Les neurofibromatoses

Les neurofibromatoses sont des maladies immuno-génétiques. Elles font partie des phacomatoses dont le mécanisme est un problème de différenciation du tissu ectodermique chez l’embryon.

 

La plus fréquente est la maladie de Recklinghausen, du nom du médecin allemand, Friedrich Daniel von Recklinghausen, qui le premier a décrit cette maladie en 1881. Sa prévalence est estimée à 1/5 000.

L’importance de cette affection évolutive est extrêmement variable d’un individu à l’autre. La grande majorité des malades ne présentent que des taches « café au lait  » présentes dès la naissance, puis apparaissant souvent à la puberté, quelques tumeurs bénignes (neurofibromes cutanés) de petite taille et peu nombreuses.

Parfois l’atteinte cutanée est beaucoup plus importante, très nombreux neurofibromes cutanés de taille variable (certains pouvant atteindre 3-4 cm de diamètre) rendent la vie en société difficile à cause du regard des autres (si ces tumeurs sont situées sur le visage ou les parties découvertes du corps).

alt   forme cutanée évoluée

Un certain nombre d’autres problèmes peuvent aussi apparaître :

  • * Déformations de la colonne vertébrale (scoliose) entraînant des douleurs dorsales, parfois la déformation est importante.
  • * Gliome du nerf optique : c’est une tumeur bénigne située au chiasma.
  • * Certaines difficultés d’apprentissage, car ils présentent des problèmes de concentration et/ou une hyper-activité.
  • * Le risque d’hypertension est augmenté, car ils peuvent présenter un phéochromocytome ou des paragangliomes (tumeurs sécrétant des catécholamines).
  • * Complications dues au développement de tumeurs cancéreuses, notamment tumeurs malignes des gaines nerveuses.

Aucun traitement ne peut actuellement guérir cette maladie, mais la vie des malades peut être améliorée par la destruction des neurofibromes cutanés par électro-coagulation au laser, ou par la chirurgie classique des neurofibromes plexiformes devenus trop gênants.

NeuroFibromatose

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Le cas clinique qui nous intéresse est celui d’une femme de 55 ans, de petite taille (1,48 m, 45 Kg.), avec des lésions cutanées modérées, sans complication particulière. Elle est dépressive avec des bouffées de chaleur. Un BNS est effectué sur lequel on observe l’aspect globalement hypofloculant des tests, qui signe les pathologies chroniques (hypostructure / hypofonction) et la tendance dépressive.

Une labiée est proposée par le calcul informatique sur notre base de données des plantes : Leonorus cardiaca (hg), qui a corrigé parfaitement et rapidement les troubles hormonaux de sa ménopause. Nous espérons que le sel complexe prescrit : Kalium-silico-fluoratum 4 DH, permettra d’éviter les complications toujours possibles de cette affection immuno-génétique relativement fréquente.

 

A propos de l'auteur
Jean Yves Henry
Médecin généraliste, homéopathe et acupuncteur. Auteur d'une dizaine d'ouvrages, il coordonne l'enseignement de confrères de toutes spécialités pour promouvoir l'aspect intégré de ce télé-enseignement médical et para-médical.