L’acupuncture

Question … Je souffre de …, pensez-vous que l’acupuncture me ferait du bien ? 

Réponse … La Médecine traditionnelle chinoise (MTC) est une des plus vieilles doctrines médicales du monde. Elle comprend un ensemble de techniques (massages, diététique, phytothérapie …) dont l’acupuncture est la plus intrigante pour nos esprits occidentaux. Au-delà des mystérieuses aiguilles et de la symbolique un peu abstraite du Yin et du Yang, cette approche des régulations psychosomatiques reste largement méconnue en Europe.  

Au départ était le « chaud et le froid », « l’humidité et la sécheresse », puis le « vent et le feu » bout du processus. Ces influences subtiles ont leur part dans l’apparition des maladies et dans leur traitement. Cet enracinement dans les énergies élémentaires nous ramène en un temps où l’être humain était inextricablement lié aux forces de la nature. 

Dans les sagesses traditionnelles, l’humain est perçu non comme un être dominant la nature, mais comme un élément du grand tout et comme son microcosme reflétant, à son échelle, les lois de tout l’univers. La médecine chinoise a accumulé les expériences depuis plus de 5000 ans et ne perd jamais de vue le fait que le patient interagit avec la globalité. Elle s’efforce donc toujours d’agir sur les causes plutôt que sur les symptômes (effets). Ces causes tiennent le plus souvent en une rupture d’équilibre entre les différentes énergies qui parcourent son corps et qui le relient au monde, dans une complémentarité fluctuante et continuelle du Yin (structure) et du Yang (fonction). 

Dans la pratique, ces principes philosophiques, se révèlent dans une observation attentive de chaque cas. On observe le fonctionnement des viscères (organes creux), le volume des différentes humeurs (liquides du corps) … Les causes de la maladie peuvent être multiples, saisonnière (ex. : coup de froid en l’hiver, rhume des foins au printemps …), traumatique, infectieuse ou parasitaire, émotionnelle, alimentaire …  

Le praticien utilise essentiellement quatre moyens diagnostics :

  1. L’inspection globale de la personne
  2. L’interrogatoire, qui tiendra compte des circonstances et insistera sur la présence de fatigue, de frilosité, sur les éliminations …
  3. L’examen de sa langue (sèche, épaisse, fissurée …)
  4. La prise des pouls (afin d’évaluer l’énergie relative qui circule dans les différents méridiens) 

Les chinois avaient observé très tôt les correspondances existant entre les différents points du corps et les dysfonctions organiques. Ils ont commencé par appliquer sur ces points des pierres polies chaudes, puis des aiguilles de bronze, d’argent ou d’or. Aujourd’hui, elles sont en acier, très fines et à usage unique. 

En Chine et dans les pays limitrophes, la médecine occidentale s’est imposée pour les urgences et la chirurgie, mais la MTC est toujours largement pratiquée, car elle se révèle supérieure par ses concepts et dans ses résultats pour la correction des troubles fonctionnels et dans les pathologies chroniques. 

On peut observer que la doctrine et la pratique de l’homéopathie (médecine traditionnelle occidentale) se rapproche beaucoup de celle de la MTC, l’une éclairant d’ailleurs l’autre, comme le découvre les étudiants qui suivent notre télé-enseignement. Simplement le granule homéopathique est porteur de l’information correctrice que l’aiguille ou le moxa (aiguille chaude) délivre habituellement en Chine.

Où se former ? … télé-enseignement de MTC sur notre Cyber-campus (environ 600 heures – 2 ans, après la formation académique)

Où mieux s’informer ? :

A propos de l'auteur
Jean Yves Henry
Médecin généraliste, homéopathe et acupuncteur. Auteur d'une dizaine d'ouvrages, il coordonne l'enseignement de confrères de toutes spécialités pour promouvoir l'aspect intégré de ce télé-enseignement médical et para-médical.