Lexique psycho

 

LEXIQUE desprincipaux concepts psychanalytiques

Angoisse de castration : si on a le phallus, on peut le perdre… si on n’est pas tout (= si on ne l’a pas), on n’est rien…? les phalliques et les castrés.

Angoisse de morcellement : l’enfant se sent écartelé entre les différents désirs qui l’habitent.

Antinomie : contradiction entre deux significations opposées, deux idées générales issues de la réalité.

Auto-érotisme : c’est une manière de retrouver le temps qui précède la désillusion première.

ça : pôle pulsionnel de la personnalité, ses contenus, expressions psychiques des pulsions, sont inconscients, pour une part héréditaire et innés, pour l’autre refoulés et acquis.

Le complexe de castration : « Si je n’ai pas tout, je ne suis rien » … c’est une représentation corporelle dans sa différence

  • pour les hommes : risque de ne « pas pouvoir »
  • pour les femmes : difficulté à être « femme »

Dialectique : méthode de raisonnement qui consiste à analyser la réalité, en mettant en évidence ses contradictions et en cherchant à les dépasser.

Duel, le : relatif à une dualité … pour indiquer qu’il s’agit de deux choses, deux personnes.

Dilemme : c’est un conflit qui est structuré de telle manière qu’il n’y a pas de « bonne » issue

Idéal du Moi : désir d’être à la hauteur, conforme à l’idée idéale qu’on se fait de nous-mêmes.

Epigenèse : manière dont la subjectivité se génère dans les interactions et dans le temps.

Idiosyncrasie : manière d’être d’un individu qui l’amène à avoir tel type de réaction, de comportement qui lui est propre.

Illusion : elle exprime l’espoir, le désir, elle est nécessaire à la vie. La différencier du leurre.

Inconscient : ce qui de l’infantile reste actif en nous. C’est la manière dont nous avons signifié les évènements de la petite enfance ; ça continue à rester actif à l’intérieur de nous mêmes.

Jeu : au sein de l’espace « jeu » l’enfant va pouvoir réguler les pulsions narcissiques de la crise oedipienne. Il va pouvoir « être symboliquement ce qu’il ne peut être réellement ».

Principe de plaisir /déplaisir : il y a deux principes du plaisir / déplaisir.

  • Le principe du Nirvana, absolu
  • Le principe de réalité, relatif

Métapsychologie : C’est en ensemble d’outils de pensée, de concepts, un ensemble de principes qui permet de rendre compte de toute une série d’aspects manifestes, latents, voire énigmatiques de la vie relationnelle et de la vie de la pensée des être humains.

C’est une psychologie de niveau deux, ça permet d’interpréter les théories psychologiques que les humains se forgent pour donner sens à ce qui leur arrive.

Moi : instance que Freud distingue du ça et du surmoi. Chargé des intérêts de la totalité de la personne, il se pose en médiateur : dans le conflit névrotique, il représente le pôle défensif de la personnalité.

Moi Idéal : désir d’être aimé, modèle de toute puissance narcissique forgé sur le modèle du narcissisme infantile

Narcissisme primaire : bébé créateur de la satisfaction

Narcissisme secondaire : reconnaître une réalité séparée de soi, d’une altérité, c’est-à-dire quelque chose qui n’est pas sous la toute puissance magique du moi du sujet.

Le phallus : c’et la forme qui résulte du transfert par déplacement de la représentation interne de l’idéal (moi tout seul, tout de suite, tout ensemble), sur la zone corporelle génitale.

Perversion : déviation par rapport à l’acte sexuel « normal », défini comme coït visant à obtenir l’orgasme par pénétration génitale, avec une personne du sexe opposée. Se conçoit en référence à une norme…

Réalité psychique : c’est le sens attribué à nos actes et à la vie ; ce sens varie selon l’âge ; c’est le sens donné par le sujet aux évènements qui l’affectent, il varie avec l’évolution de sa subjectivité

Réalisation symbolique : offre un substitut à tout ce à quoi le surmoi post oedipien demande de renoncer en actes ? l’enfant va pouvoir être symboliquement ce qu’il ne peut être réellement.

Refoulement : opération par laquelle le sujet cherche à repousser ou à maintenir dans l’inconscient des représentations (pensées, images, souvenirs) liés à une pulsion… il peut être considéré comme un processus psychique universel en tant qu’il serait à l’origine de la constitution de l’inconscient comme domaine séparé du reste du psychisme.

Réminiscence : c’est un certain mode de fonctionnement du passé.

Subjectivation : intégration psychique de l’expérience ? quand une expérience est au-delà du principe du plaisir, elle ne peut être psychiquement intégrée.

Surmoi : une des instances de la personnalité, son rôle est assimilé à celui d’un juge, d’un censeur à l’égard du Moi. Discriminant interne, il est l’héritier du complexe d’Oedipe,… il se constitue par intériorisation des exigences et des interdits parentaux (différence des sexes et des générations). Un surmoi normalement mis en place permet de « retenir la pulsion » et induit le refoulement.

Symbolisation dans l’enfance : donner une forme matérielle à ce qui les habite, à ce qui les agit ?, trouver des systèmes de relation adéquats pour leur permettre de matérialiser (mettre en chose) ce qui les habite.

Symbolisation primaire : c’est le jeu

Symbolisation secondaire : reprise de toute cette activité du jeu à partir de l’appareil de la parole, le langage

Symbolisation à la période de latence : c’est une symbolisation substitutive, mettre en symbole ce qu’on ne peut faire réellement.

Symbolisation à l’adolescence : symboliser ce qu’on peut faire, mais qui n’a pas besoin d’être fait, parce que précisément c’est présent, c’est acquis. La symbolisation témoigne de la réalité qui est derrière, elle épargne l’acte et sa mise en jeu. Elle n’est pas un « tenant lieu » de l’action, mais un équivalent symbolique reposant sur une vraie intégration.

Traumatisme (à la latence) : risque que certains modes de relations avec des adultes soient massivement re-sexualisés ? menace de re sexualisation du moi avec culpabilité ?.

 

A propos de l'auteur
Françoise HENRY
Auteur de remarquables pages d'homéopathie et de psychologie, alors qu'elle avait commencé sa carrière par le droit, elle nous a quitté en 2013, suite à la complication d'une greffe rénale. Nous lui devons tous beaucoup pour sa lucidité et ses efforts dans le domaine des médecines douces.