Les remèdes animaux

Les « remèdes animaux » de la matière médicale homéopathique 

Si les remèdes homéopathiques proviennent des trois règnes de la nature (minéral, végétal et animal), les remèdes animaux suscitent une curiosité particulière et ont un effet un peu différent des autres (souvent plus bref, plus vasculaire ou/et neurologique).

  • Remède MINERAL … Structure : c’est « moi ».
  • Remède VEGETAL … Sensibilité : ce qui se passe « entre l’autre et moi » : l’autre me calme ou m’excite ?
  • Remède ANIMAL … Survie (le faible et le fort) / sexualité / compétition : c’est « l’autre » qui me bouffe !

Faisons ensemble un bref survol de ces remèdes particuliers qui évoquent parfois le chaudron des sorcières (cf. le venin de vipère et la bave de crapaud !). 

      Les serpents

« Quand Lucifer chercha un ambassadeur, il pensa d’abord aux serpents …«  

Il existe environ 2400 espèces de serpents, dont 700 sont venimeuses et seulement 200 dangereuses pour l’homme. Ceux-ci ont envahi tous les milieux : ils peuvent être aussi bien aquatiques que fouisseurs (serpent-taupes), terrestres ou arboricoles. Leur densité est maximale dans la zone intertropicale. Parmi ceux-ci on distingue :

  1. les Henophidia (serpents peu évolués), comme les Boas, Pythons et Anacondas (qui peuvent atteindre jusqu’à 9 mètres et 100 Kg.)
  2. les Caenophidia (serpents plus évolués) dont les familles les plus intéressantes sont :

·             les Colubridae … famille des couleuvres

·       les Elapsidae … famille de Naja, d’Elaps corallinus et de Bungarus fasciatus pour lesquels les troubles nerveux prédominent

·         les Vipéridae … famille de BothropsCenchris contortrix, Crotalus horridusLachesis et Vipera redii pour lesquels les troubles vasculaires dominent.  

Composition chimique des venins de serpents : ce sont des substances liquides à consistance visqueuse, sans saveur ni odeur. Ensemble de protéines qui agissent par voie sanguine : choquantes, à action neurologique, hémorragique et nécrosante. Ils agissent à des doses minimes = mortels pour la plupart dès la dose de 0,1 mg/kg. Ils contiennent tous des proportions variables de :

  • d’amines pressives : Bradykinine, Sérotonine, Histamine = douleur + œdème + hypoTA
  • de neurotoxines curarisantes et d’enzymes hémolytiques (phospholipase) = CIVD
  • de minéraux : Zinc, Phosphore, Magnésium, Fer, Calcium et Soufre.  

Nous trouvons aussi dans la matière médicale :

Hydrophis cyanocinctus … Venin d’un serpent marin des côtes du Pacifique. Pathogénésie de J.R. Raeside en 1958. Oppression thoracique avec obnubilation.

Heloderma (ge) … Un lézard venimeux : le « Monstre de Gila », rivière d’Arizona (Kollitsch p. 397). Sensation de froid mortel avec paralysie, tremblements et syncope, enflure de la langue.

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Latrodectus   Les araignées

La famille des Arachnides/Aranéides comporte 40 000 espèces (1600 en Europe), dont 10 seulement sont toxiques pour les humains.

Ces invertébrés possèdent 6 à 8 yeux simples, 4 paires de pattes – toutes de grandeur différente – sur un céphalothorax. Ce sont des prédateurs carnivores, qui régulent la population des insectes. Apparues dès l’êre primaire, elles ont une hémolymphe à ion cuivre. Elles ne se métamorphosent pas, mais grandissent par mues (8 à 13). Elles n’ont pas de mandibules, ni d’antennes, ni d’ailes, mais seulement des crochets avec des glandes à venins, qui servent à tuer instantanément leurs proies.

Ce sont des poisons convulsivants (par activation permanente des canaux calcique ou sodiques), névralgiques et hémorragiques. Elles vivent de 1 à 20 ans, les mâles errant à la recherche des femelles (danse nuptiale) et mourant après l’accouplement (parfois mangés après le coït !). Elles sécrètent de la soie (aussi résistante que le nylon !) par leurs glandes séricigènes. Les toiles servent au déplacement, à la capture et de pouponnière (Agnès Flour). 

Il existe malheureusement un certain nombre de confusions de taxinomie dans les travaux homéopathiques, de plus de nombreuses pathogénésies sont incomplètes. Deux sous-ordres :

·         Les Mygales (5% des araignées, 19 espèces en Europe), nocturnes, qui peuvent être grosses (jusqu’à 15 cm) et qui se déplacent en sautant …

  1. Atrax robustus … mygale trapue, sombre d’Australie. Pathogénésie incomplète en 1969. Venin très toxique : contractures, douleurs syncopales, vomissements, douleurs abdoninales, dyspnée et paralysie. 
  2. Mygale lasiodora (ge) … en fait :  Lasiadora parahybana, araignée noire brésilienne, velue (les poils sont remplis d’histamine !) : irritation oculaire (conjonctivite, kératite, uvéite …) et respiratoire, agitation motrice (fugueurs ?) avec rèves ridicules, chorrhée et soubressauts.  

·         Les Arachnides (95%), grandes tisseuses.

v  — Les Lycodidae, « araignée loup » qui chassent à courre la nuit et protègent longtemps ses petits qu’elles transportent sur le dos. 

  1. Tarentula hispanica (ge) … en fait : Lycosa tarentula
  2. Tarentula cubensis (ge) … en fait : Citharacanthus spinicrus 

v  — Les Theridiidae, araignées annuelles à l’abdomen globuleux, qui chasse à l’affut dans de grosses toiles irrégulières. Key-note homéopathique : leur hypersensibilité au bruit. 

  1. Latrodectus mactans (ge) … la veuve noire (araignée du Chili), à la tache ventrale colorée (voir ci-dessus).
  2. Theridion (na) … en fait : Latrodectus variolus.
  3. Latrodectus hasselti (ge) … veuve australienne : hypersensibilité émotionnelle avec perte d’appétit, sueurs localisées, adénopathies … Pathogénésie récente de Julia Twohig. 

v  — Les Araneidae (1000 espèces, dont 40 en Europe) :

  1. Aranea diadema (na) … espèce saisonnière, grande tisseuse. Première pathogénésie de Grauvogl en 1866. Céphalées, vertiges, frilosité et confusion, avec sensibilité extrême à l’humidité.
  2. Aranea ixobolos … Larinioides ixobolus (pathogénésie par Mezger en 1952). Le temps passe trop lentement, euphorie et agitation « comme par un courant électrique », tremblements, spasmes musculaires, sensation de froid …   

Nous trouvons aussi dans la matière médicale :

Tela arancarum (na) … La toile d’araignée (Kollitsch p. 48). Asthme sec avec toux harassante, suite de refroidissement humide.

Les scorpions sont un ordre d’arthropodes de la classe des arachnides. Ils se distinguent des araignées par leurs pédipalpes  en pinces et par l’aiguillon venimeux qu’ils portent au bout de leur abdomen. Les espèces actuelles sont toutes terrestres et on les rencontre dans une zone limitée au nord comme au sud aux environs du 50 ème degré de latitude …

  • Prionurus australis (Butus australis) … Remède du groupe du Germanium (Kollitsch p. 395) : palpitations avec douleur cardiaque, angoisse au réveil et impossibilité de tout travail intellectuel.
  • Plus récemment a été réalisé par J. Sherr la pathogénésie d’Androctonus (scorpion israélien) dont le venin neurotoxique active le système nerveux sympathique : mydriase, asthme, agitation, nausées, vomissements, écoulements (sueurs, larme, salive) …

Trombidium … La mite, famille des arachnides, qui parasite la mouche domestique, dont les larves sont d’une couleur rouge vif. Si la majorité des mites terrestres se nourissent de déchets, la Tique se nourrit de sang (reptiles, oiseaux et petits mammifères). Remède expérimenté par Hering : agitation, diarrhée aussitot après avoir mangé ou bu, prurit du cuir chevelu et des favoris. 

 

   Les animaux marins

Les éponges, spongiaires …

  • Badiaga … l’éponge d’eau douce, remède du groupe de l’Iode (Kollitsch p. 69). Adénite avec coryza muqueux, toux coqueluchoïde, céphalée avec douleur dans les globes oculaires, cellulite des jambes
  • Spongia tosta … l’éponge de mer calcinée, remède du groupe de l’Iode (Kollitsch p. 68). Goitre exophtalmique, toux sèche, voix rauque, palpitations violentes avec bouffées de chaleur.

Badiaga2

Le corail … Corallium rubrum … Coelentérés. Remède du groupe du Soufre (Kollitsch p. 84). Irritation des muqueuses respiratoires (toux coqueluchoïde avec étouffement) et génitales (ulcération du prépuce avec écoulement irritant).

Les mollusques …

L’huitre … Calcarea carbonica (le calcaire de la coquille – Polycrest du groupe du Calcium – Kollitsch p. 108) et Conchiolinum (la nacre – groupe du Calcium – Kollitsch p. 114)

Murex purpurea (mg) … mollusque gastéropode carnivore à rostre. Remède du groupe du Magnésium (Kollitsch p. 149). Dysménorrhée et leucorrhée, avec excitation sexuelle et nymphomanie.

La sèche … Sepia (mg) … très mobile et sans coquille (contraire de l’huitre !). Polycrest du groupe du Magnésium – Kollitsch p. 114 (riche pathogénésie développée dans notre cours d’homéopathie diathésique – voir section Cyber-campus) 

Les crustacés …

Astacus flaviatilis (s) … l’écrevisse (Kollitsch p. 88). Urticaire généralisé, avec aggravation en se découvant.

Homarus (s) … Le homard (Kollitsch p. 88). Eruption avec prurit intense et troubles dyspeptiques

Limulus (cu) … Le crabe (Kollitsch p. 167). Cruralgies, diarrhée aqueuse avec coliques et éruption prurigineuse de la face et des mains.

   les méduses

Medusa (mg) … coelentérés (Kollitsch p. 139). Urticaire ou éruption vésiculaire de la partie supérieure du corps, bouffissure et oedème de toute la face (nez, oreilles et lèvres = remède des urticaires solaires). Anxiété et difficulté d’élocution. Agalactie.

Asterias rubens (au) … L’étoile de mer, astérioideae (Kollitsch p. 303). Congestion céphalique (oculaire, nasale et pharyngée) et mammaire (avec hypersensibilité = remède du cancer du sein) et cutanée (éruptions suintantes).

Les poissons …

Oleum jacoris aselli (io) … L’huile de foie de morue (Kollitsch p. 68). Rachitisme infantile, fièvre avec sueurs nocturnes, toux sèche la nuit (tuberculose ?).

Oncorhychus tshawytscha … Le saumon, au comportement migratoire étonnant, qui a bénéficié d’une récente pathogénésie de J. Sherr et Tina Quirk

Pyrana (ge) … Poisson carnivore de l’Amazone (Kollitsch p. 391) : plaie atone entourée de varicosités

Serum anguillae (ge) … Sérum d’Anguille (Kollitsch p. 391). Sorte de serpent aquatique, commun en Europe, d’activité nocturne. Il sécrète une toxine hémolytique – ichthyotoxine – située sous l’enduit cutané et dans le sang. C’est un animal qui peut avoir jusqu’à 200 vertèbres et qui se reproduit en haute mer. Les alevins (civelles) retournent alors dans les fleuves par bancs entiers. Symptômes : Albuminurie avec arythmie, HTA et hémolyse, lymphoedème, syndrome des jambes sans repos.

Trachinus (ge) … Poisson piquant américain (Kollitsch p. 390). Douleur intolérable avec oedème et gangrène.

Les amphibiens … sont de petits animaux pourvus d’un exo-squelette, ils représentent les 2/3 des espèces animales de la planète !

 

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Rana bufo (cu) … Venin de crapaud, batracien (Kollitsch p. 169). « Gallimatia et masturbation » (sorte de mélange des symptômes de Baryta carb. et de Hyosciamus !). Convulsions (avec pupilles dilatées) ou crises de fureur chez un arrièré mental avec érétisme sexuel. Lymphangite septique des membres supérieurs. 

Salamandra (cu) … Salamandre, batracien (Kollitsch p. 169). Convulsions, hypertension paroxystique avec angor.

La sangsue … Sanguisuga (Hirudo medicinalis) … vers aquatique, remède du groupe du Germanium (Kollitsch p. 392). Hémorragies sans caillots, particulièrement par l’anus.

L’escargot … Helix tosta (ph) mollusque construit autour d’un gastro-pancréas (Kollitsch p. 324). Hémoptysies à répétition au cours d’une tuberculose pulmonaire.

 

   Les insectes

Aphis … Le puceron

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Apis mellifica (hg) … L’abeille, hyménoptère (Kollitsch p. 190). Oedème inflammatoire (peau, muqueuses ou séreuses), avec douleurs brûlantes, améliorées par le froid. Absence de soif (ce n’est pas un « vide d’eau »).

Insectes

Dans les hyménoptères, on trouve aussi :

  1. Apium virus (hg) … Le venin d’abeille (à la pathogénésie proche)
  2. Mel com sal (mg) … Le miel salé (Kollitsch p. 150). Métrite chronique avec prolapsus utérin et sensation de plénitude de la vessie.
  3. Vespa crabo (hg) … Le Frelon, hyménoptère carnivore et solitaire, à l’opposée de l’abeille (Kollitsch p. 192). Pathogénésie proche d’Apis, avec ovarite gauche brûlante.

Blatta americana (as) … Blatte d’Amérique, orthoptères (Kollitsch p. 343). Jaunisse avec prostration et cystite.

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Blatta orientalis (as) … Blatte d’Orient, animal couvert de « poussières de maison » : s’utilise en dilutions croissantes, à but de désensibilisation (Kollitsch p. 338). Asthme et catarrhe bronchique avec toux, expectoration muco-purulente du patient plétorique.

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Bombyx processionnea (s) … Chenille processionnaire, lépidoptère (Kollitsch p. 89). Urticaire prurigineux des articulations, sensation de corps étranger sous la peau.

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Cantharis (ca) … Mouche espagnole, coléoptère (Kollitsch p. 121). Inflammation des muqueuses (cystalgies) et de la peau (phlyctènes), excitation jusqu’au délire.

Cimex lectularius (fe) … La punaise des lits (hémiptère), insecte suceur de sang : sa salive anticoagulante est prurigineuse (Kollitsch p. 163). Fièvre avec douleurs articulaires et sensation de froid.

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Coccinella (ca) … La Coccinelle, Bête à bon dieu, coléoptère (Kollitsch p. 129). Névralgie faciale ou dentaire avec sensation de froid dans les dents.

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Culex (mn) … Le moustique (Kollitsch p. 218). Métrite du post partum, oedèmes et vertiges, sensation d’abrutissement.

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Coccus cacti (ca) … La cochenille, hémiptère (Kollitsch p. 129). Spasmes et douleurs en rapport avec une inflammation des voies respiratoires (toux quinteuse, mucosités) et génito-urinaires (hématurie, ténesme vésical, dysménorrhée).

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Doryphora (ca) … Le doryphore, coléoptère (Kollitsch p. 125). Brûlure violente de l’urèthre en urinant (blennorragie, phymosis …)

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Euproctis chrysorrhea (s) … Chenille, lépidoptère (Kollitsch p. 89). Urticaire prurigineux, aggravé par le grattage et amélioré par le froid.

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Formica rufa (ac) … La fourmi rouge – il existe 3500 variétés de fourmis, vivant en colonies jusqu’à 100 000 individus (Kollitsch p. 378). Tableau typique de syndrome entéro-rénal (diarrhée et cystite)

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Pediculus capitis (s) … Poux de tête, hémiptères (Kollitsch p. 88). Démangeaisons avec éruptions miliaires

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Pulex irritans (s) … Puce, aphaniptères (Kollitsch p. 88). Démangeaisons cutanées dans un contexte de cystite et de règles insuffisantes (dysfonction hormonale)

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Scolopendra morsitans (ge) … Mille-pattes, myriapodes (Kollitsch p. 395). Douleurs périodiques commençant à la tête, puis s’étendant dans le dos, les reins, jusqu’aux orteils.

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   Les mammifères

Ambra grisea (na) … L’ambre gris, sécrétion du Cachalot (Kollitsch p. 36). « Le coup de vieux« . Impressionable. Dépression nerveuse alternant avec moments de véhémence. Insomnie par préocupations. Ménorragies avec prurit vulvaire.

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Castoreum (cu) … Sécrétion du Castor (Kollitsch p. 168). Spasmodicité (proche de Moschus), avec aggravation par la lumière et les objets brillants. Dysménorrhée avec règles venants gouttes à gouttes.

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Mephitis putorius (cu) … Sécrétions des glandes anales du Putois, mustélidés – famille des martres (Kollitsch p. 174). Toux spasmodique violente, avec impossibilité d’expiration, quintes nocturnes avec face bleue.

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Moschus (cu) … Sécrétions du Chevrotin, cervidé d’Asie (Kollitsch p. 167). Spasmes avec tendance à l’évanouissement, crise de nerf, convulsions, hoquet, la nymphomanie.

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Pulmo vulpis (na) … Poumon de renard (Kollitsch p. 48). Asthme avec respiration courte, aggravé par l’humidité et le plus petit mouvement. Gros râles bulleux à l’auscultation.

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Sanguis soricis … Sang de rat. Se cache, désirs sexuels, absence de propreté …

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Pantera onca – Ongle de JAGUAR

Psyché = Insécurité paranoïde, avarice, enragé, il est agressif et destructeur

Pathogénésie : http://provings.fatula.ru/home/jaguar_e – par Kartik Raghava Murty S.

Les chevaux :

Serum equi (s) … Sérum de cheval (Kollitsch p. 89). Urticaire avec prurit violent, s’accompagnant d’arthralgies. NB. Le laboratoire suisse SEROLAB diffuse des sérums de chevaux dilués (4 CH) hyperimmuns spécifiques d’organes (lire l’article correspondant : Sérothérapie).

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Castor equi (ch) … petit cal desquamant de la partie postérieure du pied du cheval, qui sécrète un liquide odorant (Kollitsch p. 403). Gerçures et ulcérations des mamelons.

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Hippomanes (mn) … Méconium de poulain (Kollitsch p. 217). Excitation sexuelle des prostatites, froid de glace dans l’estomac.

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Malandrinum … Stock-Nosode (Kollitsch p. 418). Eruptions pustuleuses de la partie inférieure du corps. 

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Les papillons et les oiseaux sont traités dans un chapitre à part de ce site …

A propos de l'auteur
Jean Yves Henry
Médecin généraliste, homéopathe et acupuncteur. Auteur d'une dizaine d'ouvrages, il coordonne l'enseignement de confrères de toutes spécialités pour promouvoir l'aspect intégré de ce télé-enseignement médical et para-médical.