L’ozone

L’ozone

C’est une forme particulière d’oxygène (O3). Alors que l’oxygène atmosphérique contient des molécules de 2 atomes, l’ozone est une molécule constituée  de 3 atomes d’oxygène avec des propriétés de réactivité beaucoup plus rapide, si bien que l’ozone est dissout dans le sang 15 fois plus rapidement que l’oxygène. 

O3 est un gaz pratiquement incolore, d’odeur désagréable. Plus soluble dans l’eau que l’oxygène, il est instable à température ambiante : il faut donc le synthétiser extemporanément avant son administration. A haute altitude, formé par dissociation photo-chimique, il protège la terre des rayons UV. A basse altitude, c’est un polluant de l’atmosphère de nos villes.

L’ozone est un oxydant réactif, toxique en grande concentration. Lors des pics de pollutions dans les villes, il est le plus facile à détecter et toujours associé à plusieurs autres toxiques irritants des voies respiratoires et nocifs (NO). L’ozone concentré et les polluants constatés lors de ces pics vont donc créer une souffrance respiratoire pour un nombre grandissant de personnes.  

L’ozonothérapie est une technique de qui a pour but le soin de différentes affections et symptômes par l’utilisation d’ozone en concentration faible. Les arguments en faveur ou contrecette pratique s’opposent et il n’existe, à l’heure actuelle, aucune étude épidémiologique ou méta-analyse des divers travaux présentés permettant de conclure. Aucune de ses variantes n’est agréée par les agences gouvernementales de régulation des pratiques thérapeutiques. Historiquement cette méthode n’est pas nouvelle et a été pratiquée depuis la fin du 19ème siècle. Le premier congrès de la société française d’Ozonothérapie s’est tenu à Lyon en 1986. Cette thérapeutique connaît un regain d’intérêt ces dernières années, surtout dans les pays de langue allemande. 

Histoire de ses utilisations médicales :

  1. 1840 … découverte par Schönbein au voisinage des étincelles
  2. 1857 … premières tentatives de désinfection par l’O3
  3. 1902 … traitement de la coqueluche par inhalation d’O3
  4. 1930 … Thèse du dr. P. Mathis sur le pouvoir désinfectant et cicatrisant de l’O3
  5. 1936 … essais hospitaliers à Paris et en Allemagne
  6. 1950 … Mise au point du « Nexion » par le dr. Gisèle Armelin
  7. 1972 … travaux du dr. Hans Wolf à Dusseldorf

Effets biologiques de l’ozone, mis en avant par ses utilisateurs :

  • — Anti-inflammatoire (réduit la VS) et analgésique
  • — Immuno-stimulant (augmente l’activité phagocytaire des macrophages)
  • — Anti coagulant in vitro (Wenning, 1956)
  • — Anti-infecteux (l’utilisation de l’ozone est fréquente pour rendre l’eau potable dans de grandes villes (Nice est la première à l’avoir utilisée), ainsi qu’en odontologie pour détruire les bactéries responsables des caries. En esthétique, nettoyage de la peau avec de l’eau ozonée

  • — Cytostatique (Sweet, Kao et lee, 1980) sans toxicité, effet mutagène ou tératogène.

Cette thérapie utilise l’ozone soit :

  • — En injections sous-cutanées, intra ou péri-articulaires (100 milligrammes d’O3/litre d’O2)
  • — Par auto-transfusion (le sang du patient est prélevé, puis mélangé à un mélange gazeux de type oxygène-ozone et réinjecté),
  • — Par lavement : voie recto-colique, souvent après un drainage colonique. 
  • — En dilutions homéopathiques.

De plus ce gaz a bénéficié d’une pathogénésie homéopatique : c’est un remède du groupe du Magnésium (Kollitsch p. 148). Bearing-down avec violente douleur au sacrum.

Ref. Pierre Corson « Les Bienfaits de l’ozone » éditeur Guy Trédaniel, Paris, 1998.


A propos de l'auteur
Jean Yves Henry
Médecin généraliste, homéopathe et acupuncteur. Auteur d'une dizaine d'ouvrages, il coordonne l'enseignement de confrères de toutes spécialités pour promouvoir l'aspect intégré de ce télé-enseignement médical et para-médical.