse. On s’est rendu compte qu’elle était peut-être même un peu moins dangereuse que la grippe saisonnière. Alors maintenant, il faut siffler la fin de la partie !« 

·         Le professeur Martin Winkler, de Montréal, qui parle  de « l’inutile paranoïa des marchands d’angoisse » et rappelle que la grippe « classique » (H3N2) fait entre 250 000 et 300 000 morts chaque année dans le monde, sans que personne ne s’en inquiète vraiment (personne âgées surtout).

·         Les praticiens homéopathes qui constatent que les symptômes de cette affection sont peu différents d’une grippe saisonnière (fièvre, toux, myalgies …), mais avec :

  1. des formes graves surtout chez les jeunes, les femmes enceintes et les sujets obèses,
  2. une pneumopathie importante (10% des cas) avec plages de condensation et un risque d’embolie pulmonaire, évoquant Bryonia (déjà remède du génie épidémique du AH1N1 de 1918).

 

Les médicaments disponibles : Pour le moment, nous disposons de remèdes naturels « large spectre » :

  1. De sarcodes (cœur et foie de canard): INFLUOSTIM 200 K (en Suisse) ou OSCILOCOCCINUM, à prendre dès le début, une dose/jour (6 jours).
  2. De complexes homéopathiques : Infludo (lab. Weleda), Gripp-heel, Engystol ou Echinacea comp. (surrinfection) du lab. Heel, etc … qui regroupent la plupart des remèdes susceptibles de couvrir les symptômes de la maladie.
  3. Des alternatives phytothérapiques au Tamiflu (pour les patients fragiles) : le « PP40 » (la FLAVOPEREINE est un alcaloïde extrait du Frangipanier – PLUMERIA RUBRA) ou le « Pao 40 » (extrait d’Aspidosperma subincanum), antiviraux puissants (des virus à ARN), à prendre : 5 gélules le premier jour, 4 le suivant, 3 gélules le troisième … 

La prévention, en dehors du fait d’éviter la contagion (voir plus loin)… peut se faire avec :

  1. Un bilan biologique (BNS) qui optimisera vos défenses immunitaires.
  2. Des remèdes immunostimulants, comme : « SRE » du lab. Serolab, par exemple, peuvent aussi être utilisés.
  3. Les Nosodes et Biothérapique : INFLUENZINUM (voir plus bas)

Rappelons que l’on identifie les virus grippaux (à ARN segmenté, Myxovirus influenzae) par :

1. leurs types: A (pandémies), B (épidémies hivernales), C (faiblement contagieuse)
2. leurs déterminants: H (16 hémagglutinines, qui servent à faire pénétrer le virus dans la cellule cible) et N (9 neuraminidases, qui permettent au virus de se détacher après réplication intra cellulaire). Ce qui fait 146 combinaisons potentielles !

Le virus actuel est une hybridation de virus oiseaux/porcs/humain, il est de type A[H1N1], ce qui est la formule de la « grippe espagnole » qui dans les années 1917/18 a affecté le monde (en bloquant au passage la dernière offensive allemande vers Paris) et causé environ 20 millions de morts.

Le tableau clinique des personnes infectées est celui de la sécrétion massive de cytokines pro-inflammatoires :
1. Forte fièvre (40°) et pneumopathie
2. Puis détresse respiratoire aiguë (cyanose sur œdème pulmonaire) ou, en cas d’absence de signe respiratoire, de la diarrhée (40% des cas de cette grippe A) et/ou une encéphalite,
3. Enfin un tableau de défaillance organique et de CIVD. Dans le cas de la grippe saisonnière, on observe chaque année 3 à 5 millions de malades gravement atteints et 250 à 500 000 décès dans le monde, surtout des personnes âgées et de patients porteurs d’une déficience cardio-respiratoire.

Avant que cette épidémie ne progresse, les « experts officiels » estimaient que la maladie affecterait 15 à 35% de la population, avec un taux de décès de l’ordre de plusieurs %, soit (chiffres officiels) pour le Suisse = 1 à 2 millions de malades et 10 000 à 20 000 morts (à x par 10 pour la France) ! Heureusement, il semble que la virulence de ce virus ne soit que « moyenne », c’est-à-dire que les complications graves semblent peu fréquentes (environ 0,1% de mortalité ce qui est relativement faible, équivalent à la grippe saisonnière = A(H3N2). 

L’infection toucherait surtout les femmes enceintes (6% des décès), les adultes jeunes (les enfants de 12 à 18 ans ont été 5 fois plus nombreux à être hospitalisés que les patients âgés), les plus âgés ayant subit les précédentes pandémies de 1957 (grippe « asiatique » A(H2N2) = 32 500 morts en France) et 1977 (grippe « Hong-Kong » A(H3N2) = 18 000 morts en France) seraient partiellement protégés (?). 

Or la situation actuelle était nouvelle … Lors de la grippe « espagnole », le taux de mortalité était de l’ordre de 0,5 %, en partie du à l’absence d’antibiothérapie lors des surrinfections et pas d’oxygène lors des décompensations cardio-respiratoires (ce qui a provoqué d’ailleurs le décès de Baudelaire et d’Edmont Rostan).
• Contrairement aux conditions de la grippe espagnole, l’OMS à présent connait bien les virus (le séquençage de cette souche a été effectuée) et sait organiser la prévention (jusqu’aux mesures de quarantaine).
• L’épidémie a commencé en été (pour l’hémisphère nord), ce qui va probablement freiner sa dissémination, mais peut-être observerons-nous une prochaine recrudescence en automne/hiver (la grippe espagnole a eu trois « vagues », d’avril 1918 à février 1919)
• La multiplication des vols aériens internationaux réalisent un brassage de population qui accélère et rend difficile la traçabilité des sujets susceptibles d’être infectés. Des caméras thermiques installées à l’arrivée des avions permettent à présent d’isoler les sujets fébriles suspects.
                                        

Ils proposent donc :
1. De limiter la contagion par le port de masques (idem la récente épidémie de SRAS … efficacité = quelques heures par masque), des gants plastiques, des lunettes de protection et des solutions désinfectantes (lavage des mains). La mobilisation de tout le personnel de santé et la limitation des déplacements est prévue. Le dépistage à l’arrivée dans les aéroports a été mis en place, avec mise en quarantaine de tous les passagers d’un même vol si nécessaire (à Hong-Kong) !

2. De traiter dès les premiers symptômes … Or les australiens, qui ont réalisé une méta-analyse de 52 études randomisées, concluent au peu d’efficacité des antiviraux (AmantadineRimantadineRelenza et Tamiflu) contre le virus de la grippe (The Lancet, 19 janvier 2006). Ce qui n’a pas empêché les gouvernements européens de constituer des stocks de millions de doses (pour le plus grand bonheur des laboratoires). Une récente étude anglaise remarquait d’ailleurs des effets secondaires importants du Tamiflu chez les jeunes enfants.

3. Comme c’est un nouveau virus, il n’y avait pas de vaccin immédiatement disponible (le vaccin de la grippe saisonnière ne protège pas): la préparation active d’un vaccin adapté va se faire, mais la culture sur œuf embryonné nécessite environ six mois pour obtenir des vaccins en quantité.

 

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Sur le plan homéopathique, il faut savoir que …

1. Le fameux Tamiflu® est un extrait d’ILLICIUM ANISATUM, dont la pathogénésie homéopathique de bronchite est d’ailleurs évocatrice.

2. Les Nosodes (AG+AC): la souche « Influenzinum hispanica » (crachat de patient atteint de la grippe espagnole) encore disponible en Suisse, doit être utilisé prudemment en période d’épidémie. Nous avons l’expérience d’une consoeur qui l’a prise à titre prophylactique et qui a développé un syndrome asthénique grave avec hypotension et toux chronique !

3. Les Biothérapiques (AG seul) : Influenzinum (dilution du vaccin de la grippe saisonnière H3N2) : il ne s’agit pas là d’homéopathie – car le sujet n’a pas de symptôme, mais de « homéoprophylaxie » à prendre en doses espacées et croissantes (O.A. Julian). Or nous n’aurons une souche adaptée à cette épidémie tant que quand le vaccin spécifique ne sera pas sur le marché. Le Sérum de Yersin (sérum contre la peste) a des symptômes pulmonaires graves qui correspondaient plus au SRAS.

4. les Remèdes homéopathiques classiques, voir sur ce site dans « Hôpital »/ »Maladies infectieuses »/la grippe

Les débuts se sont accompagnés d’un vent de panique :
Mail de notre ami le dr. G. Guash de Mexico, le 1er mai : « Ce qui se passe ici est assez impressionnant. Nous sommes dans un véritable état d’alerte sanitaire. Les écoles et facultés sont fermées depuis vendredi dernier et jusqu’au 6 mai. Les cinémas, théâtres, discos sont fermés. Dans les églises, on ne dit pas de messes, pas de mariages, pas de baptêmes. On déconseille aux gens de prendre l’autobus et le métro. Beaucoup de personnes dans la rue portent des masques pour se couvrir le nez et la bouche et viennent ainsi à la consultation ». Plus récemment il notait un certain retour à la normale …

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En France, le ministère de l’Éducation nationale a mis un vrai coup d’accélérateur à son « plan de continuité pédagogique » en cas de pandémie de grippe. Budget : un million d’euros. Tout prévu pour enseigner à distance : « Au cas où les élèves seraient obligés de rester chez eux, France 5 et France Culture se transformeraient en « maîtres d’école ». Des dizaines d’heures de programmes sont déjà prêtes« . 

Le point sur la vaccination en France : le système choisi est quasi stalinien ! :

Pour avoir une possibilité de tenir l’engagement de la Ministre de garantir une vaccination contre la grippe A-H1N1 à l’ensemble de la population, les pouvoirs publics ont décidé d’organiser cette vaccination de grande ampleur de manière très cadrée dans des centres de vaccination dédiés. Les contraintes apparaissent multiples. Voici les points principaux décidés par les pouvoirs publics :

—      Les vaccins utiliseront divers adjuvants (voir plus loin) ce qui imposera une pharmacovigilance étroite. L’AMM européenne pour ces vaccins devrait donc être assortie d’un suivi de pharmacovigilance précis qui impose un suivi administratif important (date des injections, doses, fournisseur, lots, etc.) pour assurer une traçabilité efficace.

—      Etant donné la mise à disposition progressive des doses par les laboratoires pharmaceutiques (étalée sur 4 mois a priori), beaucoup d’incertitudes demeurent sur la capacité à vacciner d’importants groupes de population à la fois. Les populations les plus vulnérables ou les plus exposées devront être vaccinées avant les autres, ce qui va inévitablement poser de vraies tensions chez les patients qui devront attendre pour se faire vacciner. En effet, les 2,5 millions de professionnels de santé les plus exposés seront prioritaires au même titre que les femmes enceintes, les personnes s’occupant de nourrissons de moins de 6 mois (parents et professionnels), les sujets à risque (polypathologie à co-morbidité respiratoire). Après ce premier groupe, ce sont les  3 – 18 ans qui seront appelés à se faire vacciner (transmission très rapide du virus dans ce groupe d’âge), avant le reste de la population.

—      La disponibilité tardive des vaccins H1N1 (livraison prévue mi-octobre) impose un calendrier vaccinal commençant par la grippe saisonnière (vaccin disponible le 21 septembre). En effet, on conseille d’effectuer les deux vaccins (souches pour grippe saisonnière = H3N2 Fujian + B Malaysia) :

  • en France, les deux vaccins espacés de 3 à 5 semaines,
  • aux USA, en même temps, mais dans deux endroits du corps différents ?!

—     Le circuit des vaccins de sortie d’usine à utilisation est pris en charge par l’Etat et la sécurité est assurée par la police ou l’armée ! Les vaccins sont présentés sont une forme de flacons multidoses ; la manipulation devra être précise pour ne pas perdre de doses. En définitive, la vaccination non obligatoire, mais entièrement prise en charge par les pouvoirs publics sera organisée sous l’égide des préfets de zones de défense (7 en France métropolitaine). L’Etat a décidé d’assumer la responsabilité des injections et des éventuels incidents ou accidents par le biais de la réquisition des personnels volontaires. Les personnels soignants et administratifs effecteurs seront donc réquisitionnés pour travailler par vacations dans les centres de vaccination mis en place par les préfets. Seront mobilisés par ordre de priorité décroissant :

  1. Les médecins et soignants des centres de vaccination classiques dont les PMI, médecins du travail, médecins scolaires, etc. ;
  2. Les professionnels de santé retraités (publics et privés, médicaux et paramédicaux) ;
  3. Les médecins et soignants en formation (internes de médecine générale et internes d’autres spécialités) ;
  4. Les médecins remplaçants et retraités ;
  5. Les médecins libéraux en exercice. 

Un comité de pilotage départemental animera cette campagne. Le lien entre les campagnes de vaccinations réalisées par les médecins généralistes (grippe saisonnière habituelle, pneumocoque) et la vaccination A-H1N1 demeure du ressort des médecins généralistes au même titre que les soins et l’information ou le conseil en particulier pour ce qui concerne les mesures barrières.

Le mardi 20 octobre, Roselyne Bachelot donnait le coup d’envoi de la vaccination à l’hôpital Necker, à Paris. C’est elle qui a commandé 94 millions de doses (pour la modique somme de 808 millions d’euros !) auprès de 4 laboratoires différents (6,5 à 10 euros la dose) … sans connaître ni l’efficacité, ni l’innocuité du produit, sans que l’assemblée nationale, ni le sénat, n’aient eu leur mot à dire ! Or, 78% des français interrogés déclaraient ne pas vouloir se faire vacciner …

Dernières nouvelles :

—> De Chine : le vaccin chinois a été prêt avant tous les autres … et la MTC propose un complexe de 4 plantes de la pharmacopée pour soigner les patients atteints : Lonicera japonica + Isatis indigodica + Mentha haplocalyx + Glycyrrhiza glabra (information du « China daily »).

—> D’Israel, où l’on prépare un vaccin pour « toutes les grippes », avec les protéines non de l’enveloppe, mais du noyau (malheureusement, disponibilité dans 5 ans environ !).

—> De Suisse, grace à la célérité des fonctionnaires de Suissmedic (certains l’appellent « Swissmerdic » ?!) à délivrer l’AMM, la vaccination commencera 3 semaines après toute l’Europe.

—> Sur le net, on voit fleurir les propositions les plus farfelues : dispositifs électroniques divers et centaines de produits jugés frauduleux par la FDA.

—> De France, où le ministère annoncait 3 millions de grippés (NB. la grippe saisonnière semble avoir disparu !) avec 250 morts, dont 25 sans facteur de risque) et déjà 6 millions de personnes vaccinés, dans des centres au fonctionnement cahotique – alors que partout en Europe, ce sont les cabinets médicaux qui assurent la  vaccination (en France – 16 millions de doses de la grippe saisonnière chaque automne). Quatre vaccins H1N1 sont disponibles :

  1. CELVAPAN (Baxter) virus entier, cultivé sur rein de singe, pas d’adjuvant
  2. FOCETRIA (Novartis) capside virale, cultivé sur oeuf, squalène et thiomersal
  3. PANDEMRIX (GSK) virus fragmenté, cultivé sur oeuf, squalène et thiomersal
  4. PANENZA (Sanofi-Pasteur) virus fragmenté, cultivé sur oeuf (théoriquement le moins nocif)

Dans le même temps, la Norvège a vacciné 90% de sa population, le Canada 50% … 

A noter par ailleurs qu’un cas de contamination de chat et un autre de chien ont été signalés au ministère de l’agriculture … nos « trente millions d’amis » vont-ils être systématiquement infectés par leurs maitres ?

Devant la relative bénignité de l’affection et l’échec de la campagne de vaccination, dès janvier 2010, la ministre a décidé de changer son fusil d’épaule : on allait essayer de revendre les vaccins inutiles et autoriser les généralistes à vacciner en cabinet. Les stock de Tamiflux seraient également fournis gratuitement (sur ordonnance) ?!

—> D’Allemagne, où est réalisé un intéressant documentaire d’Arte : « La grippe A, un virus qui fait débat  » qui met en évidence la manipulation de l’OMS et des politiques par les laboratoires.

—> Du Canada … Un nombre inhabituel de réaction allergiques « graves » au vaccin contre le virus H1N1 de la grippe pandémique a été enregistré récemment a annoncé l’OMS. C’est le vaccin « Arepanrix » du laboratoire GlaxoSmithKline qui est en cause. Le nombre exact de cas hospitalisés n’a cependant pas été communiqué, de même que la nature des allergies constatées.

—> Des USA, où le syndicat des « pères noël » exige que leurs adhérents soient vaccinés en priorité, compte tenu de leurs contacts répétés en cette fin d’année, avec des enfants potentiellement infectés …

—> Les économistes s’inquiètent aussi et envisagent une perte de 5% du PIB si l’épidémie se généralise (soins, hospitalisations, pertes de productivité). Nous avons personnellement le souvenir de la dernière pandémie de l’hiver 1977, où l’un d’entre nous a explosé le nombre des visites effectuées en une seule journée = 45 !

 

Nous ne manquerons pas d’actualiser cette rubrique, au fur et à mesure que nous obtiendrons des informations plus précises. Pour plus d’informations contactez l’équipe des praticiens de ce site via notre forum. Pour terminer sur une note plus légère, allez donc écouter le « tube de l’automne » :

http://www.youtube.com/watch?v=pv8nUT9Yk2k

A propos de l'auteur
Jean Yves Henry
Médecin généraliste, homéopathe et acupuncteur. Auteur d'une dizaine d'ouvrages, il coordonne l'enseignement de confrères de toutes spécialités pour promouvoir l'aspect intégré de ce télé-enseignement médical et para-médical.