Le BNS, outil du dentiste

Le BNS, outil du dentiste ? 

Le dentiste est parfois confronté, dans sa sphère mandibulaire d’action, à des symptômes et pathologies qu’il ne comprend pas ou arrive mal à contrôler par le seul traitement local. En effet, les dents et les tissus environnants ne sont pas suspendus dans l’espace, elles font parties d’ensembles organiques avec lesquelles elles interfèrent et sur lesquels il est bon de recueillir des informations. Le dentiste travaille sur :

  1.        les structures
  2.        les fonctions
  3.        les causes locales d’aggravation (ex.: mécaniques, microbiennes)

Mais ces trois niveaux sont au sein de trois ensembles qui vont influer sur elles :

  1.        l’équilibre immunitaire
  2.        l’équilibre métabolique
  3.        les contraintes externes, de différents types, durées et amplitudes 

Le BNS est l’outil idéal pour avoir une idée globale de ces niveaux (externes à la sphère dentaire) mais qui vont s’y manifester de façon répétée et parfois délétère.

alt  « La médecine demain ? » : le BNS en théorie et pratique

Travailler soigneusement en bouche est une nécessité, mais les résultats obtenus localement seront d’autant plus durables que vous aurez obtenu une régulation physiologique des contraintes qui pèsent sur les tissus en bouche. 

La bouche est au carrefour de nombreuses structures : osseuses, vasculaires, muqueuses, lymphoïdes, glandulaires, nerveuses … Ses pathologies sont multiples, locales (mécaniques et microbiennes), mais aussi expressions localisées de troubles humoraux et tissulaires globaux (exemples : aphtes, maladie carieuse …). Le problème vient du fait que l’on n’a jamais vraiment appris aux médecins à examiner la bouche (la langue et les dents) et que les dentistes n’ont qu’une formation légère des différents tableaux pathologies que la médecine essaye d’élucider !

Les BNS, s’appuyant sur une batterie de tests immunitaires (protidogramme différentiel et Euglobulines) et métaboliques (protidologie fonctionnelle), sont la parfaite démonstration de l’adage : « Le tout est supérieur à la somme des parties : quand les parties créent un système, il y a une qualité émergente ».

Nous allons vous montrer ici deux types de bilans qui illustrent parfaitement deux types observée de parodontopathies évolutives, qui se signalent par une situation d’engorgement (ou de blocage) lymphoïde (Rate-pancréas en MTC) ou une dysfonction de minéralisation (Rein-os en MTC).

Cas n°1 : Monsieur Fréderic F… technicien de 38 ans, taille = 1,61 m, 73 kg (surpoids léger). Pas d’antécédent particulier. Paro avec infections répétées, aphtes, langue chargée.

Le BNS met bien en évidence l’engorgement lymphoïde (hyper Gamma). Les paramètres calculés ne sont pas très perturbés, mais on voit bien l’évolution des terrains :

Intoxiqué —> Lymphoïde —> Vasculaire.

Dent1

Le traitement comprendra le contenu d’une gélule d’EFFICOMPLEX n°3 et 25 gouttes par jour d’Arctium lappa 1 DH (composée), plante dépurative, régulant la glycémie. Le résultat tiendra à condition que le patient observe un « régime diabétique » (voir sur le site) et réduise son surpoids.

 

Cas n°2 : Mme Colette D … retraitée agricole de 74 ans, 1,49 m, 68 kg (surpoids léger). Les antécédents sont peu documentés : ablation du rein droit (cause non précisée ?). Bilan effectué pour une « maladie parodontale » dont l’aspect n’est pas précisé non plus (?!).

Le BNS met bien en évidence un effondrement des Albumines (c’est une maladie organique) et des Euglobulines (le stress oxydatif est important et il se développe dans un contexte de sécheresse).

Les paramètres calculés sont perturbés et on voit bien l’évolution des terrains : Acide —> Déminéralisé.

Le traitement comprendra le contenu d’une gélule d’EFFICOMPLEX n°6 et 25 gouttes par jour de Pinus sylvestris 1 DH (conifère), plante décongestionnante et reminéralisante. Il faudra approfondir l’antécédent rénal et proposer un régime physiologique de normalisation du poids.

Dent2

 

Ces deux observations nous amènent à théoriser que sur le « camembert des terrains » on peut observer un « axe des paros » qui va du terrain lymphoïde au terrain déminéralisé :

Dent3

Une situation particulière s’observe quand nous sommes confrontés à une forme particulièrement résistante d’infection parodontale, récemment mise en évidence par notre camarade S. DEBARD : « Le candida albicans, levure saprophyte du tractus digestif, peut, sous certaines conditions, soit se multiplier de façon anarchique et générer une candidose buccale (forme yeast) soit muter génétiquement et se transformer en mycelium, venir coloniser les poches parodontales, et y développer une parodontite candidosique  »

Celle-ci s’observe presque à tout coup dans une « situation d’acidité » (inflammation + ulcération) qui se met en place lorsque le terrain est sec. Les marqueurs de cette situation grave varient selon les patients : les Euglobulines sont basses et les tests Ammonium et Acides sont perturbés. A un stade plus avancé, les Albumines baissent tandis que les Alpha 1 globulines s’élèvent. Cette situation cumule donc les troubles des pôles lymphoïde et rénal (cf. les deux cas vus précédemment), ce qui explique sont évolutivité et sa résistance au traitement.

Un traitement local soigneux reste essentiel (l’HE de genévrier nous est apparue comme très active). L’EFFICOMPLEX n°4 et des plantes de diathèse acide, comme Oenothera biennis 1 DH, permettent d’habitude une évolution favorable. Des aspects biologiques plus complexes peuvent – bien sûr – être observés, en fonction du passé des patients.

 

L’Organothérapie (lab. Heel) et la Sérothérapie (Sérolab) peuvent être des adjuvants remarquables :

  • Rate (engorgement lymlphoïde) : Lymphomyosot (Myosotis comp. en Suisse)
  • Pancréas (diabète gras et Micro-angiopathie) : Syzygium comp.
  • Rein et Os : Solidago comp. et Zeel (Cartilago comp. en Suisse)

 

  • Sérum equi SRE … anti-infectieux et immunomodulateur
  • Sérum equi OFB (ostéo-fibroblaste) … reminéralisation
  • Sérum equi Neurovasculaire … antalgique et anti-inflammatoire : pathologie dégénérative.

 

Cependant, j’aime bien expliquer à ces patients la petite histoire suivante : « Le candida, c’est comme les coquelicots … Vous avez sans doute remarqué que dans les champs de blés, il n’y avait des coquelicots qu’à certains endroits ?. C’est parce qu’à ces endroits là, le terrain acide favorise leur croissance. Et bien, vous comprenez qu’il ne sert à rien d’aller enlever périodiquement les coquelicots, si on ne traite pas l’acidité du terrain ! »

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A propos de l'auteur
Jean Yves Henry
Médecin généraliste, homéopathe et acupuncteur. Auteur d'une dizaine d'ouvrages, il coordonne l'enseignement de confrères de toutes spécialités pour promouvoir l'aspect intégré de ce télé-enseignement médical et para-médical.