Le système urinaire (MARIEB ch.25)

LES REINS et les VOIES URINAIRES 

Anatomie des reins

Organe double. L’aorte descendant donne une branche rénale (artère rénale) et le sang qui sort du rein arrive dans la veine cave inférieure.

Environ 6 pyramides rénales par capsule, avec:

— une partie corticale qui contient les « glomérules » (petites alvéoles sur lesquelles passent les artérioles rénales. De là sort une première urine qui n’est pas très concentrée. Normalement, les glomérules ne laissent pas passer l’albumine.

Les urines normales ne contiennent pas ou très peu (examen: cyto-bactériologie urinaire) ni de cristaux, de sucre, d’acétone, – de 500 globules rouges, – de 500 globules blancs, -10000 germes sur 1 ml). Voir la composition de l’urine Marieb p. 1050

— une partie tubulaire. 2ème système qui se met en œuvre: le « tubule » est un tube de distillation, comme un alambic. À chaque étage, il y une pression osmotique différente (voir Marieb p. 1043) où il va avoir lieu la réabsorption de certaines substances (comme le sodium) ou sécrétion d’autres substances (comme la créatine). Il y a même des produits qui sont sécrétés et réabsorbés comme l’urée). En résumé: glomérules en périphérie et tubules au milieu.

Néphron : unité fonctionnelle du rein. Anse du néphron ou anse de Henlé

L’urine va dans le bassinet du rein, puis elle s’écoule dans l’uretère.

Néphron

 

 

 

 

 

 

 

 

Le rein droit est dépendant mécaniquement de la présence du foie.

Présence des nerfs grand et petit abdomino-génitaux qui vont entraîner la symptomatologie caractéristique des problèmes rénaux.

La veine spermatique gauche (ou utéro-ovarienne) se jette dans la veine rénale gauche, d’ou le nom de « rein génital ».

On observe un nombre important d’anomalies anatomiques des reins :

  1. — en manque : agénésie (un seul rein) ou kyste néphrogénique (à opérer)
  2. — en excès : petits reins multiples, avec un risque de lithiases et d’infections augmenté
  3. — ptose : rein dans le petit bassin

 

Physiologie du rein

L’étonnante machine humaine est composée normalement de 60% d’eau, de 20% de graisses et de 20% de « masse maigre » (os, muscles et organes), organisés en 75 000 milliards de cellules, dont 32 milliards de cellules nerveuses.

Le rein va gérer l’eau du corps (250 fonctions connues) et l’équilibre de sa minéralisation. Il aura donc un effet déterminant dans tout ce qui dépend du tissu conjonctif, et en particulier les os et les articulations.

Pour la MTC va avoir une relation privilégiée avec :

       les voies urinaires (vessie + organes génitaux externes)

       l’oreille interne (remplie d’eau et d’otolytes)

       son endocrine = les surrénales (adrénaline et corticostéroïdes)

       les « entrailles curieuses », parmi lesquelles :

–   l’utérus (prostate chez l’homme)

–   et « les moelles » (osseuse et épinière).

 

Pour la MTC encore, le Rein (surrénales) gère la volonté, le désir de combattre (vouloir vivre)

Le froid (coup de froid) et la peur (intense, pas le fait d’être peureux) lèsent le rein.

Son sens est l’audition, sa saveur le salé, son liquide organique l’urine.

Son allergie est l’eczéma (dermatose qui commence toujours par une bulle d’eau)

La saison du rein est l’hiver, mais beaucoup de ses pathologies apparaissent au cours d’un été caniculaire (quand il n’y a plus d’eau dans le rein pour contrôler un feu du cœur).

 

Pathologie des reins

Le Rein gère l’eau. Ses maître-symptômes seront donc : 

  1. la sécheresse ou les œdèmes.
  2. colique néphrétique = vide d’eau du rein (les calculs précipitent = phase 4)
  3. le vide d’eau favorisera la stagnation dans les voies urinaires, d’où cystites.

Symptôme à rechercher : Polyurie, polydipsie (on boit de façon excessive): signe du diabète (type 1). Anurie (on ne fait plus pipi): à cause d’une prostate qui bloque, à cause de diverses maladies de rein où celui-ci se bloque.

Hydraté

Nous ne développerons pas ici les pathologies qui sont du domaine du spécialiste néphrologue : l’albuminurie (orthostatique ?), l’hydronéphrose (gros rein par défaut mécanique d’excrétion), les anomalies anatomiques (reins petits ou/et multiples), la glomérulonéphrite, la pyélonéphrite, la néphrite chronique hypertensive, la polykystose rénale, le syndrome néphrotique (ou « néphrose lipoïdique »).

Pathologie chronique : l’insuffisance rénale, avec un taux d’urée important et donc risque de de coma urénique (l’urée est neuro-toxique). Solution: dialyse puis greffe du rein.

Les troubles de l’eau du rein au niveau de l’oreille interne vont générer vertiges (vrais = rotatoires) et bourdonnements d’oreilles. Le syndrome de Ménière correspond à l’association de vertiges + surdité + bourdonnements d’oreilles.

Les kystes simples du rein (kystes para-pyéliques) sont habituels chez les adultes avec une incidence de 33% à l’âge de 60 ans. La majorité des kystes est la asymptomatique, toutefois, ils peuvent parfois être responsables d’obstruction des voies urinaires.  

L’interrogatoire et l’examen du patient peuvent mettent en relief les signes suivants :

       il a subit un traitement corticoïdes récent (ou de longue durée)

       il transpire beaucoup, même en hiver, et boit peu

       il a les « yeux bouffis » le matin au réveil

            –   il se présente avec un lumbago (psoïtis) à la consultation

            –   il se plaint, du côté du rein en souffrance :

                        – d’une douleur le long de la 12 ème côte,

                        – d’une douleur le long de la crête iliaque,

                        – d’une douleur au niveau de l’aine,

                        – d’une douleur le long de la face antéro-interne de la cuisse,    

                          pouvant s’étendre jusqu’à la face interne du genou,

                        – d’une douleur de la bourse (scrotum et grande lèvre).

            –    il se tient penché du côté de son rein en dysfonction, avec le bassin dévié latéralement (psoas).

L’URETERE ET LA VESSIE

Anato-physiologie de l’uretère et de la vessie

Les uretères vont des reins à la vessie et l’urètre va de la vessie au méat urétral.

L’uretère passe en arrière du ligament large de l’utérus. Il se rétrécit en croisant les vaisseaux iliaques, zone de ralentissement de la progression de l’urine.

La vessie est amarrée :

  1. au plancher pelvien par les lames saco-recto-génito-pubiennes, d’ou une chaîne fasciale (plancher pelvien – coccyx-sacrum – dure mère – crâne et membranes dure-mèriennes),
  2. et à l’ombilic par l’ouraque : d’où une chaîne fasciale (vessie – ligament rond – ligament falciforme – péricarde – ligament thyro-péricardique – base du crâne).

Elle est en relation avec le membre inférieur par l’intermédiaire de la membrane obturatrice interne.

L’urètre est court chez la femme et il n’y a que le muscle sphincter de l’urètre (une branche du muscle releveur de l’anus) pour retenir l’urine. Chez l’homme il traverse la prostate et le pénis.

Résidu mictionnel: à cause des grosses prostates qui ne permettent pas à la vessie de se vider complètement (effet de siphon !)

Pathologies: Adénome (70% des hommes de 70 ans !) et cancer. Polypes de la vessie

Les lithiases: dans une situation de sécheresse, mais aussi contexte familial. Il y a des calculs d’acide urique mais aussi d’acides oxaliques. C’est une douleur déchirante qui s’accompagne d’une agitation frénétique (aucune position qui calme).

NB. il y a une plante, Chrysantellum americanum (teinture, gélules, extrait fluide), qui fait fondre les calculs rénaux et vésiculaires !

 

alt

 

A propos de l'auteur
Jean Yves Henry

Médecin généraliste, homéopathe et acupuncteur.
Auteur d’une dizaine d’ouvrages, il coordonne l’enseignement de confrères de toutes spécialités pour promouvoir l’aspect intégré de ce télé-enseignement médical et para-médical.