O.R.L. (Sémiologie Chap.13)

Carrefour (aérien, lymphoïde et sensoriel) qui va récupérer plein de dysfonctions périphériques …

Obstruction nasale : impossibilité de respirer par une ou les deux fosses nasales de façon intermittente dans les rhinites, par l’œdème de la muqueuse, ou de façon permanente dans les obstacles organique (objet, tumeur…)

Les rhinites chroniques

Pathologie fréquente (20% de la population) à la séméiologie classique : obstruction + rhinorrhée + éternuements, qui s’accompagne fréquemment d’anosmie, de céphalées, de prurit nasal et oculaire. On en distingue plusieurs types :

La rhinite allergique : réactivité des muqueuses ORL à la présence d’un élément sensibilisant (pollens, poussières, acariens … ), chez un sujet réagissant (à faible seuil de tolérance : leur nombre a doublé en 10 ans). Mécanisme MTC : plénitude du foie (au printemps) qui pénètre le poumon (par voie méridienne) et s’exprime à la face (gorge, nez, œil). Le traitement consistera donc en la dispersion du pôle foie et le renforcement du poumon (insuffisant).

La rhinite vaso-motrice, associe un gonflement des muqueuses avec écoulement nasal clair. C’est un trouble associé à la libération d’histamine (pas forcément une allergie) qui évolue spontanément vers la polypose. De nombreux médicaments modernes la favorise (bêta-bloquants, IEC, antidépresseurs), comme certaine situations endocrines (diabète, grossesse, hypothyroïdie). L’utilisation excessive de médicaments (spray vaso-constricteurs) entraîne un effet rebond et une évolution vers la rhinite atrophique.

La rhinite infectieuse (bactérienne ou virale)

Se développe dans le contexte d’un rhume : fébricule, céphalée et toux. L’écoulement nasal est épais, parfois purulent. Sa répétition peut évoluer vers une sinusite chronique purulente.

 

Epistaxis : Ecoulement de sang rouge par le nez, qui peut traduire une pathologie rhinologique ou générale (ex. hémophilie, HTA …)

Amygdales : tissu lymphoïde de défense de la gorge. Peut s’hypertrophier et gêner ainsi la respiration et la déglutition de l’enfant. Mieux de les garder, par contre les végétations moins traumatisant et souvent bénéfique.

 

Oreille2

Otalgie : douleur d’oreille, inflammatoire locale ou à distance (dent de sagesse, parotide …)

Otite externe et otite moyenne aiguë

Inflammation, œdème, douleur, fébricule et écoulement éventuel du conduit auditif externe. Les causes en sont multiples, toujours sous-tendus par un phénomène « humidité-chaleur » qui accentue la densité des glaires. C’est la première cause d’antibiothérapie dans les pays développés.

Hypoacousie : baisse de l’audition, préciser si c’est bilatéral ou unilatéral, le niveau de l’écoute (audiogramme éventuel) et la faculté de discriminer les sons (presbyacousie)

 

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A propos de l'auteur
Jean Yves Henry
Médecin généraliste, homéopathe et acupuncteur. Auteur d'une dizaine d'ouvrages, il coordonne l'enseignement de confrères de toutes spécialités pour promouvoir l'aspect intégré de ce télé-enseignement médical et para-médical.