Maladie des griffes du chat

La maladie des griffes du chat

Historique et épidémiologie :

La maladie des griffes du chat, causée par Bartonella henselae est l’infection à bartonelles la plus fréquente. Le premier patient a été décrit en 1950 et l’étiologie bactérienne de la maladie a été découverte en 1983. Cependant, déjà en 1889, Parinaud en avait décrit une forme particulière, le syndrome oculo-glandulaire.

Cette zoonose est mondialement distribuée. Le chat est le principal réservoir de B. henselae, qui lui est transmise par les puces de chat (Ctenocephalides felis). La fréquence des bactériémies à Bartonella chez les chats, qui sont généralement asymptomatiques, dépasse 50% dans les régions où les puces sont endémiques.

Diagnostic :

Le diagnostic repose principalement sur l’anamnèse d’exposition aux chats et la présence d’une adénopathie. L’histologie (ganglion, foie, rate) est suggestive, montrant une réaction granulomateuse. La sérologie est le test diagnostique de référence. La culture des bartonelles dans des tissus ganglionnaires ou hépatiques est peu sensible, mais l’amplification des acides nucléiques (PCR) à partir de ces biopsies tissulaires a une meilleure sensibilité.

Traitement :

In vitro, B. henselae est sensible à la plupart des bêtalactames, aux aminoglycosides, aux macrolides, aux tétracyclines et à la rifampicine.

Comme dans la maladie de Lyme (autre infection froide), un BNS est indispensable pour apprécier le degré d’évolution de la maladie et de la réponse immunitaire en cours.

Les CHU seront utiles en phase d’invasion : Calcarea comp. + Sulfur comp. + Lachesis comp. avec Siegesbekia comp. si lymphangite

SILICEA 6 DH est un remède (sel de Schussler) auquel il faudra penser au cours de l’évolution.

 

A propos de l'auteur
Jean Yves Henry
Médecin généraliste, homéopathe et acupuncteur. Auteur d'une dizaine d'ouvrages, il coordonne l'enseignement de confrères de toutes spécialités pour promouvoir l'aspect intégré de ce télé-enseignement médical et para-médical.