Les saignements / hémorragies

 

LES SAIGNEMENTS 

 

Epistaxis (saignement nasal)


Mettre le patient en position assise pour éviter les inhalations de sang et diminuer la pression sanguine. Nettoyer les fosses nasales par mouchage ou lavage (car les caillots entretiennent le saignement). Compression digitale de la narine du côté qui saigne, éventuellement tamponnage au Coalgan (gaze hémostatique).

 

En présence d’hémorragies externes importantes, installez le blessé confortablement et surélever la partie du corps blessée (la circulation du sang diminue).

1/ la compression manuelle locale :

  • localisez le saignement et assurez-vous qu’aucun objet ne se trouve dans la plaie, sans pour autant le retirer
  • comprimez la plaie avec votre main (dans un linge ou sac plastique pour éviter toute contamination) pour stopper l’hémorragie.
  • allongez la victime et maintenez levé le membre qui saigne 

2/ les points de compression :

Si la compression manuelle locale est inefficace, il convient de pratiquer un point de compression artériel.

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  • Au niveau du bras, il faut comprimer l’artère humérale, contre l’humérus, en haut du bras, avec votre pouce
  • Au niveau du membre inférieur, étendre la victime sur le dos, placez le point fermé au milieu du pli de l’aine et appuyer vers le sol, bras tendu
  • Au niveau du cou, comprimez l’artère carotide contre les vertèbres jusqu’à l’arrivée des secours.

3/ le garrot : technique délicate à n’utilisez qu’en dernier recours, s’il y a plusieurs victimes et que vous êtes seul, ou que les points de compression sont inefficaces. Une cravate ou une ceinture, passée si possible en double sur le membre entre le point de compression et la plaie, nouée serrée. Notez toujours l’heure précise de pose du garrot.

Les dangers du garrot : Un garrot très serré et laissé trop longtemps sur un membre (plus de 2 heures) risque de provoquer une paralysie de ce membre. Après 4 à 6 heures, il existe des risques importants de gangrène du membre, de choc vasculaire et de troubles rénaux pouvant entraîner le décès de la victime.

 

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Cependant, dans la plupart des cas, la victime d’une hémorragie grave arrivera dans un service d’urgence dans l’heure suivant l’accident. Dans ces conditions, la mise en place d’un garrot s’impose devant une hémorragie externe importante quand tous les autres moyens ont échoué, ou quand le secouriste doit avoir les mains libres pour pratiquer d’autres gestes d’urgence.

 

Section d’un membre … Garrot pour stopper l’hémorragie. Mettre le membre sectionné (orteil, doigt …) dans un tissu, après l’avoir secoué (élimination du sang), puis placez-le dans un sac en plastique et dans un seau rempli de glaçons. Apportez le patient et son membre coupé aux urgences.

 

Les hémorragies internes ne sont pas décelables. Elles peuvent provoquer un état de choc. L’état de choc est un apport sanguin insuffisant aux organes vitaux. Caractéristiques: peau = blanche et humide, pouls = rapide et faible. Déplacer le moins possible un blessé en état de choc, le mettre en position allongée. Appeler du secours.

Les saignements nécessitent toujours une exploration sérieuse : cause locale ou générale ?, historique, quantité et mécanisme du saignement ? … On pourra penser aux remèdes homéopathiques des hémorragies, si leurs modalités spécifiques sont présentes : Thaspi bursa pastorisMillefollium (hg)… Allez voir sur ce site le service « Hématologie », rubrique « Hémorragies ».

 

En urgence, vous pouvez utiliser le complexe homéopathique d’urgence (CHU) : « China comp.» : l’hémorragie  30 K soluté per nasal ou tube granules  (contient : Arnica montana + China + Phosphorus)

 

 

 

A propos de l'auteur
Jean Yves Henry
Médecin généraliste, homéopathe et acupuncteur. Auteur d'une dizaine d'ouvrages, il coordonne l'enseignement de confrères de toutes spécialités pour promouvoir l'aspect intégré de ce télé-enseignement médical et para-médical.