2ème année d’homéopathie : la Sycose

La SYCOSE ou « Comment vais-je organiser mon système de survie ? »

Un peu d’histoire…

Hahnemann emploie le terme de « sykosis » pour désigner une maladie qui était connue depuis longtemps mais qui, du fait des guerres Napoléoniennes, se manifesta en Europe sous une forme quasi-épidémique. Il s’agissait de condylomes vénériens accompagnés d’une gonorrhée épaisse et purulente. Parfois secs et semblables à des verrues, ces condylomes sont le plus souvent mous, spongieux, recouverts de sécrétions fétides, saignant facilement et prenant la forme de crêtes de coq ou de chou-fleur. La verge est gonflée et présente à sa partie dorsale des indurations douloureuses.

Le traitement classique de l’époque faisait intervenir des applications locales de poudre de Sabine, d’alun ou de tanin, qui diminuaient les excroissances sans cependant les faire disparaître. Leur disparition ne s’obtenait que par la ligature élastique, l’excision ou la cautérisation chimique par l’acide chromique ou l’azotate de mercure.

Hahnemann observait que leur suppression était suivie de récidive, localement ou à distance. Il pouvait aussi s’ensuivre des troubles secondaires tels que l’anémie, la maladie de Dupuytren ou des rhumatismes. Dans les années qui ont suivi, Hahnemann indiquait deux remèdes particulièrement adaptés à ces états : Thuya occ. (aussi utilisé localement au 1/50e) et Nitricum acidum.

Les remèdes homéopathiques utilisés à l’époque pour traiter la blennorragie étaient : Cannabis satina [Ca], Cantharis, Cinnabaris [Hg], Copaiva, Cubeba, Petroselinum, Mercurius, Pulsatilla

Pour nous à présent, c’est l’aspect psychologique de cette « infection chronique » (vite camouflée sous les antibiotiques) qui domine le tableau clinique : « Inspirés par ce que nous avons vécu dans notre enfance, nous nous mettons en quête de personnages pouvant tenir des rôles que nous créons » (Pamela Lewin).

La SYCOSE … situation des troubles de l’identité sociale (adolescents et personnes âgées surtout), avec manifestations chroniques de type « hyperstructures pathologiques » par hypofonction prolongée (foie – spore) ou blocage de l’adaptation (Rate-pancréas).

Constitution d’un script de vie supplétif et autorisé qui servira de référentiel tant qu’il sera effectif, mais toujours vécu dans l’inconfort. Cela ressemble à un projet de vie, ça en a la couleur, l’odeur, mais en fait c’est contraignant et pathologique jusqu’à la somatisation. Car dans le scénario, les rôles sont empruntés, dans un projet de vie, c’est le sujet social qui est en cause.

Les remèdes de SYCOSE seront particulièrement actifs aux périodes « clefs » de nos bouleversements des données antérieures (identitaires en particulier) à l’adolescence (presque tous les adolescents ont une phase Natrum muriaticum) et à la mise à la retraite (le patient présente alors le remède de SYCOSE de sa diathèse préexistante !), quand l’adaptation est mise à mal par le désaccord entre l’image qu’on a de soi, que l’on voudrait avoir et celle de nous que nous renvoie le regard d’autrui. C’est donc un point de départ double : dialectique par rapport à soi, dialectique par rapport à autrui. Triple même avec l’absence de projet de vie par incapacité à discriminer ce qui est secondaire de ce qui est essentiel. Dans la SYCOSE, rien n’est jamais acquis, si ce n’est une culpabilité étouffante.

Le recours sera alors de fonctionner sur la base du « script » qui supplée à l’absence de jugement personnel. Ce script est conforme à l’idée que l’on s’est forgé sur son idéal dans son jeune âge (ou la problématique dominante de sa diathèse) et varie dans ses formes mais jamais dans son fond : suivre l’avis communément admis sans le remettre en cause ; inhiber la spontanéité et la souplesse adaptative dans la résolution des problèmes et des relations humaines…

Ainsi :

 » pour Pulsatilla, l’idée fixe c’est l’appartenance : « Un jour mon Prince viendra … »,

 » pour Calcarea carbonica, c’est l’immobilisme (dans son scénario : unité de temps, unité de lieu, unité d’action, du grand classique !),

 » pour Phosphorus, c’est l’impossibilité de s’attacher réellement, et son script à lui… c’est le happening permanent !!

 » pour Platina, c’est « une certaine forme d’harmonie » et un rôle taillé sur mesure pour ELLE !

À la limite, certains remèdes s’en sortent mieux : ainsi, Lycopodium a une idée fixe, et c’est la diplomatie. Cela l’autorise à adapter constamment sa technique pour assouvir sa soif de pouvoir et de reconnaissance sociale : il change les seconds rôles, le script de la scène, jamais le personnage principal… et cela le rend incontournable dans un rôle qui n’est jouable que par lui. C’est « l’acteur aux cent mille costumes » (puisqu’il retourne sans cesse sa veste !!).

Le scénario supplée au silence de notre « centrale de renseignements » personnelle (l’adaptation, le surmoi, disque dur interne). Il remplace la décision logique de la RATE-PANCRÉAS. C’est la différence entre un objectif (cadre libre, personnel, adaptable) et un scénario/script qui est contraignant ; car le script induit une pré-écriture et la distribution de rôles, un comportement préétabli, inflexible, d’inadaptation, donc pathologique jusqu’à la cassure (doctrine = la somatisation)…!!

Tous les remèdes de SYCOSE sont des remèdes de conservatisme, de refus de remise en cause des idées communément admises, de peur de la réflexion personnelle, par crainte du changement de la forme, pour rester dans le strict cadre du scénario. Car tout changement de l’esprit entraîne un changement de corps ! Cet attachement à la forme (possessions, passé, plan de vie, etc.) est la manifestation psychique de ce que, dès sa naissance le bébé, l’enfant, l’adolescent, l’adulte seront confrontés à la nécessité d’attribuer du sens aux choses, à la vie même (donner du sens à l’illogique, au paradoxe qu’il faut accepter de vivre pour mourir un jour ?).

Le recours aux idées toutes faites peut être une solution, car cela rassure. Nous interprétons en fonction de nos théories habituelles, lesquelles sont l’émanation de la manière dont nous sommes organisés psychiquement. Le scénario rassure, car on est alors « conforme ». Préfère-t-on le confort du rabâchage de papa/maman, le rôle qu’on endosse, celui que l’on attribue ? Le mauvais engrangement des connaissances, des expériences, des explorations et de l’apprentissage de l’enfance, détruit toute possibilité de confiance en un avenir personnel et original et de prise de conscience qui permettrait de renverser la vapeur !

Ce recours aux idées toutes faites sera aussi une réponse à l’autre question essentielle de la SYCOSE qui est la dimension du caché, du sacré, du divin, la recherche des causes secrètes (cf. le recours aux sectes !), la réponse à l’énigme (est énigme, tout ce qui échappe à la compréhension immédiate). Quel est le secret ? Découvrir les forces occultes qui leurrent le monde et faire partie des élus (ceux qui ont été reconnus et échapperont au destin mortel !). On doit avoir recours à des principes tenus « secrets », aux causes occultes.

Il y a confusion entre l’idée que l’on se fait de soi et de l’image que l’on renvoie : il y a identification du soi avec le sentiment de propriété. Cela comprend beaucoup de choses : notre corps, notre nom, notre statut social, notre passé, nos possessions (y compris nos connaissances, le conjoint, nos enfants…), nos idées, nos croyances, donc l’image que nous nous faisons de nous-mêmes et celle que nous désirons que les autres aient de nous. Le problème essentiel est que le Moi (c’est à dire notre rôle dans le script que l’on s’est choisi) est ressenti comme un objet que chacun possède et que cet objet est à la base de notre sentiment d’identité (ma propriété constitue moi-même et mon identité). Si mon Moi est constitué par ce que j’ai, alors, je suis immortel, si les objets que j’ai sont indestructibles : grâce à la puissance légale des « dernières volontés » la disposition de nos biens est déterminée pour les générations futures. Le « conservatisme » social et affectif permet de préserver l’immortalité.

Quelques citations :

« Après avoir pensé, l’homme choisit son idéal. Quand il trouve le moyen d’y accéder, c’est la sagesse. L’homme sage n’est pas encombré de préjugés, il possède la vacuité qui lui permet de percevoir Shen (la vertu, l’unité divine) » (Daniel Martinez).

« Le véritable adulte est celui qui sait redevenir petit enfant, abolir son mental et se laisser porter par l’événement vers la terre nouvelle de son être en acceptant de ne rien comprendre. Là, sur cette terre nouvelle, l’intelligence lui sera donnée. Il n’accusera personne (? SYCOSE), mais se remettra totalement en question pour que la lumière pénètre plus loin en lui » (De Souzenelle).

La SYCOSE, c’est le jugement comme mode de fonctionnement et une désadaptation du système de référence. Les préjugés sont considérés comme le rapport au monde (soi et les autres), ils induisent culpabilisation, griefs intériorisés, rumination silencieuse (+ dramatisation parfois), non-dits (refus de confrontation avec le réel) et leurs corollaires somatiques : angoisses, insomnies, peurs, névroses, troubles cardio-vasculaires qui sont des « pathologies de l’esprit ».

Les « mots-clefs » de la SYCOSE :

Trouble identitaire majeur, culpabilité, besoin de reconnaissance, la conformité au principe de réalité autorisée a été mémorisé et accepté… besoin d’être accepté (jugement ++) et aimé (narcicisme) par un groupe qui conditionne et assure l’action. NB. Les rites d’initiation permettent le déplacement d’un malaise psychique sur une situation maîtrisable.

Pour Henri LABORIT, cet amoncellement de préjugés indispensables à la survie du sycotique devient un inconscient autorisé culturel et il se fixe définitivement dans un discours logique lequel lui fournit un accoutrement qui le fait ressembler à la réalité…

Nous passons notre vie à essayer de nous « dé-sycoser ». C’est un processus simple (bien que rarement effectué) qui passe par :

 » le « feu » de la fièvre sur le plan somatique (d’où l’utilité des affections saisonnières !),

 » un travail psychologique en situation duelle (affronter le regard d’un autrui non jugeant) pour accéder à une prise de conscience + aide à la remise en question.

« Voir clair en ses actes et marcher avec espérance dans la vie » (Descartes)

NB. Les gens ne choisissent pas, dans une situation donnée, la meilleure solution, mais la solution la moins insatisfaisante en fonction de leur degré d’information et de leur capacité réelle d’action.

 

En situation de décompensation, il faudra commencer par le Nosode : MEDORRHINUM

 

POTASSIUM [K]
Constituant de l’espace intracellulaire. Inflammations marquées (avec œdème ou sécheresse) et sclérose (induration)
Les Kaliums sont aggravés par le froid et rarement indiqués quand il y a de la fièvre

Les Calciums sont aggravés par l’humidité, les Natrum par la chaleur.

KaliumK

Le groupe du POTASSIUM, superpolycrest du pôle cœur, ressemble beaucoup au Sodium (problème d’eau – liquide fluide -, de chaleur et de lymphe), mais intéresse surtout le Sang (liquide visqueux). Les sueurs (liquide organique du cœur) profuses aggravent le vide de Sang, or c’est celui-ci qui est à la base de toutes les pathologies organiques.

 

Contraintes externes :          gérée par le pôle :        Remèdes sentinelles :

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Froid (et traumatismes)           Rein                Kalium muriaticum (Sel Schussler)

Sécheresse (acidité)               Colon              Kalium bichromicum

Chaleur (glaires)                      Poumon          Kalium iodatum

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Humidité (oedèmes)                Pancréas          Phytolacca (gorge et sein)

Vent (soucis/poison)                Foie                 Kalium bromatum / Alfalfa

Feu (destructeur)                     Cœur               Erodium (urticaire géant) / Geranium (ulcus)

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Un remède comme Hydrastis, où le phénomène de glaires (TAN) est prédominant, est un remède où l’atteinte est double : humidité et chaleur (sur stagnation).

Dysfonctions internes (remèdes de structure) :                     (SS = sels de Schüsller)

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L’eau …                                  Rein                Kalium nitricum (le salpètre) les oedèmes

Le sang (acidité)…                 Coeur              Kalium carbonicum

L’énergie/chaleur …               Poumon          Kalium phosphoricum (SS) / Caesium

Le Yin/Yang …                       Foie                 Kalium sulfuricum (SS) / Kalium silicatum

La Lymphe …                        Rate                Gentiana lutea

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Lire : KALIUM

 

ALFALFA (K)

Psyché : insomnie et tr. de mémoire des surmenés

Soma : asthénie et nervosité

Contient : Ca, K, Ph, fer, vit. A et C, flavone, coumarine, stérols

 

PHYTOLACCA (K)

Mots-clefs : « Le sein »

Psyché : crampes et prostration alternant

Soma : engorgement lymphoïde = angine, mastose, rhumatismes avec raideurs, douleurs erratiques (torticolis, PSH …)

Modalités : < le mouvement, l’humidité

Contient : histamine, saponines, sels de K

CALCIUM [Ca]

Elément essentiel de toute matière protéique : nutrition / assimilation digestive / OS ++

Le groupe des CALCIUM se situe sur le cycle Sheng (qui gère les structures). Les Calciums sont les ambassadeurs du pôle Foie (Yang/thésaurise le Sang) au sein du pôle Cœur (Chaleur/mobilise le Sang). Dans ce groupe, nous observerons donc des problèmes constants de :

  • Froid et de fatigue, car si « vide de Sang à vide de Qi et de Yang»
  • Emotionnels, car si « vide de Sang, l’esprit n’est plus à sa place» (Solanées)
  • Obésité, car « le Yang insuffisant ne peut limiter le Yin».

 

Contraintes externes :            gérée par le pôle :                   RS :

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Froid (et traumatismes)           Rein                Tamus com. / Cheiranthus / Symphytum

Sécheresse (acidité)               Colon              Calcarea oxalica

Chaleur (glaires)                      Poumon          Hepar sulfur / Myristica / Plantago

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Humidité (œdèmes)                 Pancréas          Calcarea iodata

Vent (soucis/poison)                Foie                 Hyosciamus / Stramonium

Feu (destructeur)                     Cœur               Belladonna / Cantharis / Eupatorium

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Dysfonctions internes (polycrests et satellites) :

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L’eau …                                  Rein                Calcarea muriatica

Le sang …                              Coeur              Calcarea fluorica / Lapis albus

L’énergie/chaleur …               Poumon          Calcarea phosphorica

Le Yin/Yang …                       Foie                 Calcarea sulfurica

La Lymphe …                         Rate                Calcarea carbonica

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Calcarea carbonica, lire : CALCAREA

 

CALCAREA FLUORICA  « L’hyperlaxe » (sel de Schüssler)

Psyché : insatisfait -> indiscipliné et indécis

Soma : ostéoporose, exostoses, laxité ligamentaire, ptoses, caries, nodules sein, adénopathies dures, varices ou artériosclérose, fissures sur indurations, angiomes

Modalités : < temps froid et humide, lat. gauche

 

CALCAREA PHOSPHORICA « L’os » (sel de Schüssler)

Psyché : fatigabilité, émotivité, tétanie

Soma : asthénie, céphalées, vertiges, énurésie, albuminurie, coryza chronique ou leucorrhée, rachitisme, déminéralisation

Modalités : < froid humide, dentition, orage

 

CALCAREA SULFURICA  « La suppuration cutanéo-muqueuse »  (sel de Schüssler)

Psyché : hypersensible à tout et à tous, irritabilité

Soma : suppuration cut. ou muqueuse chronique indolore = furoncles, impétigo, blépharite, otite, fissure …

Modalités : < le froid humide, la chaleur, après les repas

 

Il existe de nombreux sels de calcium dans la matière médicale et beaucoup sont peu connus :

Calcarea lactosa                  l’anémie des hémophiles, avec céphalée —-> Ferrum)

Calc. lacto-phosphorica      anémie avec migraine et vomissements

Calc. hypophosphorosa       pyélonéphrite, colibacillose

Calcarea acetica                  dysménorrhée et migraine

Calcarea arsenicosa            néphrite avec albuminurie

Calcarea oxalica                  lithiase rénale oxalique

Calcarea muriatica              besoin de soins et d’attention,

eczéma et alopécie (réactif du vieux test biologique de Burstein)

Calcarea nitrica                  « Phobies » (Scholten), angoisses d’anticipation, peur d’être ridicule

Calcarea caustica (la chaux éteinte)             déminéralisation et talalgies

Calcarea iodata                   rhume de l’enfant adénoïdien, goitre de la puberté

Calcarea bromata                enfants nerveux, irritables, troubles gastriques

Calcarea picrata                  furoncles des conduits auditifs, du coccyx. Acné du front

Calcarea silicata                  frilosité et émaciation

Lappis albus (silico-fluorate de calcium)   tumeurs fibreuses avec hémorragies, ganglions indurés

 

Les Solanées (Ca) : le « choc du réel »

Lire : Solanées4

 

Hepar sulfur  (Ca) « Les nerfs à vif »

Psyché : pyromane

Soma : congestion lymphoïde présuppurative (fait murir les abcès … attention !)

 

CANTHARIS  (Ca) « La cystite »

Psyché : excitation -> irritation, insolence, colère, délire érotique

Soma : éruption vésiculeuse, brulures muqueuses, cystalgies ++

Modalités : < en urinant, par l’eau

 

SYMPHYTUM OFFICINALIS (Ca)

Soma : fractures douloureuses ou consolidant mal

Phyto : Consoude – reminéralisante / hémostatique (contient : oses, alcaloïdes)

 

 

IODE [I]

Constituant des tissus glandulaires ; action : irritation, inflammation, induration (halogène lourd)

Contraintes externes :            gérée par le pôle :           Remèdes :

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Froid (et traumatismes)            Rein                Ephedra (GE)

Sécheresse (acidité)                Colon              Laminaria (GE)

Chaleur (glaires)                      Poumon          Fucus vesic. (G)

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Humidité (oedèmes)                Pancréas          Badiaga (G)

Vent (soucis/poison)                Foie                 Scutellaria

Feu (destructeur)                     Cœur               Lycopus (GE)

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Dysfonctions internes (polycrests et satellites) :                    (G = goitre / E = exophtalmie)

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L’eau …                                  Rein                 Spongia (GE)

Le sang (acidose)…                 Coeur              Iodum (GE)

L’énergie/chaleur …                Poumon          Chlorum

Le Yin/Yang …                        Foie                 Oleum jecoris

La Lymphe …                         Rate                 Bromum

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Lire : IODUM

 

SODIUM [Na]

Ses sels règlent les échanges de l’eau entre protoplasme et noyau + les mécanismes d’assimilation et d’élimination des sels dissous ds l’eau et l’équilibre osmotique. En homéopathie diathésique, le groupe des SODIUM est l’ambassadeur du pôle Poumon (Energie) au sein du pôle Cœur (Sang). On est en outre sur un des axes des triangles de l’Eau (C/P/Rn) et de la Lymphe (C/Rt/P). Cette mise en place explique déjà la plupart des symptômes des remèdes du groupe, dont un des symptômes le plus net est que « les liquides ne sont pas au bon endroit ».

Contraintes externes :            gérée par le pôle :                RS :

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Froid (et traumatismes)           Rein                Chamomilla / Rhododendron

Sécheresse (acidose)             Colon              Borax (aphtes et vertiges)

                                                                       Theridion (intolérant au bruit et vertiges)

Chaleur (glaires)                     Poumon          Lac caninum

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Humidité (oedèmes)                Pancréas          Aranea diadema / Dulcamara

Vent (soucis/poison)                Foie                 Ambra grisea / Ignatia amara (déception ) /

Origanum (TOC) / Staphysagria (non-dit) / Valeriana

Feu (destructeur)                     Cœur               Sabina / Thlaspi / Drymis (saignements + caillots)

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Les remèdes présentant des symptômes d’ulcération (ex. les aphtes de Borax) sont des remèdes de sécheresse, l’acidité locale (secondaire) étant responsable de l’atteinte de la structure.

Dysfonctions internes (polycrests et satellites) :

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L’eau …                                  Rein                Natrum muriat. (suite de deuil le plus souvent)

Le sang (acidose)…               Coeur              Natrum phosphoricum / Abrotanum

L’énergie/chaleur …              Poumon          Natrum carb. / Cyclamen

Le Yin/Yang …                       Foie                 Natrum sulfuricum

La Lymphe …                        Rate                Thuya occ. est un remède complexe, d’action chronique et profonde (atteinte hydrogénoïde du SRE). Il a, dans le groupe des Sodium, de nombreux satellites selon les différentes polarités d’atteinte : Teucrium marum (polype nasal)/ Fraxinus americana (fibrome)/ Sabal serrulata (prostate) …

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Lire : NATRUM MUR

 

CHAMOMILLA (Na) « Les douleurs intolérables »

Problématique : a foi en l’esclavage !

Psyché : colère suivies de convulsions

Soma : névralgies, coliques, dysménorrhée

Modalités : < colère, dentition, > par le bercement, en voiture

Phyto : Matricaire – antispasmodique / sédative / fungicide (contient : HE de matricaire)

 

IGNATIA AMARA (Na) « Un comportement paradoxal »

Problématique : émotivité somatisée du syndrome d’échec

Psyché : malaise existentiel –> ses nerfs ont craqué, Shen troublé = migraines, vertiges, insomnie …

Soma : profonds soupirs, spasmes polymorphes, boule hystérique,

Modalités : < les émotions, le café, les odeurs …

Contient : 60% d’alcaloïdes

 

STAPHYSAGRIA (Na) « L’indignation silencieuse »

Problématique : suppression émotionnelle

Psyché : hypersensible et orgueilleux, garde tout sur l’estomac

Soma : cystite à urines claires, prurit psychogène, chalazion, verrues pédiculées et papillomes génitaux

Modalités : < les émotions, le moindre contact

Phyto : Dauphinelle – sédative / vulnéraire (contient : alcaloïdes et huile)

 

Lire : Cyclamen

Lire : LACCaninum

Lire : THUYA

 

AMMONIUM

Le groupe des AMMONIUM est l’ambassadeur du pôle Rein (Yin/volonté) au sein du pôle Cœur (Sang/Shen). Il est en outre sur un des axes des triangles de l’Eau (C/P/Rn) et des Feux (R/F/C). « Ces remèdes se comportent comme les Natrum et les Kalium, mais aggravés, car l’ammoniaque (R-NH3) est un produit de décomposition laissant présager une atteinte grave du foie et des reins, d’où une tendance urémique » P. KOLLITSCH.

Contraintes externes  :            gérée par le pôle :                   RS :

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Froid (et traumatismes)            Rein                Rumex (toux sèche incessante)

Sécheresse (acidose)              Colon              Anagallis / Sarsaparilla

Chaleur (glaires)                      Poumon          Caladium / Colombo / Tabacum

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Humidité (oedèmes)                Pancréas          Senega (crachotte et graillone sans arret)

Vent (soucis/poison)                Foie                 Anacardium / Cocculus

Feu (destructeur)                     Cœur               Guaiacum / Verbascum

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Dysfonctions internes (polycrests et satellites) :

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L’eau …                                 Rein                Ammonium mur. (sur Albumines basses)

Le sang (acidité)…                Coeur              Lobelia / Menispermum (hypo TA)

L’énergie/chaleur …              Poumon          Ammonium carbonicum

Le Yin/Yang …                      Foie                 Causticum

La Lymphe …                        Rate                Mentha piper. / Zingiber

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Causticum, le principal remède du groupe, remède d’agitation (Yang : ne peut tenir en place) sur dégradation de la structure (Yin – sec) est à la limite des réactions de Froid (Rein/sclérose : ankyloses, paralysies localisées) et de Sécheresse (vertiges, verrues cornées, constipation …).

Lire : AMMONIUM

Lire : CAUSTICUM

Lire : Anacard-Coculus

 

SENEGA (Am)

Soma : toux douloureuse avec diff. d’expectorer (asthme et bronchopathies), exophtalmie

Modalités : < par le froid, le matin

Phyto : Polygale de Virginie – tonique / fébrifuge / toux (contient : saponosides terpéniques)

 

Tabacum (Am)  « La nausée tabagique »

Idées noires pendant la digestion, incapable de se concentrer sur un sujet déterminé pour en parler raisonnablement. Il est aggravé par le moindre mouvement (mal des transport).

 

VERBASCUM (Am)

Soma : névralgie faciale ou temporo-maxillaire

Modalités : < par les changements de temps, lat. gauche

Phyto : Bouillon blanc – pectorale / névralgie (contient : saponines, mucilages)

 

 

A propos de l'auteur
Jean Yves Henry
Médecin généraliste, homéopathe et acupuncteur. Auteur d'une dizaine d'ouvrages, il coordonne l'enseignement de confrères de toutes spécialités pour promouvoir l'aspect intégré de ce télé-enseignement médical et para-médical.