Les cactus et plantes apparentées

Les cactus et plantes apparentées

Les Cactacées sont des plantes américaines adaptées aux déserts (climat sec et brûlant, sols pauvres). Leurs fleurs sont primitives, mais l’appareil végétatif est très perfectionné et d’une extrême vitalité, car le cactus repousse à partir de fragments minuscules. La fonction chlorophyllienne des feuilles (transformées en épines, riches en silice) est transférée à la tige. L’élément aqueux s’enfle, englobe et s’isole : épines ou poils rudes, peau cireuse…

Causalités : un traitement corticoïde, lorsqu’il est massif, peut aller jusqu’à induire une psychose maniaco-dépressive ! Mais ce peut être aussi parfois la simple utilisation d’un vaso-constricteur avec corticoïde … se rappeler que les cactacées contiennent des phythormones qui retiennent l’eau et que celles-ci sont utilisées pour l’hémi-synthèse pharmaceutique des corticoïdes.

Problématique : secs (physiquement et moralement), ils ont des difficultés à profiter des plaisirs de la vie, ils ne veulent aucune attache (se sentent prisonniers de l’affection de leurs proches), souhaitent se suffire à eux-même (narcissisme). Ils sont misanthropes (antisociaux), jusqu’à détruire leurs émotions et leur corps par des maladies terminales (comme des malabsorptions graves ou un cancer). Ce sont des remèdes de fin de vie, pour lesquels la notion d’autodestruction est omniprésente.

Psyché : grand hypochondriaque, avec des plaintes et des demandes permanentes (Lachesis). Il est incapable de faire confiance au médecin et à ses médicaments (Arsenicum). Pense pouvoir se débrouiller seul, avec une volonté de surdosage permanente. Ils adorent se plaindre, mais sans chercher une aide particulière. L’hypochondrie disparaît quand la maladie grave se développe. Dans leurs dernières semaines, ils s’apaisent et communiquent normalement (forme de stoïcisme). Peut-être parce que la reconnaissance sociale de sa maladie, avec tous les privilèges liés à cet état, lui permet d’échapper au monde vulgaire ?

Ils sont parfois brillants (Phosphorus), souvent intelligents, mais la confrontation au monde est douloureuse, difficulté à affronter ses émotions (ex.: quittent sans raison apparente un dîner donné en leur honneur). Centrés sur eux-mêmes, ils se veulent autosuffisants (leurs aiguilles tiennent les autres à distance ?). Volontiers formalistes (pour garder ses distances), jusqu’à être manipulateurs. Ils en veulent à tout le monde (jusqu’au blasphème), leur colère froide s’exprime en remarques blessantes.

On peut les comparer aux mercures (Arnica ou Millefolium) qui veulent montrer leur force en faisant des sports de l’extrême (là, tout se passe au niveau physique). Les halogènes (Fluor, Chlore, Brome, Iode) ont aussi cette tendance, mais au niveau des relations humaines.

 

Soma : Douleurs thoraciques constrictives, faciales ou oculaires, transfixiantes, dorsalgies, vaginisme, crampes qui durent. Utiliser ces remèdes en stade terminal exerce un effet antalgique indéniable, ce qui leur donne le loisir de trouver enfin un sens à leur existence. A noter que ces remèdes déclenchent des rêves d’eau (de rivières, de navigation …), phénomène curieux chez ces plantes de la sécheresse ! Il faut d’ailleurs remarquer que la corticothérapie est systématiquement associée aux opiacés dans le traitement palliatif des inflammations et douleurs.

 

Anhalonium lewinii (zn), le Peyotl (échinocactus) est un cactus velu qui donne une drogue hallucinogène (LSD) : engourdi, désir de fuir (troubles de l’espace-temps), d’échapper aux difficultés du monde réel.

cactus Cactus

Cactus grandiflorus (zn), le « Cactus cierge ». Son problème, c’est que quand il demande de l’aide, il cherche surtout à confirmer ses craintes (remède de l’angine de poitrine avec palpitations), puis quand l’état de santé se dégrade, la peur et la colère disparaissent : il ne demande plus qu’à mourir dignement. « Je peux faire ce que je veux et ne plus me sentir coupable« .

 

Les Cereus sont proches (cf. les grands cactus des déserts dans les BD de Lucky Luke !)

Psyché : S’ils se sentent aussi supérieurs, ils ont besoin de s’investir dans le social (un certain idéalisme, idem Causticum). Désir de voyages (TK, Calc. phos.,Iodum, Nitric. acid.)

Cereus bomplandii (zn) … pense avoir commis un acte impardonnable et doit se racheter par une intense activité.

Cereus serpentinus (zn) … fonctionne dans le conflit (Nux).

Opuntia (mg), le « Figuier de Barbarie », riche en soufre, sucres (nectar), acide cyanhydrique.

Psyché : le « mal de vivre« , adolescente anorexique puis femme battante, soucieuse et idéaliste (Sepia) mais démotivée.

Soma : frigidité et dysménorrhée, vomissements et diarrhée, asthme. Antiseptique (herpès).

Les autres espèces cactiformes …

 

Les Liliacées tropicales :
Agave americana (ve), l’Aloé d’Amérique, liliacée à l’oignon est surélevé qui apparaît comme un tronc plus ou moins bref. Les feuilles sont charnues et se dentent d’aiguillons sur leurs bords. De la rosette foliaire jaillit une svelte et éphémère inflorescence. Contient du fructose (proche d’Agave tequilana, plante qui donne une boisson alcoolisée bien connue), des saponines (antidiarrhéique, diurétique), des stéroïdes (cortisone-like : en 1DH, remède de l’allergie en poussée)., des vit. C et E (anti-oxydantes).
Soma : Gingivite (Nasturtium). Tonique vasculaire (engelures, purpura thrombopénique, priapisme).
Aloe socotrina (s) l’Aloès, au feuilles charnues et épineuses, hampe sexuée une fois l’an.
Soma : Purgatif en basse dilution. En haute dilution, remède de l’intolérance au gluten, des hémorroïdes avec diarrhée, ténesme avec incontinence anale.

 

Les Euphorbiacées (sorte de cactus africains, aux fleurs unisexuées) :

Euphorbium (hg) … la résine d’euphorbe, très irritante

Soma : douleurs brûlantes, diarrhée cholériformes (RCH ou Crohn)

Euphorbia amygdaloïdes (hg) … ténesme avec spasmes

Euphorbia corollata (hg) …pyrosis net avec diarrhée

Euphorbia lathyris (hg) … toux coqueluchoïde avec diarrhée

Euphorbia pilulifera (hg) … gonorrhée ou leucorrhée

Euphorbia polycarpa (hg) … plaies et morsures infectées, ulcérations gangreneuses.

Cette famille comporte aussi trois plantes utiles : l’Hévéa, le Ricin et le Manioc.

 

Bibliographie :

  1. MANGIALAVORI « Some Cactaceae in homeopathic medicine» (Matrix, 2006)
A propos de l'auteur
Jean Yves Henry
Médecin généraliste, homéopathe et acupuncteur. Auteur d'une dizaine d'ouvrages, il coordonne l'enseignement de confrères de toutes spécialités pour promouvoir l'aspect intégré de ce télé-enseignement médical et para-médical.