La médecine AYURVEDIQUE

La médecine AYURVEDIQUE

L’un des écrits les plus anciens de la médecine ayurvédique se trouve être le Charaka samhita qui est son livre de base, il date du 6 siècle avant Jésus Christ. Ensuite, elle se réfère au Vahbatha de la médecine tibétaine du 2 siècle. La médecine ayurvédique a subit à une époque la persécution de l’Islam, ce qui fait que pendant plusieurs siècles, elle n’a pas été pratiqué ouvertement, mais de manière caché.

Comme la médecine allopathique, elle a des spécialités qui sont au nombre de huit :

  1. Kaya (médecine générale)
  2. Kaurmara bhritya (pédiatrie)
  3. Shalya (chirurgie)
  4. Shalakya (ORL et ophtalmologie)
  5. Bhuta Vidya (psychiatrie)
  6. Agada (toxicologie)
  7. Rasayana (régénération et immunité)
  8. Vajikarana (science de l’énergie)

Dans le passé, l’apprentissage de la médecine ayurvédique était transmise de maître à disciple, dans le système « Guru kual ». L’élève ou disciple vivait chez un maître de l’ayurveda, participait au ménage, au travail dans les champs, à la cueillette des plantes aromatiques et médicinales, préparent les décoctions, poudres, potions ou liqueurs ayurvédiques avec l’aide de son maître. Il apprenait bien sûr la théorie et la pratique de l’ayurvéda, mais aussi le yoga, la méditation, la voie spirituelle, ainsi que le chemin de la vie quotidienne pour la bien-être et l’épanouissement. Ce rapport entre maître et disciple durait entre 12 et 15 ans.

De nos jours, la médecine ayurvédique s’étudie dans les universités indiennes. Le cursus comporte 6 années d’étude, suivi de 2 ans d’internet et de deux ans de stage chez un maître de l’Ayurvéda. Une dizaine d’année sont donc nécessaire à l’étude de cette discipline ! On peut traduire Ayurveda par NATUROPATHIE !

ayurveda

Les principaux fondamentaux de l’ Âyurveda 

1/ Les cinq éléments (ou bhutas)

Les cinq éléments sont la terre, l’eau, le feu, l’air et l’éther

  • Prithivi : la terre
  • Jala : l’eau
  • Agni : le feu
  • Voyu : le vent (ou l’air)
  • Akasha : l’Ether

Ces 5 éléments constituent la terre et l’univers. L’être humain est lui aussi composé de ces 5 éléments, mais en propositions différentes.

Ayurveda

Ce qui implique une notion « diathésique » (fragilité de constitution) :

  • Quand l’élément Air est associé à l’Ether, on parle du dosha Vatta (ou encore de l’humeur, de la nature Vata).
  • Quand l’élément feu est associé à l’eau, on parle du dosha Pitta
  • Quand la terre est associée à l’eau, on parle du dosha kapha

Dans la nature Vatta, l’air prédomine. Une personne de type vatta est aérienne, elle a toujours envie de bouger, son imagination est débordante (elle vit parfois dans l’imaginaire). Elle a de l’enthousiasme, une bonne respiration. Vata ou Vayu est présent dans les intestins, les jambes, les os, la peau. Son siège social est le gros intestin.

Une personne de nature kapha a un corps physique aux contours arrondis. Elle aime la stabilité, l’immobilité qui tend jusqu’à la paresse. Elle est de nature calme et à une bonne capacité d’endurance. Kapha est présent dans la poitrine, la gorge, la tête, la rate, les articulations, l’estomac, la langue. Son siège social est l’estomac

Nous sommes tous faits de ces trois doshas dans des propositions différentes. Ils doivent être en harmonie.

Une « poster présentation », au congrès homéopathique de Paris en 2014, présentait d’ailleurs les rapports étroits existants entre les concepts de l’AYURVEDA décrites dans le TRIDOSAJ et les diathèses hahnemanniennes :

  • VATTA = Psore
  • PITTA = Luèse
  • KAPHA = Sycose
  • RAKTAKSHYA = Tuberculinisme

Ce qui explique sans doute le développement formidable de l’homéopathie en Inde, ce dernier siècle !

 

2/ Les cinq corps

Le second principe de base de l’ayurvéda est que l’être humain n’est pas simplement un être physique constitué de peau, de muscles, mais aussi des énergies subtiles, d’un corps affectif ou vital représenté par les indryas (les 5 sens), d’un corps mental ou corps du Manas et d’un corps psychique ou spirituel appelé « corps de l’âme ».

L’âme ou être psychique se trouve dans l’état de bien-être et sur le chemin de l’évolution.

Ayurveda

Si toutes ces conditions sont remplies, on dira alors que la personne se trouve en « bonne santé ».

Les dhatus

Le concept de dhatsu est complexe : ce sont les tissus comme le sang, les muscles, les os ect. Ces mêmes tissus se transforment avec l’aide des agnis (ou des feux) dans l’énergie d’immunité puis dans la lumière de l’aura appelés ojas. Des dhatus fort, harmonisés, aux propositions justes, sont indispensables pour conserver une bonne santé

Les trois malas

Les trois malas sont les selles, les urines et la sueur qui aident à bien éliminer tous les déchets et toutes les toxines du corps

Le corps physique subtil

Le corps humain, sur les plans anatomique et physiologique (par exemple la circulation sanguins, lymphatique, le système nerveux, digestif, reproductif, la vue, l’ouïe etc.) fait partie du corps physique.

Mais, selon l’Ayurvéda, il existe un corps physique subtil ou circulant les énergies subtiles, comme dans les méridiens de la médecine chinoise ou dans les nadis ou strotas de la médecine ayurvédique. Le corps physique subtil, selon l’Ayurvéda, a parfois une forme et un volume plus grands que ceux du corps physique, parfois plus petits.

Le corps vital

Vatta, Pitta, Kapha, les treize feux, les sept dhatus, les trois mala appartiennent au corps physique ou corps physique subtil. Par contre, les indriyas, les cinq sens intérieurs, cinq sens de jouissance, le désir, l’affectif, les sentiments se trouvent dans le corps appelé le corps vital ou des corps des indriyas.

Le mental

La raison, l’intellect, la logique, les pensées appartiennent au corps mental.

L’âme

L’âme est une entité encore différente : elle est notre vraie réalité, notre conscience, notre véritable raison d’être, le vrai je ou le vrai soi. Dans la tradition indienne, on distingue l’âme individuelle (jiva atman) et l’âme universelle ou cosmique (parma atman).

 

3/ Les 13 agnis (les 13 feux)

Agni, le feu est une énergie subtile ressentie comme une chaleur, comme une force, comme un amour. Elle peut prendre différentes forme : le feu digestif avec ses jus gastriques qui nous aident à digérer, les enzymes qui ont une fonction importante dans la métabolisme, le feu émotionnel qui nous donne la passion de l’amour ou encore la lumière de l’intellect qui nous apporte la raison, la clairvoyance, l’inspiration. Selon l’ayurvéda, ces 13 feux doivent être « bien allumés ».

 

Kapha

LE MASSAGE AYURVEDIQUE

Le massage ayur-védique vise toujours à la création de la santé et pas uniquement à l’effet thérapeutique. Il joue un rôle important pour régulariser les liquides et les énergies dans l’organisme. Effectuer régulièrement, un massage ayurvédique crée la vitalité et la force intérieure, stabilise la force de l’esprit et du corps, la volonté, la persévérance et la maîtrise de soi. Par le massage, la peau est irriguée, nourrie et protégée.

Le massage ayurvédique traditionnel permet de remédier ou d’éviter les blocages énergétiques. Il permet au fascia (tissu conjonctif qui enveloppe les organes) de faire son travail de purification, de régénération des organes et d’élimination des toxines.

Le massage ayurvédique relie le massage traditionnel à la connaissance de l’Ayurvéda. C’est avant tout un grand moment de bien-être. Décontracter, dénouer les muscles, améliorer la circulation sanguine et lymphatique, réduire la tension nerveuse.

Dans tous les traités médicaux ayurvédiques, le massage apparaît non seulement en tant que thérapie corporelle, mais surtout en tant que pratique d’hygiène de vie au quotidien. En Inde, toute la société pratique le massage ayurvédique. Dès l’âge de six ans, les enfants sont encouragés à masser les autres membres de leur famille. De même, une femme qui vient d’accoucher et son bébé recevront un massage quotidien dès la naissance et pendant 40 jours.

 

L’Abhyanga est un massage complet de tout le corps qui permet de détendre et revitaliser le corps par des manœuvres douces et fermes, continues et régulières avec de l’huile de sésame, et qui aide à calmer le système nerveux : tête, nuque, cou, buste, ventre, membres supérieurs et inférieurs, les pieds.

Sur un plan plus subtil, l’abhyanga apaise, harmonise les déséquilibres du vent, le dosha ou humeur physiologique Vata qui est très mobile.
 L’onctuosité et la fluidité de l’huile calme également Vata. 
Ce massage permet de se réunifier, de se recentrer.

Ce massage fait voyager les sens et permet de rééquilibrer notre corps et ses fonctions. Un soin particulièrement indiqué aux personnes pressées, stressées…

 

Le Kansu

Massage de la plante du pied avec le bol. Pour ce massage, on utilise du ghee qui a pour fonction principale d’équilibrer l’élément feu (améliore la santé des yeux, diminue les insomnies et apporte calme et bien-être).

Ce massage des pieds touche les points réflexes du corps. Il aide les personnes en état de faiblesse, déprimées, angoissées ou même amorphe. Il atténue la colère, la nervosité, l’angoisse et régule certaines fonctions hormonales. Il calme tout en insufflant une énergie nouvelle, il génère des sentiments d’amour, recrée des pensées positives, suscite une vitalité nouvelle.

Le bol utilisé pour ce massage s’appelle le Kansu, constitué d’un alliage de métaux dont le principal est le cuivre.

 

Exemple de formule ayurvédique :  le PADMA 28

PADMA 28 combine 20 plantes et épices de grande qualité contiennent des polyphénols, des bioflavonoïdes des huiles essentielles et des antioxydants agissants de façon synergique et antagoniste afin de procurer les plus de bénéfices pour la santé. Les principaux principes actifs contenus dans PADMA 28 sont :

Le camphre : tonifiant de la circulation et amélioration de résistance à l’effort.
L’eugénol : antibactérien et analgésique local.
Les flavonoïdes : anti-inflammatoires, antioxydants, chélateurs des métaux. Favorise une bonne circulation, surtout pour les personnes âgées.
Les Tanins : anti-inflammatoires locaux, antioxydants.

Jusqu’à ce jour, des millions de tablettes de PADMA 28 ont été commercialisées sans effets secondaires notables. Nous pouvons dire que PADMA 28 est un produit sûr et bien toléré.

PADMA 28 est à utiliser principalement en cas de troubles circulatoires périphériques : picotements, fourmillements, sensations de lourdeur, tension dans les jambes et les bras, engourdissements des mains et des pieds, crampes de mollets.

PADMA 28 favorise le maintient de la santé des vaisseaux sanguins, et la protection de la paroi des artères, même celle des artères coronaires. PADMA 28 est à consommé régulièrement pour maintenir la santé cardiovasculaire à long terme.

PADMA 28 peut être utilisé dans toutes les pathologies où l’inflammation chronique à  un rôle important.

PADMA 28 est très utile aussi dans les cas de sclérose multiple, de cirrhose du foie, d’hépatite chronique, d’arthrite rhumatoïde et d’infections respiratoire a répétition.

 

A propos de l'auteur
Sonia Rinaldi
Je suis Naturopathe - Réflexologue, et formatrice, en charge du module "Diététique" de la filière Naturopathie.