La naturopathie

La NATUROPATHIE

1/ Présentation

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C’est une approche médicale qui étudie, enseigne (d’où le titre d’éducateur de santé ou « Praticien de santé « ) et applique les lois biologiques au service de la qualité de vie des individus. C’est la synthèse des méthodes naturelles de santé et d’hygiène vitale propre à conserver (rôle de prévention), entretenir, développer ou recouvrer son « capital santé ».

 

Il s’agit de traditions hygiéniques d’obédience HIPPOCRATIQUE (équilibre des humeurs – notion antique, mais assez moderne de fait, comme nous le démontrons avec nos bilans de biologie fonctionnelle). Sa philosophie est sous tendue par le VITALISME. Le Vitalisme étudie, respecte, accompagne et favorise la force vitale d’AUTOGUERISON responsable de l’homéostasie du corps.

 

Elle tend à gérer la santé et ses éventuels troubles fonctionnels, alors que la médecine se place du côté de la maladie et des atteintes lésionnelles. En naturopathie, tout s’articule autour d’un « bilan de santé » de type hippocratique : on situe le patient en fonction de ses symptômes, de son histoire personnelle et de quelques signes d’examen dans un espace à 3 dimensions :

  •  Chaud et froid (phénomènes d’inflammation / sclérose)
  •  Humide et sec (équilibre hormonal et hydrique)
  •  Lymphoïde ou acide (la décompensation en cours – radicaux libres)

 

Le bilan de santé est effectué à l’aide de l’iridologie, de la morphologie, de l’anamnèse, de la psychophysiologie et du bilan biologique BNS. L’objectif est l’évaluation de leur capital santé, au niveau constitutionnel (hérédité), diathésique (la tendance de l’individu) et réactionnel (les symptômes actuels) = le TERRAIN.

Naturo

 

Le travail sanitaire passe par un enseignement à but PREVENTIF sous forme de conseils et de réforme de vie. Il s’agira d’un accompagnement du processus vital d’auto guérison qui portera sur :

 

  1. L’alimentation saine, des diètes ciblées (hypocalorique, gluten, crétois… ), la supplémentation alimentaires (micro-nutrition et drainage toxinique)
  1. L’eau et la balnéothérapie, l’héliothérapie et la luminothérapie
  1. L’utilisation de la chaleur et du froid (les cataplasmes, les bains alternatifs)
  1. Les exercices physiques et respiratoires, le respect des rythmes biologiques et la relaxation
  1. La géobiologie de l’habitat de vie (les pollutions environnementales).


Il sera parfois nécessaire de mettre en oeuvre des procédés thérapeutiques plus ciblés, s’appuyant sur :

  1. L’écoute (psychothérapie de soutien, la pensée positive et l’hygiène mentale …)
  1. L’homéopathie et les biothérapies (phyto-aromathérapie, oligo-éléments, vitamines …)
  1. Des techniques réflexes (acupuncture, neuralthérapie, auriculothérapie, chromatothérapie, la thérapie par les champs électromagnétiques / aimants …)
  1. Le massage et le drainage lymphatique.

 

Le but est le retour de la santé ou son maintien : état de BIEN ETRE physique, physiologique, émotionnel et mental avec le corps libéré de ses dysfonctions (souffrances).

 

Les traitements sont exclusivement issus de produits ou de thérapeutiques NATURELLES. Il n’y a pas de diagnostics spécifiques de maladies, mais des dysfonctions de l’individu dans sa globalité. La complémentarité avec le travail du corps médical est de mise : respect des diagnostics et traitements médicaux en cours et connaissance de la sémiologie d’exclusion pour les cas graves ou suspects qui doivent impérativement être envoyés chez le médecin.

Texte de synthèse de Pierre-Alain VERNET (école de naturopathie AGAPE – Lausanne-Crissier).


2/ Histoire et principes :

 

Si dans le monde antique, le rôle du médecin a longtemps été confondu avec celui du prêtre, c’est qu’une vision médicale ne peut s’élaborer qu’à partir d’une vision du monde, d’une « philosophie » qui met en cause l’homme au sein du macrocosme (environnement climatique, biologique et social) et dans son devenir (naissance, croissance, reproduction et vieillissement). Chaque civilisation a élaboré sa conception des choses, donc sa relation au monde et une approche médicale différente. On peut ainsi observer au sein de ces différentes cultures médicales, qui se sont progressivement codifiées, dans les trois grands empires du monde, à partir de 3000 ans avant J.C. (début de la période historique) :

 

En Orient , la Médecine Traditionnelle Chinoise élabore les notions d’énergie et de Sang, de Yin (structure) et de Yang (fonction) et des cinq éléments (pôles organiques en synergie et interactions). Elle développe et codifie une phytothérapie des saveurs, le Qi-cong et l’acupuncture.

 

Aux Indes, la Médecine Ayurvédique qui classifie maladies et remèdes en trois catégories (Eau, Vent et Feu) et leurs combinaisons (jusqu’à sept possibilités). La Médecine tibétaine en est une émanation.

 

En Occident, la médecine se codifie et diffuse sa doctrine, partir de la Grèce, via l’école d’Hippocrate (460 – 377 av. JC, île de Cos) qui réalise la synthèse des pensées médicales des civilisations égyptienne, mésopotamienne et perse. Celui-ci met en avant des idées proches de la MTC : l’unité de l’homme avec son milieu et la notion de systèmes biologiques auto-régulés (« natura medicatrix« ), ainsi que la possibilité d’un double abord thérapeutique, en utilisant soit la loi des contraires (allopathie), soit la loi des semblables (homéopathie): « La plupart des maladies sont curables par les mêmes influences qui les produisent » Hippocrate, dans « Les Aphorismes ». C’est aussi lui qui mettra en avant l’observation impartiale, la répugnance pour les spéculations fantaisistes et l’intérêt que l’on doit porter au pronostic.

 

La classification des terrains et des maladies se faisait sur la notion de quatre « tempéraments » : le lymphatique / le sanguin / le nerveux et l’atrabilaire, organisés selon leur aspect (humide / sec / chaud / froid) recouvrant des modes fonctionnels et des tendances morbides cliniquement définis (c’est l’ancêtre de notre approche diathésique, et l’équivalent européen de la théorie chinoise des cinq mouvements).

 

L’idée est reprise au moyen-âge par Paracelse (1493-1541) qui dans son « Paragranum » préconise le remède unique en petite dose, choisit selon la similitude de ses pouvoirs curatifs (Arcanum) avec les lésions du patient. Ces travaux furent poursuivis par Fludl qui en 1638 propose d’étendre cette doctrine aux agents pathogènes (nos futurs nosodes) : « Ainsi, les vers séchés après leur expulsion par le corps et réduits en poussière, seront administrés comme remèdes internes contre les vers, l’expectoration des tuberculeux, apres séparation nécessaire, guérit la tuberculose … ». Valentin, qui dans ses « études alchimiques », publiées en 1700, affirme que « l’égal doit être chassé par l’égal et non point par l’opposé ».

 

Nous avons voulu réunir sur ce site, les différents concepts proposées par les « médecines douces » (en anglais, l’on parle de « complementary and alternative medicine »), pour qu’elles participent ensemble au débat ouvert sur la médecine de demain. Nous voulons jeter des ponts entre nos différentes disciplines et de construire une alternative crédible au « tout chimique » actuel, qui mène nos sociétés à la standardisation de la réflexion et à la ruine financière de la protection sociale.

 

Les « médecines naturelles » sont basées sur l’utilisation thérapeutique d’une évidence biologique : les êtres vivants sont des ensembles de systèmes autorégulés. Ce sont des méthodes de stimulations visant à rétablir la santé par le libre jeu des régulations biologiques : le remède (dose, aiguille, oligo-élément …) n’agit que comme « donneur d’ordre » introduisant dans l’organisme cybernétique malade, un véritable « programme de correction » que celui-ci appliquera … ou ne pourra appliquer (ce qui est la limite de ce type de thérapeutique). Celles-ci reposent sur trois types d’approche :

 

1 – La loi d’identité :

 

« Une substance à dose infinitésimale (diluée et dynamisée) a une activité sur son propre métabolisme« .

 

  • A été démontrée par de nombreuses expériences scientifiques (ex.: intoxication du pigeon à l’arsenic puis récupération de la chronaxie et reprise des éliminations du toxique après des doses homéopathiques d’Arsenicum album),
  • A de nombreuses applications pratiques : Oligo-éléments / Sels biochimiques de Schüssler / Isothérapie / Organothérapie …

NB. Plus la substance utilisée a un rôle physiologique important, plus son action sera étendue.


2 – La loi de similitude :

 

Concept plus large, basé sur la comparaison systématique de la totalité des symptômes observés d’un malade, avec la totalité des symptômes induits par un remède (pathogénésie) ou d’une information chez le sujet sain, utilisée depuis des siècles par les médecins du monde entier. Applications pratiques aux :

 

  1. Symptômes cliniques : l’homéopathie (depuis S. Hahnemann 1815)
  1. Symptômes physiques : la MTC (5000 ans environ !) et l’ostéopathie (depuis A.T. Still 1875)
  1. Symptômes biologiques : les profils de réactivité sérique (aboutissement des premiers travaux de G. Henshaw en 1930), les BNS depuis 2007.


3 – La loi d’analogie … le Simile magique ?!

 

En dehors de la similitude de symptômes, il peut exister entre le malade et ses possibles remèdes, une similitude de phénomènes : de formes, de couleurs, d’emplacement, de comportements sociaux / écologiques même (isomorphisme), c’est la « doctrine des signatures »

 

Elle a été utilisée depuis des siècles en médecine indienne (Ayurvédique) et africaine (Animiste). Applications pratiques :

 

  1. L’Alchimie (Paracels autour des années 1600)
  1. La médecine anthroposophique (R. Steiner 1900)
  1. La symbolique analytique (S. Freud 1910, Jung 1925)


Quantitativement, il faut aussi distinguer les méthodes thérapeutiques qui apportent :

 

  • de la matière (matériel chimique), afin de réparer un défaut ou carence de structure,
  • de l’énergie (matériel physique), nécessaire aux fonctions vitales,
  • des informations qui permettront à l’énergie d’agir de façon coordonnée au sein du substrat.

 

 Bonne réflexions … En tous cas, on se méfiera des remèdes allopathiques :

Drogues

 

Objectifs de ce programme :

  • expliquer les grand principes de l’hygiène vitale et le principe d’auto-guérison,
  • apprécier la vitalité du consultant que constitue le fondement du bilan de vitalité,
  • expliciter et appliquer les différents outils thérapeutiques,
  • comprendre les relations entre psyché et somatique dans l’amélioration du terrain psycho-émotionnel,
  • permettre aux apprenants d’accéder à des cours de qualité et renforcer le transfert d’apprentissage au travers de la pratique dans l’approche des différentes techniques de prise en charge naturopathique (travaux dirigés)

Programme :

                                   Hygiène vitale

o   La naturopathie :

  • origine et fondements,
  • liens, similitudes et/ou différences avec d’autres approches (MTC, ayurvédique, chamanique, …),

                  afin d’amener chacun à un questionnement sur sa pratique ou les orientations qu’il va prendre.

o   Morphopsychologie :

  • constitutions,
  • diathèses,
  • caractère …

o   Le bilan de santé en naturopathie :

  • dents,
  • cheveux,
  • ongles,
  • langue,
  • iridologie.

o   Exercices physiques occidentaux – exercices physiques orientaux,

o   Hydrologie, balnéation,

o   Création du cabinet :

  • cadre légal et pub.,
  • le matériel,
  • les assurances,
  • fidélisation de la clientèle,
  • hygiène et
  • déontologie.

 

                                   Diététique

o   Les nutriments (rappel med. académique / la pyramide alimentaire) …

o   Les nourritures de tous les jours, les préparations, la cuisine

o   Les régimes alimentaires (historique et actualité)

o   Les cures, les jeûnes, pourquoi, quand et comment ?

o   Proposer une solution diététique aux problèmes rencontrés

 

                                   Micro-nutrition

o   Agriculture: conventionnelle, de reconversion, bio, le jardin potager

o   L’eau et le pain (gluten)

o   Les compléments alimentaires (oligoéléments, vitamines, actions et interactions) quand, comment,  pourquoi, la présentation des produits (y compris les huiles alimentaires).

  

                                   Homéopathie familiale

o   La doctrine, les différents types de remèdes et de dilutions.

o   Les sels Schüssler et les reminéralisants (terrain BNS) et les CHU

 

                                   Phyto / aromathérapie (et BNS) 

o   Les familles botaniques, les polarités organiques, le « drainage » …

o   Les fleurs de Bach et les Huiles essentielles.

 

       

A propos de l'auteur
Jean Yves Henry
Médecin généraliste, homéopathe et acupuncteur. Auteur d'une dizaine d'ouvrages, il coordonne l'enseignement de confrères de toutes spécialités pour promouvoir l'aspect intégré de ce télé-enseignement médical et para-médical.