Le syndrome de Sharp

 

Le syndrome de Sharp ou connectivite mixte est l’association chez un patient des signes d’au moins deux connectivites (maladies systémiques, maladie auto-immune).

Elle a été décrite pour la première fois en 1972 par Gordon Sharp, associant des manifestations appartenant à la fois au lupus érythémateux disséminé, à la sclérodermie systémique, à la poly myosite, et à la polyarthrite rhumatoïde. Dans cette description princeps, il est d’emblée fait état d’anticorps antinucléaires.

Par la suite la distinction a été faite (en particulier par l’école française de médecine interne) entre les authentiques syndromes de Sharp, dont l’évolution est lente et bénigne, et d’autres cas où l’évolution se fait dans la gravité de complications classiques d’une ou l’autre des connectivites citées. On admet maintenant que ces cas sévères sont plutôt des formes de lupus, de polymyosite ou de sclérodermie authentiques dont les signes de début ont pu prêter à confusion avec un Sharp.

  • Le début est lentement progressif, avec apparition d’un syndrome de Raynaud.
  • Il existe souvent un aspect de « gros doigts boudinés » assez évocateur, ainsi qu’un authentique syndrome du canal carpien.
  • La capillaroscopie lorsqu’elle est pratiquée peut donner le change avec une sclérodermie systémique débutante.
  • Il existe souvent des polyarthralgies, voire de véritables arthrites inflammatoires, surtout des extrémités.
  • On peut voir des myalgies, avec anomalies biologiques évocatrices d’une myosite.

Le traitement classique est basé sur l’utilisation d’aspirine, ou d’anti-inflammatoires non stéroïdiens. Le syndrome de Raynaud bénéficie d’anticalciques ou de prostaglandines vasodilatatrices. Un traitement de fond par antipaludéens de synthèse (Nivaquine) est souvent préconisé (en l’absence de contre indication).

Les traitements physiologiques doivent être choisis à partir des aspects du BNS (exemple ci-dessous, où l’hyper Bêta + Gamma domine le tableau, ainsi que l’hyper Zinc, ion activateur des métalloprotéinases) :

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Ce traitement comprendra : des anti-oxydants (en phase inflammatoire), des acides gras Oméga 3 (précurseurs des prostaglandines), des sels de silice (EFFICOMPLEX n°6) et des plantes adaptées aux différents symptômes dont se plaint le patient : Borrago off. (peau), Brassica napus oleifera (myosite), Cornus sanguinea (micro-circulation) …

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A propos de l'auteur
Jean Yves Henry
Médecin généraliste, homéopathe et acupuncteur. Auteur d'une dizaine d'ouvrages, il coordonne l'enseignement de confrères de toutes spécialités pour promouvoir l'aspect intégré de ce télé-enseignement médical et para-médical.