Phase 2 : les infections aiguës

Phase 3 : inflammations … les infections aiguës…

1er problème : la fièvre … c’est elle qui va stimuler les défenses et limiter la croissance microbienne. Ne jamais intervenir sur une fièvre inférieure à 39°. Il faut faire boire le patient, le découvrir et l’accompagner d’une thérapeutique adaptée :

A – Infection débutante, atteinte superficielle : fièvre (sans frissons), des céphalées et des courbatures, maux de gorge, toux, crachats, nez bouché = ACONITUM-HOMACCORD (attention, ce remède ne correspond qu’aux phases débutantes d’une infection, il faut l’arrêter dès que les sueurs apparaissent), à remplacer chez les enfants par VIBURCOL suppo.

B – Deuxième phase (qui peut succéder à la première ou commencer d’emblée), on observe : une fièvre avec sueurs +++ et frissons, soif et agitation anxieuse. L’expectoration est jaune et épaisse, avec oppression thoracique = BELLADONNA-HOMACCORD

C – Troisième phase : la nutrition et les liquides sont concernés. Forte fièvre (surtout le soir), jusqu’au délire de l’accès fébrile, éruptions possibles, langue rouge et pouls rapide. Cette phase correspond en homéopathie au stade des remèdes Mercuriels : MERCURIUS-HEEL S

 

Alvéole

 

2ème problème : l’antibiothérapie … Actuellement 35% des souches d’Haemophilus influenzae, 50% de Streptococcus pneumoniae et 90% de Moraxella catarrhalis (les trois souches bactériennes les plus souvent rencontrées) sont résistantes à la pénicilline ! Or, chez les enfants de plus de deux ans, la guérison spontanée de l’ensemble des problèmes ORL et pulmonaires est supérieure à 70% !

A – Si l’infection est virale = ENGYSTOL (Vincetoxinum/Sulfur)

Le traitement homéopathique donne des résultats rapides dans la grippe et tous les syndromes para-grippaux (Mycoplasma pneumoniae), si l’on évite de « faire tomber la fièvre ».

Avec : GRIPP-HEEL (comprimés à sucer, jusqu’à 6 par jour) qui contient Eupatorium perfoliatum (ca) …  céphalées et courbatures, irritation trachéo-bronchique.

Si la grippe touche un patient insuffisant cardio-respiratoire (exemple : fumeur avec bronchite chronique), la situation risque de s’aggraver rapidement !

En prévention pour la famille, ENGYSTOL comprimés à sucer.

PHOSPHOR-Homaccord  …  laryngite, aphonie (Phosphorus et Paris quadrifolia (ge)

BRONCHALIS-Heel … qui contient Ipeca (ph) … toux grasse (mucosités ++) dyspnéisante, nausées mais langue nette, tousse plus le jour, hémoptysies éventuelles

 

B – Problème est bactérien (ou viral surinfecté) = ECHINACEA COMP. (Echinacea/Mercurius/ Phytolacca/Pyro…)

Avec, si l’engorgement lymphoïde (glaires) est manifeste = MYOSOTIS COMP. (Lymphomyosiot en Allemagne)

Myosotis  Myosotis

 

3ème problème : la localisation de l’infection

La rhinite infectieuse (bactérienne ou virale) se déveoppe dans le contexte d’un rhume : fébricule, céphalée et toux. L’écoulement nasal est épais, parfois purulent. Sa répétition peut évoluer vers une sinusite chronique purulente :                           

EUPHORBIUM COMP. (injectables, gouttes buvables et nasales) … rhinites, sinusites et otites (Argentum/Euphorbium/Hepar/Mercurius bi-iod)

heel_euphorbium_comp.

 

LEMNA COMP. (ex Naso-Heel) (gouttes), qui contient :

  • Cinnabaris (hg) coryza fluent, abondant, brûlant avec prurit nasal, saignement éventuel.
  • Cistus canadensis (au) avec adénopathies cervicales.
  • Sticta pulmonaria (s) (qui est un lichen) sinusite avec toux sèche et croupale ++.

Les angines :

PHYTOLACA COMP. (Angin-Heel)

  • Dulcamara (na) amygdalite et poussée ganglionnaire après froid humide, brouillard
  • Hepar sulfur (ca) toux rauque, croupale, aboyante, après coup de froid sec
  • Mercurius sol. toux grasse avec expectoration muco-purulante, haleine fétide, angine, phlegmon amygdalien

TONSILLA SUIS COMP. + dès que cela dure …

  • Hydrastis (ka) pus jaune verdâtre peu irritant, amélioré au chaud.
  • Mezereum (hg) névralgie faciale, douleur ou engourdissement du malaire.
  • Kalium sulfuricum  rhinite chronique avec sécrétions épaisses

 

La pneumonie

Le diagnostic de « pneumonie » repose typiquement sur l’association d’une fièvre, d’une toux avec expectoration muco-purulante, d’un foyer de râles crépitants à l’auscultation pulmonaire et d’une image radiologique (opacités alvéolaires ou interstitielle). Tous ces signes ne sont hélas pas présents et l’on parle alors de formes « atypiques ».

DROSERA-HOMACCORD

  • Cuprum aceticum  le patient a des quintes suffocantes
  • Drosera (cu) toux sèche spasmodique avec vomissements de mucosités filantes, saignement de nez. Aggravé la nuit et couché, adénopathies cervicales

ANISUM COMP.

  • Antimonium tartar. (as) le patient encombré tousse difficilement
  • Quebracho (sn)  patient dyspnéique et cyanosé, pouls rapide

 

DROPERTEEL   Drosera, Lachesis, Carbo veg., Coccus cacti, Kalium carb.

 

Pleurésie

L’épanchement peut compliquer la pleurite. Une ponction s’avère alors nécessaire pour préciser le diagnostic et soulager le malade.

BRYACONEEL (comprimés)  patient sec, aggravé par le moindre mouvement et la chaleur.

 

Autres infections :

CANTHARIS COMP.  … cystite phase aiguë

VERATRUM-HOMACCORD … gastro-entérite (Aloe/Rheum/Tormentilla/Veratrum)

 

Dès que l’histoire du patient révèle la chronicité (accès répétés depuis plus de 3 ans) et que les remèdes n’améliorent pas, il faudra commencer par un nosode = Psorinum (frilosité, dépression et alternances symptomatiques), Tuberculinum (asthénie et surinfections constantes), plus rarement Luesinum (sécheresse et évolution rapide vers les ulcérations) ou Medorrhinum (polypes et éliminations catarrhales irritantes verdâtres). Tous sont intégré dans le complexe : Psorinoheel (PSORINUM COMP. en Suisse)

A propos de l'auteur
Jean Yves Henry
Médecin généraliste, homéopathe et acupuncteur. Auteur d'une dizaine d'ouvrages, il coordonne l'enseignement de confrères de toutes spécialités pour promouvoir l'aspect intégré de ce télé-enseignement médical et para-médical.