Complexes Reckeweg : le cardio-vasculaire

Les maladies cardio-vasculaires
L’hypertension artérielle

« Vous n’oublierez pas de me prendre la tension, n’est-ce pas docteur ?! »

On estime que 700 000 hypertendus vivent actuellement en Suisse, dont la moitié suit un traitement anti-hypertenseur, 200 000 ont plus de 65 ans. Nos amis allopathes reconnaissent que l’HTA était plurifactorielle ! Le problème est à l’heure actuelle devenu très complexe du fait des thérapeutiques puissantes mises en jeu, le plus souvent dans l’ignorance la plus complète de la physiopathologie du syndrome, comme des éléments réactionnels concomitants propres au malade.

Nous retrouvons, là plus qu’ailleurs, les deux plaies dont souffre la « médecine académique » :

  1. confondre sans cesse les causes et leurs conséquences (manifestations),
  2. rechercher la dose maximale admissible, au lieu de la quantité minimale efficace.

A / le problème physio-pathologique :

Dans le cas le plus fréquent d’une HTA idiopathique (nous ne traiterons pas ici les hypertensions artérielles de cause chirurgicalement curable), nous sommes en face d’un drame à quatre protagonistes : il s’agit la plupart du temps d’un mécanisme d’hypoxie tissulaire périphérique que l’homéostasie tente de compenser en augmentant la pression intra vasculaire. Toute tentative médicamenteuse visant à faire baisser la tension artérielle va supprimer ce mécanisme compensatoire, donc aggraver l’hypoxie périphérique … ce qui va avoir pour effet immédiat de fatiguer le malade et de relancer l’HTA (phénomène qui explique la nécessité qu’éprouvent les universitaires d’augmenter progressivement les doses et de combiner les produits) !

B / le problème lésionnel :

Le vrai drame se situe donc au niveau des endothéliums capillaires qui n’assurent plus correctement leur fonction d’oxygénation organique. Seul un traitement à ce niveau pourra prétendre apporter une solution durable au patient hypertendu. Statistiquement, on observe le plus souvent l’association de plusieurs maladies de surcharge qui s’appelle à présent les 7 affections qui composent le « syndrome métabolique » : Obésité abdominale + Diabète gras + Hyperlipidémie + Goutte + HTA + Microalbuminurie et Thromboses veineuses.

Un bilan biologique minimum s’impose donc, pour explorer les régulations glycémiques, lipidiques et rénales (urée, acide urique et créatinine).

 

Ici se pose alors le problème de la tension maximale admissible : l’OMS préconisait il y a encore 20 ans une maxima à 150 mm de Hg à cinquante ans + 1 point par année d’age. Les premières années de la maladie, l’hypertension est modérée (< à 18/10) et pas permanente. Puis progressivement celle-ci devient permanente et s’élève (> à 20/12). Dans les populations afro-américaines, on observe que les TA maximales varient entre 20 et 30 (parfois dès 40 ans), sans que les patients ne se plaignent d’autre chose que de migraines occasionnelles !!

Sur un plan thérapeutique, il faut commencer par contrôler la surcharge pondérale : de nombreux malades « hypertendus » verront se normaliser leurs chiffres tensionnels par un simple retour à la normale de leur poids corporel. Pour ce faire il faut :

  1. insister pour la suppression des hypertenseurs alimentaires : café, alcool, tabac, réglisse.
  2. combattre la sédentarité : 20 minutes d’exercise physique (être un peu essouflé ?) à renouveller 3 fois par semaine.
  3. réduire de façon drastique les aliments riches en hydrates de carbone (alcools / sucres / farineux) ainsi que le sel et les graisses saturées, encourager au contraire la consommation des légumes verts riches en fibres.
  4. instituer un traitement de « drainage » visant à favoriser le travail des émonctoires :

Dr. Reckeweg® R7            Hepagalen … la relance des fonctions hépato-vésiculaires

(Carduus mar. D2, Chelidonium D2, China D3, Cholestérinum D6, Colocynthis D6, Lycopodium D4, Nux vomica D4).

Dr. Reckeweg® R 89         Hyperlipemie … l’excès d’acides gras, de triglycérides et cholestérol

(Alfalfa D3, Hypophysis D6, Juglans D12, Kalium phos. D4, Lactuca sat. D2, Lecithinum D3, Oenothera biennis D3, Polysorbatum D3, Testis D6)

Faire aussi prendre conscience du rôle de la constipation et de la respiration (oxygénation des graisses) :

Dr. Reckeweg® R 91         Formule d’OXYGENATION cellulaire : réduit la fatigue et le stress oxydatif

(ADN et ARN D6, Acide folique D6, Vit B 12,B 15 et B17 D3, Fucus D4, Pollen D3, Zincum met. D8)

 

C / le problème personnel   (traiter un malade ou une maladie ?)

Le mode de vie et la psychologie du malade sont ici très importants :

–> problème de l’observance : 1/3 des malades se traitent, 1/3 se traitent occasion-nellement, 1/3 ne se traitent pas !

–> problème du niveau des stress : l’approche sera différente pour un Arsenicum album et un Sulfur ! Une tachycardie, des bourdonnements d’oreille, des crampes … sont des symptômes à prendre en considération.

Dr. Reckeweg® « R 14 »  Quieta … les dystonies, émotions non gérées, insomnies

(Avena sat. D1, Amm. Brom. D3, Chamomilla D4, Coffea D4, Escholzia D2, Ignatia D6, Humulus lup. D2, Passiflora D2, Valeriana TM, Zincum val. D6)

–> pb de compatibilité : l’association homéo/allopathie est admissible dès que la tension est très élevé (supérieure à 18 de maxima pour un européen).

Le traitement allopathique et ses intolérances : sept classes thérapeutiques sont couramment utilisées. Une monothérapie est préconisée en première intention (si TA inf. à 180/100). L’efficacité prouvée de ce traitement est une réduction chiffrée à 15% des coronaropathies et 40% des AVC. Certaines associations étant plus synergiques que d’autres, se rencontrent fréquemment, ainsi :

– diurétiques + bêtabloquants ou IEC (moins d’hypoK),

– inhibiteurs calciques (vasodilatateur périphérique) + bêtabloquants ou IEC.

L’utilisation d’associations fixes favorise l’observance. Par ailleurs, le régime sans sel seul ne se justifie pas.

NB. Certains traitements intercurrents, comme les anti-inflammatoires non-stéroïdiens, peuvent favoriser la décompensation d’une HTA !

Le traitement homéopathique :

Il n’est pas évident, car nous ne possédons pas de pathogénésies de remèdes avec prise de la TA. L’homéopathie intègre les différents aspects du problème et ne se contente pas d’agir sur un seul des éléments du syndrome.

Dr. Reckeweg® « R 79 » … Capsules pour le cœur  (3 capsules par jour)

(Allium sativum D1, Crataegus D1, Viscum album D2). Phytothérapie de l’HTA, hyperlipémie, angor.

Dr. Reckeweg® « R 12 » …  Multojodin … artériosclérose

(Arnica D3, Arsenicum iodatum D4, Aurum mur. D6, Baryta mur. D4, Calcium iod. D3, Conium D5, Glonoïnum D6, Kalium iod. D3, Plumbum acet. D6, Phosphorus D5)

Dr. Reckeweg® « R 85 »  Gouttes pour l’HTA  (10 gouttes, 1 à 3 fois par jour)

(Allium sativum D3, Citrum limonium D3, Cor D6, Kalium iodatum D3, Kalium phos. D4, Surrénales D6, Mesencéphale D5, Antimonium tartar. D5, Valeriana D3, Rein D6)

 

Angine de poitrine et infarctus

Après bien des discussions sur les troubles de vascularisation du myocarde impliqués dans l’angor, les chercheurs mettent à présent en avant les troubles de la synthèse de l’ATP (5 Kg par 24 h !). Celle-ci utilise la voie de l’oxydation du glucose et la voie de la bêta-oxydation des acides gras productrice d’ions lactate (H+) qui entraîne une acidose intra-cytoplasmique avec douleur. Les remèdes favorisant le shift des acides gras –> glucose vont avoir un effet anti-angoreux métabolique, sans effet hémodynamique.

Formes névralgiques : hyper-réflectivité de fond, le cœur est l’organe cible de l’angoisse. Dans les précordialgies, pensez toujours à vérifier les positions et mobilités des 3, 4 et 5 ème dorsales ++, ainsi que la sensibilité comparée des deux ganglions stellaires (voie antérieure, en sus-claviculaire).

1) Elément névrotique (évaluer le contenu narcissique du symptôme exprimé) et spasmodique :

Dr. Reckeweg® « R 14 »  Quieta      10 gouttes 1 à 3 fois par jour    (vu plus haut)

2) Elément d’intoxication et de surcharge :

Le toxique en dilution haute : Coffea (café), Nux vom. (éthyl), Opium (tranquil lisants), Tabacum (tabac)…

Dr. Reckeweg® « R 59 » Vesiculine  (10 gouttes, 1 à 3 fois par jour)

(Calcarea carb. D12, Fucus vesic. D2, Graphites D12, Natrum sulf. D2, Croton D4, Spongia D3) : la prise de poids des dysendocrinies

3) Elément vasculaire inflammatoire :

Dr. Reckeweg® « R 2 »  Aurin  … arythmie, tachycardie, extrasystoles, angor. (20 gouttes, 1 à 3 fois par jour)

(Aconit D6, Arnica D3, Aurum mur. D6, Cactus D4, Crataegus D1, Digitalis D3, Ignatia D6, Kalium phos. D4, Laurocerasus D3, Spigelia D3, Valeriana D2)

 

4) Angor sur HTA, avec :

  • psychasthénie : Kalium carbonicum, Lycopodium ou Sepia.
  • dysthyroïdie : Iodum et Spongia (io)
  • HTA sur problème rénal : Aurum, Plumbum
  • l’angor des uricémiques : Lithium carb. (al)

A – Formes d’effort : coronarite vraie / aortite

Dr. Reckeweg® « R 3 »    Corvosan  … insuffisance cardiaque (œdème), endocardite, infarctus  (20 gouttes, 1 à 3 fois par jour)

(Arsenicum alb. D5, Cactus D2, Crataegus D1, Digitalis D2, Kalium carb. D3, Kalmia D3, Phosphorus D5, Scilla D2, Spigelia D3, Strophanthus D2)

Remèdes à choisir selon l’irradiation :            à gauche

Aurum … anxieux et jovial par alternance, douleur constrictive, antécédent d’HTA ?.

Cactus (zn) … douleur constrictive typique, sensation d’écrasement de la poitrine.

Lachesis (ge) … mâchoire et bras gauche, bavarde. Angor aggravé par le mouvement !

à droite

Lilium tigrinum (mg) … contexte génital et hystérique ou Phytolacca (ka)

en « rayon de roue »

Oxalicum acid. … mains et pieds froids, mais corps chaud.

Naja (ge) … irradiant vers le dos, les mâchoires et la nuque. C’est le remède du cardiopathe (ex.: insuffisance mitrale) : pouls rapide, sensation de mort imminente, sueurs froides.

transfixiante

Cuprum et Cuprum aceticum  de l’appendice xyphoïde au dos, avec crampes dans les mollets, hyperalgiques

Latrodectus (ge) angor ischémique avec tb. respiratoire, froideur des extrémités.

B – Formes de décubitus = insuffisance cardiaque grave,

 

L’infarctus : ½ des patients ont moins de 65 ans, il y a 10% de mortalité à 5 jours.

L’infarctus se définit traditionnellement comme étant une nécrose du myocarde d’origine ischémique, due à une thrombose coronarienne greffée sur une athérosclérose. L’athérome constituant classiquement le « lit » de l’infarctus. On reconnaît néanmoins un profil psychologique particulier à ces malades : ce sont des hyperactifs, soumis à des responsabilités et à des stress continuels. Certains auteurs proposent une nouvelle étiopathogénie de l’infarctus : ce serait une nécrose primitive du myocarde, la thrombose ne serait qu’un phénomène secondaire à cette atteinte organique primitive.

L’infarctus touche le cœur gauche dans 99% des cas, car celui-ci est deux fois plus épais que le cœur droit. Les couches tissulaires internes du ventricule gauche sont dépourvues de sang en fin de systole (1/5 de la révolution cardiaque), ce qui entraîne une tendance l’anaérobiose qui va libérer de l’acide lactique, à l’origine d’une chute du pH en deçà de 6,7, ce qui induit un phénomène de destruction tissulaire avec libération d’enzymes. Ce phénomène d’acidose locale est facilité par une hyperglycémie (diabète), une hyperuricémie (goutte), une décharge anormale d’adrénaline (stress), une insuffisance hépatique ou rénale. La nécrose ne se traduit électriquement que lorsque la surface dépasse 2 cm2. L’origine de la nécrose n’est donc pas due à un manque d’O2, mais à une utilisation insuffisante de l’oxygène. Le traitement de ce type de trouble passera donc par des thérapeutiques permettant une alcalinisation du milieu et une meilleure utilisation de l’O2.

Dr. Reckeweg® « R 3 »    Corvosan      20 gouttes, 1 à 3 fois par jour (vu plus haut)

Dr. Reckeweg® « R 55 » Rutavine  … Cicatrisant, adjuvant pour l’infarctus  (10 gouttes, 1 à 3 fois par jour)

(Arnica D3, Belladonna D4, Calendula D3, Echinacea D3, Hamamelis D4, Rhus tox. D6, Ruta D6, Symphytum D6).

 

Myocardite et endocardite :

Dr. Reckeweg® « R 22 » Najasthen  (10 gouttes, 1 à 3 fois par jour)

(Grindelia D4, Lachesis D12, Naja D12).

Avec, selon le cas :

Dr. Reckeweg® « R 2 »    Aurin  20 gouttes, 1 à 3 fois par jour     (vu plus haut)

Dr. Reckeweg® « R 55 » Rutavine10 gouttes, 1 à 3 fois par jour (vu plus haut)

Eventuellement avec un stock-nosode : Pyrogenium

 

L’insuffisance cardiaque

On appelle insuffisance cardiaque une incapacité pour le muscle cardiaque à pomper le sang à une vitesse suffisante pour assurer les besoins périphériques. Celle-ci peut être secondaire à une cardiopathie (défaut de contractilité du myocarde), mais peut aussi avoir des causes extra-musculaires. Lorsque l’insuffisance cardiaque (IC) se constitue progressivement, le ventricule va s’adapter à la surcharge hémodynamique en s’hypertrophiant. Cette adaptation permet une stabilité relative qui peut durer quelques années (au prix d’une hyperfonction myocardique). L’examen cardiologique permet alors d’attribuer l’IC à une :

  • Une insuffisance coronarienne : cardiopathie ischémique ou infarctus récent (souvent silencieux),
  • Une hypertension artérielle systémique : d’origine rénale ou suite à l’arrêt brutal d’un traitement hypotenseur,
  • Une valvulopathie (antécédents de RAA, de cardiopathie congénitale …),
  • Une embolie pulmonaire, déclenchant une insuffisance ventriculaire droite (phlébite des membres inf. ?),
  • Un trouble du rythme qui se prolonge (ex. : tachyarythmie par fibrillation auriculaire ou bradycardie par bloc auriculo-ventriculaire), cause fréquente d’insuffisance cardiaque,
  • Une endocardite bactérienne, mais aussi toute infection broncho-pulmonaire chez un patient porteur d’une cardiopathie (fièvre, tachycardie, hypoxie et accroissement des besoins périphériques),
  • D’autres causes plus rares peuvent être évoquées : péricardite constrictive, myocardiopathie, myxome de l’oreillette gauche, hyperthyroïdie, hémochromatose, maladie du collagène, cardiopathie nutritionnelle (ex.: micro-angiopathie diabétique, alcoolisme, béri-béri…).

Le système « Rénine – Angiotensine – Aldostérone » (SRAA) est une des principales réponses systémiques à l’insuffisance cardiaque. Cette régulation fait utiliser un IEC en traitement continu (mais il faut savoir que 30% des patients ne le supporte pas), associé à un diurétique antagoniste de l’Aldostérone (Aldactone) qui corrige la fuite potassique et magnésienne, ce qui améliore la survie et réduit l’hospitalisation.

Nos confrères cardiologues décrivent des formes d’IC aiguës ou chroniques, à débit fort ou faible, rétrogrades ou antérogrades, systoliques ou diastoliques…mais nous nous limiterons à décrire les insuffisances droites et gauches, car elles conditionnent l’évolution clinique au stade précoce, l’accumulation liquidienne en amont d’un ventricule primitivement atteint rendant compte des manifestations cliniques :

Défaillance cardiaque droite (ex.: sténose valvulaire pulmonaire ou hypertension pulmonaire secondaire à une embolie) avec distension veineuse et œdème des membres inférieurs, hépatomégalie congestive douloureuse.

Défaillance cardiaque gauche (ex.: rétrécissement aortique) avec dyspnée (par surcharge pulmonaire en amont du ventricule gauche) et crépitants aux bases pulmonaires.

Au fur et à mesure de l’évolution, les phénomènes se télescopent : la défaillance cardiaque gauche se double de signes de défaillance cardiaque droite avec apparition d’œdèmes malléolaires et d’une hépatomégalie qui rendent compte de l’hypertension pulmonaire secondaire et de la rétention hydrosodée persistante. Dans tous les cas, repos physique et moral, régime hyposodé. Au stade de l’insuffisance cardiaque avérée, les remèdes suivants seront indiqués :

Dr. Reckeweg® « R 58 » Vernadon … Décompensation cardio-rénale, oedèmes (10 gouttes, 1 à 3 fois par jour)

(Adonis vernalis D2, Convallaria D2, Crataegus D11, Digitalis D2, Helleborus D4, Scilla D2).

Dr. Reckeweg® « R 67 »  Kollapsin  … Défaillance cardiaque aiguë, collapsus  (10 gouttes, 2 à 6 fois par jour)

(Ammonium carb. D2, Hydrocyanicum acidum D6, Camphora D2, Carbo veg. D30, Crotalus cascavella D12, Tabacum D6, Veratrum D4).

En cas de transplantation, on obtient actuellement un taux de 70% de survie à 5 ans.

Les Nosodes : Psorinum, Medorrhinum ou Luesinum, selon les symptômes…

Une prescription homéopathique prendra en compte l’ensemble du tableau clinique, chaque symptôme ne formant qu’une pièce d’un puzzle que le praticien devra reconstituer. Ainsi une tachyarythmie paroxystique (ou maladie de Bouveret) déclenchée par la digestion, dans un contexte de sinusite chronique, d’eczéma et de sciatiques récidivantes sera amélioré par Medorrhinum.

 

 

Les troubles vasculaires périphériques

Le mécanisme est l’ATHEROMATOSE (stress oxydatif => excès de lipoprotéines + altérations pariétales). Facteurs de risque = âge, sexe, obésité, sédentarité, hérédité, diabète, cholestérol, goutte, alcool et tabac.

 

* L’ARTERITE DES MEMBRES INFERIEURS : Tout patient qui ne peut marcher 300 mètres au moins à une allure normale relève de la chirurgie : stent, endartérectomie, pontage ou sympatectomie (si revascularisation possible).

Dr. Reckeweg® « R 63 » Endangitin … Troubles vasculaires périphériques : syndrome de Raynaud, claudication intermittente … (10 gouttes, 1 à 3 fois par jour)

(Adrenaline D6, Aesculus D2, Cuprum aceticum D6, Potentilla D2, Secale cornut. D4, Tabacum D4, Veratrum D6).

« R 79 »        Capsules pour le cœur et les vaisseaux               (vu plus haut)

« R 12 »        Multojodin     sclérose                                          (vu plus haut)

« R 55 »        Rutavine       10 gouttes, 1 à 3 fois par jour          (vu plus haut)

 

* LA SCLEROSE CEREBRALE : le risque d’un « ictus blanc » (ischémique)

L’évaluation d’une sténose coronarienne, d’un trouble du rythme (fibrillation auriculaire) et un traitement anti-plaquettaire sont de mise. Traitement idem, plus, en cas de tendance syncopale, vertiges :

Dr. Reckeweg® « R 29 » Theridion  (10 gouttes, 1 à 3 fois par jour)

(Argentum nitricum D30, Cocculus D30, Conium D30, Theridion D30).

 

Les troubles du rythme cardiaque

Dans la pratique on observe 3 types de troubles :

  • troubles du rythme sinusal (tachycardie, bradycardie, arythmie)
  • troubles du rythme auriculaire (extrasystoles, flutter, fibrillation)
  • les troubles jonctionnels ou ventriculaires, du domaine de la réanimation !

Dr. Reckeweg® « R 2 »    Aurin              toujours !                   (vu plus haut)

Affections fonctionnelles du cœur : arythmie, tachycardie, extrasystoles.

Dr. Reckeweg® « R31 »  Contraemin … Troubles du rythme cardiaque sur anémie (MTC = vide de sang du foie) 10 gouttes, 1 à 3 fois par jour.

(Aranea diadema D30, Arsenicum iodat. D6, China D6, Ceanothus americ. D6, Ferrum mur. D6, Lycopodium D12, Sulfur D30).

Dr. Reckeweg® « R 44 » Hypotonol  … Troubles du rythme cardiaque sur Hypo TA et fatigue, après accouchement ou maladies infectieuses (10 gouttes, 1 à 3 fois par jour)

(Crataegus D1, Laurocerasus D3, Oleander D3, Sarothamnus D2)

Dr. Reckeweg® « R 66 »  Arrhythmin … Troubles du rythme cardiaque, suite d’affection cardiaque (endocardite, infarctus …)  10 gouttes, 1 à 3 fois par jour

(Amni visnaga D2, Iberis amara D3, Leonorus cardiaca D2, Oleander D3, Spartium scoparium D2, Sumbulus moschatus D2).

 

EXTRASYSTOLES (= palpitations). Contraction prématurée et forte du cœur, provoquée par une excitation anormale du SN autonome du myocarde. Souvent phénomène isolé et passager, il peut durer des heures et frapper le moral du malade. Le traitement de la cause est indispensable :

NERVEUSES (dysneurotonie) …   Gelsemium (mn), Ignatia (na), Phosphorus

DIGESTIVES … Nux vomica (abus de tabac, d’alcool), Coffea (s) …

TOXIQUES

  • Hyper thyroïdien …  Iodum ou Lycopus virg. (io)
  • De grossesse …     Sepia ou Platina crampes et angoisses
  • Ménopause …         Lachesis durant les bouffées de chaleur
  • D’effort …                  Arnica (hg), Rhus tox. (hg) dérouillage
  • Suite de prise d’excitants … Coca (ba) ou Zincum

 

Les varices – troubles capillaires et veineux

Classiquement classés en quatre stades :

  1. fonctionnelle : lourdeur de jambes, sensation de gonflement, pesanteur.
  2. apparition de varices (les valvules cessent d’être fonctionnelles).
  3. troubles trophiques : dermite ocre, hypodermite.
  4. l’ulcère de jambe par nécrose tissulaire.

 

UN TERRAIN PROPICE (principaux remèdes constitutionnels) :

1) la perte de l’élasticité de la paroi vasculaire :

  • la répartition du Calcium et du Fluor – Calcarea carb., Calcarea fluor. ou Silicea
  • les troubles de l’osmolarité (infiltration) – Graphites, Natrum sulfur., Pulsatilla

2) la congestion locale (stagnation + chaleur) :

  • Sulfur + Aesculus ou Aloe (oxalémique) les tr. hépato-biliaires prédominent
  • Ferrum phos. + Hamamelis (fe) varices de la grossesse
  • Sepia + Carduus marianus (mg) ou Bovista (mg) qui « gonfle » avant les règles
  • Lycopodium + Berberis (al) sec et lithiasique

 

Dr. Reckeweg® « R 42 » Haemovenin  … Stase veineuse, varices, dermites et ulcères variqueux  (10 gouttes, 1 à 3 fois par jour)

(Aesculus D30, Belladonna D12, Calcarea fluor. D30, Carduus mar. D12, Hamamelis D6, Placenta D30, Pulsatilla D30, Secale cornut. D30, Mezereum D12, Vipera D12)

LES REMEDES DE LA PHLEBITE :

Dr. Reckeweg® « R 42 » Haemovenin   10 gouttes, 1 à 3 fois par jour  (vu plus haut)

Dr. Reckeweg® « R 55 » Rutavine       10 gouttes, 1 à 3 fois par jour  (vu plus haut)

Nodule douloureux après thrombophlébite ou sclérose de varices, passez localement chaque jour un peu de :

Dr. Reckeweg® « R 30 »  Pommade universelle

(Arnica D3, Belladonna D3, Calendula D3, Camphora, Dulcamara D3, Echinacea D3, Hamamelis D3, Hypericum D3, Millefolium D3, Nux vom. D3, Olea, HE Pini, Rosmarinus, Rhus tox. D3)

 

Les ulcères variqueux

La prévalence des ulcères cutanés des membres inférieurs chez les sujets de plus de 50 ans est de l’ordre de 1%, elle est trois fois plus élevée chez les femmes et augmente avec l’age. Le traitement de l’ulcère se fera après avoir identifié la cause dominante de celui-ci (maladie artérielle, veineuse ou lymphatique) et les facteurs favorisants (diabète, infection, irritation cutanée …) :

Toujours penser à …     vide de sang = Sepia  / vide d’eau = Causticum

la cause de la « chaleur » …  plénitude de sang = Lachesis / plénitude de lymphe = Pulsatilla

 

Dr. Reckeweg® « R 42 » Haemovenin           10 gouttes, 1 à 3 fois par jour   (vu plus haut)

Dr. Reckeweg® « R 60 » Purhaemine … Engorgement lymphoïde, bactériémie  (10 gouttes, 1 à 3 fois par jour)

(Aranea diad. D12, Conium D30, Fumaria D6, Hepar sulf. D12, Galium D12, Juglans D6, Myosotis D6, Sarsaparilla D6, Scrophularia D6).

 

Avec le Stock-Nosode :     Anthracinum   tous les états de suppuration chronique

 

Dialogue classique au cabinet médical :

Le patient = « Mais docteur, si je ne bois plus une goutte d’alcool, si je ne fume plus et si je suis très sage sur le plan sexuel, ai-je vraiment une chance de vivre plus longtemps ?« .

Son médecin = « Cher patient, les statistiques l’affirment ! Personnellement, ce que je peux vous assurer, c’est que ça vous paraîtra sacrément plus long !!! »

 

Bibliographie :

« Spécialités homéopathiques » Lab. Dr. Reckeweg (http://www.reckeweg.de)

« Matière médicale thérapeutique »   Paul Kollitsch (1955, réedition Hélios 1989)

« Répertoire d’homéopathie diathésique » Françoise et J. Y. HENRY (IMH, 2009)

 

 

 

 

A propos de l'auteur
Jean Yves Henry
Médecin généraliste, homéopathe et acupuncteur. Auteur d'une dizaine d'ouvrages, il coordonne l'enseignement de confrères de toutes spécialités pour promouvoir l'aspect intégré de ce télé-enseignement médical et para-médical.