Moringa

Le Moringa oleifera est un arbre à croissance rapide originaire d’Asie du Sud, que l’on trouvé maintenant partout à travers les tropiques. Ses feuilles sont utilisées dans la médecine traditionnelle depuis des siècles, et le système ayurvédique de médecine l’associe à la guérison ou à la prévention d’environ 3000 maladies.

Le Moringa, décrit parfois comme « l’arbre miracle », « l’arbre pilon » ou « l’arbre de raifort », a de petites feuilles arrondies contenant une quantité incroyable d’éléments nutritifs: protéines, calcium, bêta-carotène, vitamine C, potassium…. Ce n’est pas étonnant qu’il soit utilisé en médecine (et comme source nutritive) depuis au moins 4 000 ans.

Les feuilles du Moringa sont chargées en vitamines, minéraux, acides aminés essentiels et bien plus encore. Cent grammes de feuilles sèches de Moringa contiennent:

      • 9 fois plus de protéines que le yaourt
      • 10 fois plus de vitamine A que les carottes
      • 15 fois plus de potassium que les bananes
      • 17 fois plus de calcium que le lait
      • 12 fois plus de vitamine C que les oranges
      • 25 fois plus de fer que les épinards

Les feuilles de Moringa sont riches en antioxydants, dont la vitamine C, le bêta-carotène, la quercétine et l’acide chlorogénique. Ce dernier, l’acide chlorogénique, s’est avéré avoir la capacité de ralentir l’absorption du sucre par les cellules et les études sur les animaux ont démontré qu’il réduit le taux de sucre dans le sang.

Le fait que le Moringa grandisse rapidement et facilement le rend particulièrement attrayant pour les régions pauvres et il a été utilisé avec succès pour stimuler l’apport nutritionnel au Malawi, au Sénégal, en Inde. Dans ces zones, le Moringa pourrait être l’aliment le plus nutritif disponible localement, pouvant d’ailleurs être récolté toute l’année. Cependant, malgré ses bienfaits pour la santé, je ne vous recommande pas d’en planter un dans votre jardin (arbre à croissance rapide peut atteindre 5 à 10 mètres en quelques années !), car ses feuilles sont minuscules et difficile à récolter et à utiliser, c’est pourquoi vous allez probablement considérer, comme moi, que cultiver un Moringa n’en vaut pas la peine. Ceci dit, il est indéniable que le Moringa offre un profil nutritionnel impressionnant qui le rend attrayant une fois qu’il est récolté…

Comment utiliser le Moringa ?

  1. Si vous avez accès à un arbre Moringa, vous pouvez utiliser les feuilles fraîches dans vos repas; elles ont une saveur similaire au radis. Utilisez-les comme de la salade, mélangez-les dans des smoothies ou faites-les bouillir comme les épinards.
  2. Une autre option est d’utiliser la poudre de Moringa, soit sous forme de supplément, soit ajoutée dans des smoothies, des soupes ou autres plats comme élément extra-nutritif. La poudre de Moringa a une saveur distinctive « verte », donc vous pourriez commencer petit à petit lorsque vous l’ajoutez dans vos repas.
  3. Vous pouvez également utiliser l’huile de Moringa organique, pressée à froid (ou huile de ben), bien qu’elle soit couteuse (environ 15 fois plus que l’huile d’olive).

Bibliographie :

Selon le journal Epoch Times:

« La forte action anti-inflammatoire de l’arbre est traditionnellement utilisée pour traiter les ulcères d’estomac. On a démontré que l’huile de Moringa (parfois appelée l’huile Ben) protège le foie contre l’inflammation chronique. L’huile est unique en ce sens que, contrairement à la plupart des huiles végétales, le Moringa résiste au rancissement.

Cette qualité permet une bonne conservation des aliments qui peuvent s’altérer rapidement. Cette huile douce est utilisée à la fois pour la friture ou dans une vinaigrette. Elle est également utilisée topiquement pour traiter les problèmes antifongiques, l’arthrite et c’est un excellent hydratant pour la peau. »

Journal of Ethnopharmacology:

« Le Moringa oleifera est utilisé dans la médicine thaïlandaise traditionnelle en tant que cardiotonique. Des études récentes ont démontré son effet hypocholestérolémique.… Chez des lapins nourris d’hyper-cholestérol, après 12 semaines de traitement, celui-ci a significativement diminué (P<0.05) le taux de cholestérol et a réduit la formation de la plaque d’athérosclérose à environ 50 et 86%, respectivement. Ces effets étaient à des degrés comparables à ceux de la Simvastatine.

 

A propos de l'auteur
Jean Yves Henry
Médecin généraliste, homéopathe et acupuncteur. Auteur d'une dizaine d'ouvrages, il coordonne l'enseignement de confrères de toutes spécialités pour promouvoir l'aspect intégré de ce télé-enseignement médical et para-médical.