Les « rois mages »

Les ROIS MAGES

L’Or, l’Encens et la Myrrhe sont les présents qui furent offert par les « rois mages » (astronomes ?) à l’enfant Jésus dans sa crèche, raconte le Nouveau Testament. C’est aussi le nom d’une préparation du laboratoire Weleda (n° 496), qui les associe dans le traitement des traumatismes ou des troubles cardio-vasculaires lié au système nerveux central, ainsi que des séquelles d’encéphalite.

Pour la MTC : remèdes de sidération du sang du foie

Aurum (au) D 30

L’Or est le remède homéopathique des engorgements circulatoires chroniques, aboutissant à la sclérose ou à la nécrose. Au niveau céphalique, on observe :

       des céphalées congestives : la face est rouge et luisante, poussée d’HTA

       des névralgies dentaires et/ou une mastoïdite ou sinusite frontale

       une inégalité pupillaire et il voit seulement la moitié inférieure des objets.

 

Myrrha (au) D 6

Le Balsamier d’Arabie, Commiphora abyssinica (Burséracées), est un parfum rituel et un aromate très anciennement connu.

Sa pathogénésie signale sa polarité pour les soins des plaies ulcéreuses ou des caries osseuses indolentes (Syphilis ?).

Son utilisation médicale traditionnelle se faisait en le triturant avec de la graisse de dromadaire (!), pour ses effets emménagogue, aphrodisiaque et surtout vulnéraire (antiseptique et cicatrisant). Baisse le cholestérol et les triglycérides.

MTC : MO YAO, plante amère et neutre : élimine les stases de sang, cicatrisante) : polarité Foie et Coeur

 

Olibanum (ag) D 12

L’Encens, Boswedia carterii (Burséracées). Elle a été utilisé de tout temps dans les cérémonies religieuses, car il favorise l’extase mystique. Sa pathogénésie fait état d’une aphonie, ou voix rauque, chez les arthritiques.

Son utilisation médicale traditionnelle se faisait en le triturant avec du miel, comme médicament de la toux. Il était aussi réputé pour les aigreurs d’estomac, les lithiases rénales et les tachycardies. Disponible aussi en HE, non agressive, pour les stases de sang.

MTC : RU XIANG est piquante, amère et tiède : va sur le coeur et sur le foie (polarité prostate et sexuelle aussi).

Les baumes de ces deux arbustes ont été l’objet d’un commerce florissant de la part des égyptiens et des phéniciens. Elles sont présentes dans tous les traités de médecine, depuis l’antiquité, comme vulnéraire et dans les maladies nerveuses. Ces arbres ont de petites fleurs dioïques et des larmes de résine odorante sur un tronc noueux et épineux (adaptation à la sècheresse – donc polarité rein/moelles).

 

A propos de l'auteur
Jean Yves Henry
Médecin généraliste, homéopathe et acupuncteur. Auteur d'une dizaine d'ouvrages, il coordonne l'enseignement de confrères de toutes spécialités pour promouvoir l'aspect intégré de ce télé-enseignement médical et para-médical.