Les araignées

Les araignées

Un sondage en Grande Bretagne, en 2004, a démontré que la première phobie était l’arachnophobie, alors qu’au répertoire de Kent, au symptôme « peur des araignées », il y a moins de 10 remèdes ! Leur trait commun en homéopathie est l’agitation psychomotrice, jusqu’à la folie.

La famille des araignées (Arachnides/Aranéides) comporte 40 000 espèces (1600 en Europe), dont 10 seulement sont toxiques pour les humains. Ces invertébrés possèdent 6 à 8 yeux simples, 4 paires de pattes – toutes de grandeur différente – sur un céphalothorax. Ce sont des prédateurs carnivores, qui régulent la population des insectes. Apparues sur terre dès l’ère primaire, elles ont une hémolymphe à ion cuivre. Elles ne se métamorphosent pas, mais grandissent par mues (8 à 13). Elles n’ont pas de mandibules, ni d’antennes, ni d’ailes, mais seulement des crochets avec des glandes à venins, qui servent à tuer instantanément leurs proies. Ce sont des poisons convulsivants (par activation permanente des canaux calcique ou sodiques), névralgiques et hémorragiques. Elles vivent de 1 à 20 ans, les mâles errant à la recherche des femelles (danse nuptiale) et mourant après l’accouplement (parfois mangés après le coït !) . Elles sécrètent de la soie (aussi résistante que le nylon !) par leurs glandes sericigènes. Les toiles servent au déplacement, à la capture et de pouponnière (Agnès Flour).

 

Il existe malheureusement un certain nombre de confusions de taxinomie dans les travaux homéopathiques, de plus de nombreuses pathogénésies sont incomplètes. Deux sous-ordres :

Mygale

 

1/ Les Mygales (5% des araignées, 19 espèces en Europe), nocturnes, qui peuvent être grosses (jusqu’à 15 cm) et qui se déplacent en sautant.

Atrax robustus … mygale trapue, sombre d’Australie. Pathogénésie incomplète en 1969. Venin très toxique : contractures, douleurs syncopales, vomissements, douleurs abdoninales, dyspnée et paralysie.

 

Mygale lasiodora (ge) … en fait : Lasiadora parahybana, araignée noire brésilienne, velue (les poils sont remplis d’histamine !) : irritation oculaire (conjonctivite, kératite, uvéite …) et respiratoire, agitation motrice (fugueurs ?) avec rèves ridicules, chorrhée et soubressauts.

 

2/  Les Arachnides (95%), grandes tisseuses.

 

A/  Les Lycodidae, « araignées loup » qui chassent à courre la nuit et protègent longtemps ses petits qu’elles transportent sur le dos.

Tarentula hispanica (ge) … en fait : Lycosa tarentula

Tarentula cubensis (ge) … en fait : Citharacanthus spinicrus

 

B/  Les Theridiidae, araignées annuelles à l’abdomen globuleux, qui chasse à l’affut dans de grosses toiles irrégulières. Key-note homéopathique : leur hypersensibilité au bruit.

Latrodectus

Latrodectus mactans (ge) … la veuve noire (araignée du Chili), à la tache ventrale colorée. Nocturne et timide.

Theridion (na) … en fait : Latrodectus variolus,

C/ Les Araneidae :

Aranea diadema (na) … espèce saisonnière, grande tisseuse. Première pathogénésie de Grauvogl en 1866. Céphalées, vertiges, frilosité et confusion, avec sensibilité extrème à l’humidité.

Aranea ixobolos … Larinioides ixobolus (pathogénésie par Mezger en 1952). Le temps passe trop lentement, euphorie et agitation « comme par un courant électrique », tremblements, spasmes musculaires, sensation de froid …

 

 

A propos de l'auteur
Jean Yves Henry
Médecin généraliste, homéopathe et acupuncteur. Auteur d'une dizaine d'ouvrages, il coordonne l'enseignement de confrères de toutes spécialités pour promouvoir l'aspect intégré de ce télé-enseignement médical et para-médical.