Les réflexes d’urgence

Les réflexes d’urgence  

Dans notre société moderne, les urgences sont dues à une maladie dans deux tiers des cas (infarctus, apoplexie, embolie pulmonaire, épilepsie, diabète, drogues, etc.) et, dans un tiers des cas seulement, à un accident. 

L’observation et l’analyse de la situation sont les éléments fondamentaux et décalcifies de la conduite à tenir. Evaluer la gravité de l’incident, se protéger, protéger la victime et donner l’alerte sont les premières règles à respecter.

 

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Evaluez la situation : Y a-t-il un risque pour vous et le blessé ?

Si oui, votre sécurité est prioritaire : écartez si possible le blessé du danger et évitez tout

risque de suraccident (ex.: passer derrière un rail de sécurité sur l’autoroute)

Les règles suivantes sont appliquées pour apprécier l’état du patient et engager les mesures immédiates de sauvetage (check-list):

Schéma d’évaluation «RRSS»:             Schéma d’action «ABCD»:

R = Répond-il ?                                      A = libérer les voies respiratoires !

R = Respire-t-il ?                                    B = respiration artificielle !

S = Saigne-t-il ?                                     C = compression !

S = Son pouls est-il perceptible ?          D = défibrillation !

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Appelez les secours si nécessaire : demandez à une personne d’appeler un numéro

d’urgence (exemple : le 112 en Europe / 144 en Suisse) et de décrire l’état du blessé.

 

LES TRAUMATISMES 

NB.: toute personne inconsciente couchée sur le dos court un grand danger, du fait que la langue rétractée, des vomissures ou du sang peuvent obstruer les voies respiratoires. Les comateux vomissent souvent et surtout subitement ! Mettez-le en « position latérale de sécurité » :

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Il faut parler au blessé à haute voix, voire énergiquement. S’il ne réagit pas, c’est qu’il est inconscient. S’il est sur le dos, il faut le retourner en bloc sur le côté, quelles que soient les circonstances – même si l’on suspecte une lésion de la colonne ! –, et s’il est sur le ventre, le laisser dans cette position et améliorer seulement la position de la tête (nuque légèrement en extension, ouvrir la bouche).

On nous demande souvent conseil en ce qui concerne le traitement homéopathique des lésions sportives ou accidentelles de nos enfants et clients. Voici un petit aide-mémoire qui vous dépannera sans doute :      

  

  1. Arnica montana (hg) … le choc, avec hématome
  2. Bellis perennis (hg) …courbatures, ecchymoses (proche d’Arnica), blessure du sein.
  3. Calcarea phosphorica (ca) …  faiblesse des genoux (ex. : maladie de Osgood-Schlatter)
  4. Calendula (hg) … les plaies, le traumatisme céphalique, aggravé par le froid, le bruit.
  5. Cuprum … les crampes des mollets
  6. Coccus cacti (ca) … insecte dans l’œil (nb. : massez l’œil controlatéral !)
  7. Hypericum (hg) … écrasement nerveux (bout des doigts, chute sur le coccyx)
  8. Ledum pal. (al) … l’œil au beurre noir, exemple : boxe ! (amélioré par le froid)
  9. Natrum sulfuricum … l’œdème lésionnel (et la contusion cérébrale : désorientation), les symptômes sont aggravés aux changements de temps.
  10. Rhus tox. (hg) … foulure, synovite, épicondylite (aggravé par l’humidité et le froid)
  11. Ruta grav. (si) … entorses récentes, plaies des tendons ou du périoste. Au bout de quelques semaines, il faudra penser à : Ammonium mur. ou Strontium carb.  … sensibilité persistante des vieilles entorses.
  12. Symphytum (ca) … fracture (et retard de consolidation), hémarthroses des hémophiles. 
  13. Aurum … le syndrome subjectif des traumatisés du rachis cervical : céphalées ou/et NCB, vertiges, acouphènes, asthénie et dépression. 

Nos formules complexes (CHU en granules – voir rubrique « Pharmacopée ») sont alors particulièrement efficaces et simples d’utilisation :

  • « Arnica comp. » le « contre-coup » = Arnica + hypericum + Symphytum + Ruta + Natrum sulfuricum
  • « Magnesia comp. » « spasmes et douleurs » = sept sels de Magnésium, à associer avec un complexe spécifique de la localisation, exemples :
  • « Actea comp. » « douleurs de la région cervicale »  (torticolis, NBC) = Actea Racemosa + Bryonia alba + Lachnantes,
  • « Kalmia comp. »  pour les irradiations douloureuses (sciatiques, etc …) = Magnesia phosphorica + Kalmia latifolia + Phytolacca.     

Blessure de l’œil

La victime ressent une douleur intense à l’œil atteint. Vous pouvez constater une plaie visible ou un œil injecté de sang. Le blessé peut alors être victime d’une perte de vision totale ou partielle.

Demandez-lui de fermer les yeux et de ne pas bouger, même l’œil non atteint, ce qui pourrait aggraver la blessure. Ne jamais toucher un œil atteint avant l’arrivée à l’hôpital.

Urgences1

L’évanouissement

Un malaise vagal ne dure en général que quelques minutes. Il est dû a une perte de conscience provoquée par la diminution du flux sanguin cérébral. Les causes peuvent être multiples : peur, fatigue, douleur, jeûne, prise de sang, coup …

Que faire ? Allonger la victime, surélevez ses jambes pour permettre au flux sanguin de se diriger vers le cerveau. Desserrez col, cravate, ceinture ou autre vêtement.

 

   LES INTOXICATIONS 

Les intoxications concernent la plupart du temps des petits enfants, qui avalent tout ce qu’ils touchent. Les adolescents et les adultes sont concernés lors de tentatives de suicide avec des médicaments et/ou des overdoses. Dans de telles situations, ne rien entreprendre : ne pas faire vomir, donner une purge ou à boire, etc… Ce peut être bien, ou faux, selon les cas. Appeler immédiatement un médecin. S’il ne répond pas, appeler le Centre de Toxicologie de votre région.

NB. Il n’y a aucun risque si votre enfant avale tous les granules d’un tube (ou dose) homéopathique (même si c’est une dilution de mercure, d’arsenic ou de plomb !)

Les instructions en cas d’URGENCE VITALE  :

  1. Absence de signes de vie
  2. Arrêt respiratoire
  3. Perte de conscience
  4. Crise cardiaque
  5. Blessures de la colonne vertébrale :

Attention, les n° d’urgence (112 / 144) sont propres à chaque nation !

 

Les injections sous-cutanés peuvent être effectuées par tout un chacun (atropine, héparine, insuline), les autres nécessite un apprentissage (personnel médical qualifié) :

Injections

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A propos de l'auteur
Jean Yves Henry
Médecin généraliste, homéopathe et acupuncteur. Auteur d'une dizaine d'ouvrages, il coordonne l'enseignement de confrères de toutes spécialités pour promouvoir l'aspect intégré de ce télé-enseignement médical et para-médical.