ORL enfant

Le Coryza et les rhino-pharyngites de l’enfant

Les infections ORL dominent la fréquence des consultations pédiatriques à cet âge.

La rhinopharyngite est définie comme une inflammation de la muqueuse de l’étage supérieure du pharynx, appelée rhinopharynx ou cavum où sont localisées les végétations adénoïdes. Elle est une affection typique de l’enfant, se rencontrant dès l’âge de 2 ans (durant les poussées dentaires souvent) pour atteindre son pic de fréquence à l’âge scolaire.

Les agents responsables sont essentiellement des virus dont certains (VRS, myxovirus inflenzae …) vont être responsables d’une destruction muqueuse qui favorisera la surinfection bactérienne secondaire.

La transmission survient par épidémie automno-printanière, mais la mise en collectivité précoce tend à modifier ces données épidémiologiques.

Le diagnostic n’en est pas toujours évident, veillez à ne pas méconnaître :

  1. les otites avant 18 mois (moyennes aiguës, puis séro-muqueuses)
  2. les rhinorrhées sur corps étranger inhalé (morceau de papier, mousse, bille, pois chiche …)
  3. les sinusites après (de diagnostic difficile avant trois ans).

Si celles-ci se répètent, recherchez une carence en fer, une hypertrophie des végétations et/ou des amygdales. Pratiquez de fréquentes pulvérisations nasales (avec un produit physiologique, ex.: eau de mer, Soufrane …). 

   L’ENCOMBREMENT NASAL :                    

* Sécrétions claires :  

  • Allium cepa 15 CH  … écoulement aqueux irritant, aggravé à l’humidité
  • Ammonium muriaticum  … écoulement du nez et des yeux, anosmie, aggravé par le froid.
  • Kalium muriaticum … atteinte du cavum associée aux otites séreuses (après une vaccination ou prise médicamenteuse ?), langue chargée.
  • Natrum mur. … coryza soudain vers 10 h du matin, non irritant
  • Nux vomica … nourrisson trop couvert : le nez coule au lever, sec et bouché la nuit.
  • Rumex acet. (am) … aggravation nocturne, éternue dehors, amélioré par les boissons chaudes.
  • pensez aussi à : Arsenicum alb./ Ars. iodatum …  écoulement brûlant, alternance d’agitation et de prostration

* Sécrétions jaunes :   

  • Pulsatilla …  jaune ou verte, non irritante, aggravée le soir et par la chaleur
  • et leurs chroniques :  Kalium sulfuricum et Silicea : toux grasse, transpirations froides et fétides des extrémités
  • Hepar sulfur  … prend froid facilement et de façon aiguë, puis s’aggrave en  Mercurius solubilis  pus irritant
  • Calcarea sulf. ou Hydrastis (k) … écoulement muco-purulent chronique.
  • Kalium bichromicum ou Kalium iodatum … pus collant visqueux, filant, ozène, sinusite frontale, aggravé par l’air froid
  • Sanguinaria nitrica   écoulement antérieur aqueux  et postérieur muqueux plus épais.
  • Thuya occ. … latéralité gauche (rhinites et pharyngites purulentes chroniques)

SIGNES PULMONAIRES DE COMPLICATIONS :

La propension des nourrissons à présenter des épisodes de sibilants, lors d’épisodes d’infections par un rhinovirus, est influencée par le tabagisme maternel et par le déséquilibre immunitaire de la balance Th1 (pro-inflam.) / Th2 (régulateurs).            

Aiguë :    Arum triphyllum (si) … écoulement nasal excoriant             

Chronique :    

  • Calcarea phosphorica  … « s’enrhume constamment  »                                  
  • Sulfur iodatum … friand de sucre, adénopathies ++                                  
  • Medorrhinum … Toux spasmodique  (9 CH minimum)                                   

– plus le jour –           

  • Ipeca  (ph) … bronchite capillaire à langue propre,            
  • Corallium rubrum (ca) … rhinite postérieure, avec céphalées sinusales sans signes auscultatoires, toux résiduelle : convalescence                                                                     

–  plus la nuit –           

  • Aralia racemosa (mg) … éternuements + + , avec sensibilité aux courants d’air.  
  • Chlorum … laryngite œdémateuses sous glottique = 9 ch minimum, toutes les 5 minutes.           
  • Drosera (cu) … toux sèche et adénopathies cervicales. –> La « bronchite asthmatiforme »       (voir aussi chapitre « asthme »)
  • Sambucus (cu) … toux grasse la nuit, nez obstrué          
  • Spongia (io) … aggravé par le vent et en buvant froid            

Nosodes (chronicité) :        Tuberculinum K. ou  Marmoreck  » la goutte au nez  » 

Nos complexes d’urgence (CHU) : « Phytolacca comp. » et « Sulfur comp.» avec « Hepar comp. » si purulent 

Phytothérapie :  Ribes nigrum / Rosa canina  JP aa 1D  10 gouttes matin et soir, bourgeons aux effets décongestionnants et immunostimulants. Hyssopus 1DH … si complications pulmonaires 

Sérothérapie : « SRE » et « Broncho-poumon » (si épisodes asthmatiformes)      

Oligo-éléments :     Mn-Cuivre + Soufre    Si récidivant, ajouter : Cuivre-Or-Argent   

Otite2

Pour les otites, voir chapitre correspondant …

A propos de l'auteur
Jean Yves Henry
Médecin généraliste, homéopathe et acupuncteur. Auteur d'une dizaine d'ouvrages, il coordonne l'enseignement de confrères de toutes spécialités pour promouvoir l'aspect intégré de ce télé-enseignement médical et para-médical.