La « mal-bouffe » en pratique ?

La « mal-bouffe » ?

Notre organisme subit quotidiennement de multiples agressions physiques et psychiques. Il est régulièrement « pollué  » par toutes sortes de substances néfastes à son bon fonctionnement. C’est la « mal bouffe » : trop de graisses, trop de sucre, alcool, etc. avec un apport insuffisant de nutriments et micro nutriments essentiels. Il doit supporter toutes sortes d’intoxications, pollutions et souvent le tabagisme (fumeur actif ou passif !).

La période actuelle favorise tous les types de stress: manque de sommeil, manque d’exercice physique, tous types de chocs émotionnels, etc… Il est en effet illusoire d’espérer traiter un dérèglement énergétique sans prendre en considération l’ensemble des causes et des paramètres qui ont engendré un tel « mal être ». Ces blocages empêchent la circulation énergétique, indispensable au bon équilibre de la vie.

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Les Français sont les champions du monde des buveurs de vin

Les Belges des mangeurs de frites (à la graisse de boeuf !)

Les Suisses des mangeurs de chocolat (12 Kg par an et par personne !)

 

En construction …

LA DANGEREUSE SÉDUCTION DES ARÔMES INDUSTRIELS

L’alimentation prête à l’emploi pour autant qu’elle soit séduisante sous bien des aspects, cache mille pièges qui risquent de faire payer cher le plaisir et le confort apportés. Les arômes artificiels et édulcorants en sont les pierres d’achoppement. En effet, 2.700 substances servent en combinaison à créer 6.000 arômes artificiels faisant l’objet d’un total mystère et résistant la plupart du temps à l’analyse chimique en raison de leur complexité.

POURQUOI DES ARÔMES ?

Il faut savoir que le premier résultat de la technologie alimentaire (à haute rentabilité) est de priver les aliments de leur goût. Les arômes viennent donc rattraper l’arrière goût désagréable de cette technologie alimentaire transformant en plat de régal des produits pratiquement immangeables. Pour appeler cela par leur nom : ce sont des trompeurs de goût.

Les promoteurs de cette industrie ne font aucune publicité et sont totalement inconnus du public bien que financièrement et politiquement très puissants. En particulier, le géant de cette industrie peu avouable puisqu’elle participe à rendre malade à long terme les consommateurs au travers de diverses pathologies dites de civilisation (obésité, allergies, dérives génétiques, cancers, problèmes neurologiques…) s’appelle IFF. L’adresse de son siège social : 521 West 57th street New York, NY 10019. Son rayonnement : la planète entière.

QUELQUES EXEMPLES D’APPLICATIONS

Le brevet IFF n° 4.988.532 protège un procédé qui élimine l’arrière goût des édulcorants artificiels tout en renforçant leurs effets et dissipe l’amertume des soupes industrielles. Cela réjouit les fabricants, alors qu’il s’agit d’un produit douteux pour l’organisme en font les frais.

Par exemple un bouillon de poule au vermicelle de Knorr ne contient que 2g de « poule séchée » sous forme de granulés, soit à peine 7g de poule en chair et en os. Evidemment, aucun cuisinier au monde ne pourrait produire par miracle quatre assiettes de bonne soupe avec si peu. Mais Knorr réussit ce tour de passe-passe : il suffit d’un gramme « d’arôme » industriel. Si cela ne donne pas un véritable bouillon de poule, cela permet quand même d’obtenir une « solution comparable », selon les mots d’un chimiste de Knorr. Prix : 69 centimes d’euros.

Maggi ne fait pas autre chose : son « bouillon de bœuf » contient 2,3 g. de graisse de bœuf et au plus 0,67 g. d’extrait de viande par litre. L’étiquette révèle que l’essentiel du bouillon est constitué d’autre chose : du sel iodé, de l’arôme, de l’exhausteur de goût (glutamate de sodium, E 631, E 627). Si l’on y réfléchit, il est osé, pour être honnête, de baptiser ce produit d’après les infimes traces d’extrait de viande qu’il contient : il devrait porter le nom de « bouillon à l’exhausteur de goût, à l’arôme et au sel iodé. »

Oui, la soupe ment. Le pain du boulanger n’est plus tout à fait honnête non plus, ni le petit pain, ni même le gâteau. Même la baguette, les brioches et les croissants, si chers aux Français, doivent leur saveur à l’habileté des chimistes. La firme Philxn de Pont de Veyle vend une gamme d’arômes destinés à ces produits. Comme le dirigeant de l’entreprise l’expliquait au cours d’une foire professionnelle, le temps de cuisson est si court de nos jours que le goût de grillé n’a plus le temps de se former. Une pincée de sa poudre règle le problème comme par miracle. Comment est-elle produite ? C’est un secret.

De la même manière, celui qui veut égayer sa journée avec verre de vin avale peut-être bien des illusions. Depuis 2002, la société suisse Stiernon vend un produit nommé « Oxylent » censé imiter une saveur de grand cru mûri en fût. Cela fait la joie des fraudeurs, qui peuvent vendre cher leur marchandise fabriquée à moindre coût : 4 grammes suffisent pour aromatiser 100 litres. La première année, Stiernon a vendu environ 5 tonnes de son produit et 15 tonnes l’année suivante, en France, en Espagne, en Italie, au Portugal, en Australie, aux Etats-Unis, au Chili, en Afrique du Sud, en Nouvelle Zélande, et en Argentine. Mais, le patron de l’entreprise ne veut pas communiquer les noms de ses clients : « les entreprises viticoles veulent garder leur secret. »

L’Union Européenne consomme chaque année 170 000 tonnes d’arômes industriels, auxquels il faut ajouter les 95 000 tonnes du célèbre glutamate (exhausteur de goût), ce qui fait que la moitié des produits alimentaires sont actuellement aromatisés artificiellement.

Curieusement, en dépit des temps de loisirs accrus pour la plupart des consommateurs, ceux ci boudent le fourneau et apprécient de plus en plus les aliments industriels. Aussi, selon la Deutsche Presse, près de 40 % de personnes ne savent plus cuisiner. Dans une seule génération, on risque d’avoir oublié tous les tours de main de cuisine transmis depuis des siècles par nos ancêtres. Aux USA, 95 % des denrées sont industrielles. Les plats cuisinés sont relayés au musée. On dit plaisamment que les américains savourent deux fois plus souvent la pizza que les délices sexuels !

Alimentation

L’APPETISSANTE TARTE AUX CERISES … DU SUPERMARCHÉ ?

VOYONS D’ABORD LA PÂTE :

La farine provient de grains de blé qui préalablement ont été enrobés d’un fongicide avant semis. Pendant sa culture, le blé a copieusement reçu des pesticides, des hormones de synthèse, et bien sûr des engrais chimiques. Après récolte, les grains sont fumigés au tétrachlorure de carbone et au bisulfite de carbone, puis arrosés au lopyriphosméthyl. Ensuite la farine reçoit du chlorure de nitrosyl, puis de l’acide ascorbique. Pour faire lever la pâte, la poudre levante est traitée au silicate de calcium, et l’amidon est blanchi au permanganate de potassium. La pate reçoit aussi de l’hydroxytoluène de butyl – un antioxydant (pour éviter le rancissement)… BEURK !

CONCERNANT LA CREME PATISSIERE:

Les œufs (qualité FR 3) proviennent d’un élevage industriel concentrationnaire où les poules confinées dans des cages métalliques sont nourries avec des granulés contenant des antioxydants (E300 à E311), des émulsifiants (alginate de calcium), des conservateurs (acide formique), des colorants (capsa théine) des agents liants (ignosulfate) et enfin des appétants (glutamate de sodium) pour qu’elles puissent avaler toutes ces saloperies. Elles reçoivent aussi des antibiotiques, et surtout des anticoccidiens. Les œufs, avant séchage, reçoivent des émulsifiants, des agents actifs de surface comme l’acide cholique et une enzyme pour éliminer le sucre du blanc… reBEURK !

Le lait provient d’un élevage industriel où les vaches reçoivent une alimentation pleine de produits chimiques tels que : flavophospholipol (F712), ascorbate de sodium (F301), alphatocophérol de synthèse (F307), buthyl-hydrox-toluène (F321), alginate de propylène- glycol (F405), acide tartrique (E334), acide propionique (F280), azotés chimiques (F801), des colorants, et enfin des appétants comme le glutamate de sodium… rereBEURK !

Les huiles, ont été extraites par des solvants comme l’acétone, puis raffinées par action de l’acide sulfurique suivi d’un lavage à chaud, puis neutralisées à la lessive de soude, ensuite décolorées au dioxyde de chlore ou au bichromate de potassium et désodorisées à 160°C avec du chlorure de zinc. Enfin, elles sont recolorées à la curcumine. La crème de la tarte, une fois fabriquée, reçoit des arômes et des stabilisants comme l’acide alginique (E400)… rerereBEURK !

VOYONS MAINTENANT LES CERISES

Elles ont reçu entre 15 et 40 traitements de pesticides selon les années. Elles sont décolorées à l’anhydride sulfureux et recolorées de façon uniforme à l’acide carminique ou à l’érythrosine. Elles sont ensuite plongées dans une saumure contenant du sulfate d’aluminium, et à la sortie, reçoivent un conservateur comme le sorbate de potassium (E202). Enfin, elles sont enduites de sucre raffiné qui provient de betteraves ayant reçu leur dose d’engrais et de pesticides. Ce sucre est extrait par traitement à la chaux et à l’anhydride sulfureux, décoloré au sulfoxylate de sodium, puis raffiné au norite et à l’alcool isopropylique. Enfin il est azuré au bleu anthraquinonique. Par ces traitements, les cerises ayant donc perdu tout leur goût, il est nécessaire d’ajouter un parfum artificiel alimentaire. Ce parfum est une recréation synthétique du goût et de l’odeur à partir d’éléments artificiels issus de la chimie du pétrole. Le parfum artificiel de cerise se compose du cocktail de molécules synthétiques suivant : acétate d’éthyle– acéthyl méthylcarbinol – butyrate d’isoamyle – caproate d’éthyle – caprylate d’isoamyle – caprate d’éthyle – butyrate de terpényle – géraniol – butyrate de geranyl – acétylacetate d’éthyle – heptanoate d’éthyle – aldéhyde benzoïque – aldéhyde p-toluique (le dernier ferme la porte !)… BEURK, BEURK, BEURK !!!

CONCLUSION :

Ne cédez pas à la tentation de la facilité, faites plutôt vos tartes vous-même avec des produits « honnêtes » ; çà n’est pas si compliqué, il y a des tas de bonnes recettes de grands-mères sur Internet, qui mettent la joie dans la maison, et où la gourmandise n’est plus un suicide au détail !

Source des données techniques : Claude Bourguignon (cet ingénieur agronome spécialiste de la microbiologie des sols, issu de l’INRA – qu’il quitta pour cause de désaccord – dénonça officiellement pour la première fois que les sols cultivés à grand renfort d’engrais chimiques et de pesticides ne recelaient plus aucune vie bactériologique, ni animale (vers de terre – larves – insectes…).

A propos de l'auteur
Jean Yves Henry
Médecin généraliste, homéopathe et acupuncteur. Auteur d'une dizaine d'ouvrages, il coordonne l'enseignement de confrères de toutes spécialités pour promouvoir l'aspect intégré de ce télé-enseignement médical et para-médical.