MAI non spécifiques d’organes

Maladies auto-immunes non spécifiques d’organes

Le lupus érythémateux disséminé  (LED)

Maladie auto-immune du collagène (HLA DR2/3), extrêmement polymorphe, déroutante dans ses manifestations. Intéresse surtout les femmes avec un début de 20 à 40 ans (80% des cas), parfois familiale, il peut être déclanché après une vaccination, une sérothérapie, une exposition solaire (!) et certains médicaments (exemples: bêtabloquants, Rimifon, certains anti-épileptiques…) = lupus induit (iatrogène, dont les taux d’AC anti-DNA sont moins élevés).

  1. au début : altération de l’état général, clochers fébriles, arthralgies, etc …
  2. puis : manifestations cutanéo-muqueuses (70%, le classique « loup ») et atteintes viscérales (articulaires 90%, glomérulo-néphrite 50%, endocardite 30%, etc…) ou vasculaires (vascularites …)
  3. évolutions par poussées successives (BNS indispensable et répété 1 à 2 fois par an).

  le classique « loup »

Diagnostic biologique :          

  1. présence d’AC anti-ADN natif  (immuno-fluorescence ou elisa = 95%)
  2. cellules LE  (= polynucléaires en ayant phagocyté d’autres), Cryoglobulines (60%),
  3. facteurs rhumatoïdes (W. Rose, Latex) et faux BW positifs  (car AC anti-cardiolipine).

BNS 24 en hyper Gamma typique (la patiente est sous corticoïdes et Plaquenil)

Traitements classiques : Corticoïdes + Indocid, puis Flavoquine ou Endoxan (anti-métabolite) …

Cyclosporine (si pas d’insuffisance rénale) ou plasmaphérèse dans les formes graves. 

Traitement homéopathique selon le stade :

  • La phase inflammatoire … Sulfur iodatum et Phytolacca (ka)    
  • L’infiltration … Thuya occidentalis (na)                    
  • L’induration sèche … Alumina ou Lycopodium
  • Les ulcérations … Arsenicum alb. ou Nitricum acid.  
  • La sclérose … Hydrastis (ka) ou Thiosinamine (si) 3DH     
  • avec Hepar sulfur ou Silicea … pendant les phases suppuratives
  • Hydrocotyle asiatica (mg) 3D = le Madécassol (localement)

Nosodes :  Luesinum, parfois Tuberculinum K (ou TR)

Phytothérapie :  Petroselinum sativum (hg), Vanilla planif. … selon les données du BNS. 

Sérothérapie : Foie ++

Faites aussi pratiquer un « bilan des intolérances alimentaires » ou, à défaut, faire le régime Seignalet

Lupus érythémateux chronique (LEC) :

Lésions cutanées (alopécie) avec VS normale + Gamma et EuGamma normales, mais avec des AC anti-nucléaires positifs, il s’agit d’une maladie localisée plutôt bénigne, que l’on désigne aussi par « Morphée ».

 Il faut déconseiller l’exposition solaire, lui proposer une corticothérapie locale durant les poussées et la traiter à l’aide d’un BNS annuel. Attention cependant, il arrive que la maladie évolue vers un L.E. disséminé au bout de quelques années.

http://denguezli.tripod.com/cours/COLLAGEN.htm#lec

 

Les autres connectivites :  

 

Polymyosite et dermatomyosite (affections rares, paranéoplasiques dans 10% des cas) = inflammation érythémateuse (ongles et paupières) + faiblesse et dégénérescence musculaire + myalgies —> rapide atteinte de l’état général (fièvre et VS augmentée), insuffisance respiratoire, cardiaque ou rénale.

La biologique objective une augmentation des CPK, des transaminases et de la créatinine. Des AC anti-nucléaires sont présents dans 30% des cas. Le traitement suspensif se fonde sur une corticothérapie massive et continue.   

Bilan biologique BNS indispensable pour un traitement de soutien ciblé. 

Si vous souhaitez réaliser un BNS12 ou 24, cliquez sur ce lien : www.mybiobox.com

 

Lire aussi l’introduction aux maladies auto-immunes et envisager un régime alimentaire spécifique (régime Seignalet).

.

Evolution des MAI … « On sait à présent qu’il existe des relations étroites entre les états auto-immuns et la cancérisation des cellules de la lignée lymphocytaire B (leucémie, lymphome, maladie de Waldenström ou myélome multiple). En outre, ces patients souffrant de maladie auto-immune et traités par les drogues immuno-suppressives ont un risque accru de faire un cancer de la lignée B « . Pr. R. Bataille.  

Attention donc à l’abus des immunosuppresseurs qui peuvent conduire le malade d’une maladie de phase 5 (MAI) à une affection de phase 6 (la dédifférentiation cancéreuse) ! 

 

A propos de l'auteur
Jean Yves Henry
Médecin généraliste, homéopathe et acupuncteur. Auteur d'une dizaine d'ouvrages, il coordonne l'enseignement de confrères de toutes spécialités pour promouvoir l'aspect intégré de ce télé-enseignement médical et para-médical.