Maladie de Parkinson

   La maladie de Parkinson

C’est une affection fréquente (1% des sujets à 50 ans, 10% à 60 ans et s’accroît avec l’âge !). Il s’agit d’une dégénérescence des neurones dopaminergiques de la voie nigro-striée.

Dans 10% des cas, c’est une affection héréditaire à début précoce. Cependant, l’hypothèse infectieuse existe car après la grippe espagnole de 1917, il y eu près de 300 000 cas de maladies de Parkinson répertoriés !

La part du tremblement de repos asymétrique, de la rigidité et de l’akinésie est variable dans le temps et selon les patients. Après une vingtaine d’années d’évolution, les troubles cognitifs apparaissent. Des échelles d’évaluation de la maladie (UPDRS : Unified Parkinson’s Disease Rating Scale) servent à évaluer l’évolution et les bienfaits du traitement.

Symptômes physiques gênants des parkinsoniens :

  1. Constipation (70%)
  2. Ecriture (65%)
  3. Douleurs (46%)
  4. Marche (41%)
  5. Tremblements (34%)
  6. Chutes (26%)
  7. Salivation/déglutition (25%)

Le traitement classique est initialisé avec la L. DOPA (Modopar®, Sinemet®) à doses progressives, sans dépasser 150 mg/prise avec 3, voir 4 ou 5 prises/jour (celle-ci est par ailleurs susceptible d’induire des troubles digestifs, des troubles du comportement et des accès délirants !). « Il n’y a pas que les troubles moteurs et il n’y a pas que la L-DOPA » Pr. Pollak (L’Echo, n°91).

Le traitement dopaminergique (dérivés de l’ergot de seigle : Dostinex®, Mirapex®, Parlodel®, Requip®), est utilisé lorsque l’effet de la L-Dopa s’épuise. Ils sont aussi pourvoyeurs d’effets secondaires (hypo TA orthostatique, toux chronique, troubles cognitifs, hallucinations, parfois jusqu’à l’internement !)… à éviter chez les patients de plus de 65 ans. Il en est de même des anticholinergiques (qui induisent sécheresse de la bouche, constipation et prostatisme) utilisés en cas de troubles shinctériens et d’hypersalivation.

Ordonnance-type de patient parkinsonnien :

La rééducation physiothérapique est par ailleurs fondamentale pour préserver longtemps l’autonomie. La rééducation sportive aérobie aide à la préservation des fonctions : www.parkinson-in-motion.org

La place de la neurochirurgie de stimulation est limitée.

Le traitement des formes débutantes avec des anti-oxydants (papaye fermentée, coenzyme Q10) est en évaluation. La Mélatonine, hormone aux effets anti-oxydants, produite par le cerveau, protège expérimentalement les rats d’un parkinson induit par un toxique spécifique.

Le polycrest dont les symptômes s’accordent le mieux avec la maladie de Parkinson est PLUMBUM, encore faut-il l’utiliser avant un stade lésionnel avéré. Les médecins anthroposophes le prescrive d’une façon astucieuse :

  1. Plumbum melitum D12 (le plomb trituré dans du miel – élément chaleur de la ruche), puis D30 (laboratoire Weleda)
  2. avec : Thuya argento-culta D3, 10 gouttes par jour, alternés.

Mais l’on peut aussi s’intéresser aux remèdes tremblants de la matière médicale : Causticum (am), Conium (au), Gelsemium (mn), Manganum, Mercurius

NB. Certaines formes se compliquent d’un aspect vasculaire objectivé par leurs BNS, pathologie qu’il conviendra de corriger afin de ralentir l’évolution de la maladie. NB. Si vous souhaitez réaliser un BNS12 ou 24, cliquez sur ce lien : www.mybiobox.com

On peut aussi utiliser des remèdes complexes (lab. Heel) : CEREBRUM Comp. + THALAMUS Comp. et BARIJODEEL … NB. voir au chapitre « Gériatrie – thérapeutique »

Sérocytols : « Nerveux central » + « Diencéphale » + « Neurovasculaire » alternés

 

Une correction physiologique de la déplétion en neurotransmetteurs associée à celle de la Dopamine, peut également avoir de bons effets :

 

 

 

A propos de l'auteur
Jean Yves Henry
Médecin généraliste, homéopathe et acupuncteur. Auteur d'une dizaine d'ouvrages, il coordonne l'enseignement de confrères de toutes spécialités pour promouvoir l'aspect intégré de ce télé-enseignement médical et para-médical.