Phosphorus

Phosphorus

« Le syndrome de Peter Pan »

Rôle essentiel du Phosphore aussi bien du point de vue structurel (squelette, dents, cellules nerveuses, nucléoprotéines), que du point de vue fonctionnel : métabolisme énergétique (ATP) et métabolisme intermédiaire (absorption intestinale, transport et activations enzymatiques diverses).

NB. Phosphorus est le second remède de la matière médicale homéopathique pour le nombre de ses symptômes, essentiellement dysneurotoniques (après Sulfur et sa kyrielle de symptômes congestifs).

Problématique : le vécu fusionnel pérennisé

Hypersensibilité émotionnelle (éponge psychique) et curiosité intellectuelle 

  1. excessivement sensible à son entourage –> confusion d’identité 
  1. clairvoyant ( créatif et/ou artiste) –> idéaliste impénitent (la mission ?) 
  1. déséquilibre du syst. nerveux végétatif (les rythmes) –> somatisations

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Psyché : Immaturité : une force et une faiblesse …

Eternel enfant, aimable (aimez-moi !), exaltation de confraternité et de tendresse (militant écologiste ?), mais fragile (inaptitude au malheur, peurs, demandes d’aide : c’est vite « SOS assistance »).

Obsession de liberté (cf. livre «  L’éloge de la fuite « ) et désir ne pas passer inaperçu (Dandy ?). Egocentrisme : l’ambivalence constante des bonnes intentions et de l’intérêt personnel, d’un altruisme exercé avec la plus parfaite bonne conscience, mais au service exclusif de sa démarche idéaliste.

Le difficile choix des priorités, car Phosphorus a trop d’antennes … amour de la vie, aptitude à transformer tout travail en jeu, parfois manipulateur : capacité à jeter de la « poudre aux yeux ». Le donneur de leçons qui refuse les leçons de l’expérience pour lui-même.

Injections

Soma : Phosphorus est un «  Feu révélé par un vide d’eau «  

  1. hémorragies ++ (la rate ne peut se vider) : épistaxis, hémoptysies, méléna, ménométrorragies, etc … 
  1. hépatite toxique (ictère, anémie), pancréatite ou diabète insulino-dépendant : les phospholipides sont atteints. 

Les classiques admettent que, si certains facteurs de risque cardio-vasculaire sont bien connus (cf. les différentes formes circulantes du cholestérol et les rapports de celles-ci), le problème reste à affiner. Eric CHABRIERE (laboratoire de cristallographie et modélisation des matériaux minéraux et biologiques) de l’université de Nancy, a découvert une nouvelle protéine plasmatique, la HPBP : Human Phosphate Binding Protein, qui est associée aux lipoprotéines, surtout les HDL. Aucun transporteur sanguin Phosphaté n’avait encore été mis en évidence. Un brevet a été déposé par le CNRS, afin d’affiner le diagnostic du risque, voire de trouver une prévention médicamenteuse. Cette découverte est d’autant plus inattendue qu’il avait échappé, pour des raisons encore mystérieuses, au séquençage du génome humain.

De notre côté, nous savons depuis longtemps que notre réactif au Phosphore est fortement corrélé aux lipoprotéines, puisqu’il entre dans le calcul de notre coefficient de souffrance endothéliale. Dans quelques années, ces chercheurs découvriront peut-être, que ces protéines porteuses des ions Phosphore ont un rôle dans la coagulation du sang et dans la régulation des équilibres ortho et para sympathiques, comme la Matière médicale homéopathique a pu l’évaluer et le confirmer depuis deux siècles !

  1. vertiges (vide d’eau du rein) et troubles sympathiques (de l’oeil en particulier)
  1. fièvre avec « faim canine », puis adynamie. 


Une indication majeure : les toxicomanies

En effet l’alcool, l’éther, le chloroforme et l’héroïne induisent des états pseudo phosphoriques avec troubles des perceptions, de la pensée cohérente et excitation du système sympathique.

Une étude récente (Rockefeller University de New York, dans « Science » Novembre 2003) montre que trois classes de drogues : LSD, amphétamines et PCP (la « poudre d’ange »), agissant sur trois neurotransmetteurs différents (sérotoninergique pour le LSD, dopami-nergique pour l’amphétamine D, glutaminergique pour le PCP), produisent les mêmes symptômes d’allure schizophrénique (mouvements répétitifs et anomalies de perception sensorielle) et aggravent, en outre, la symptomatologie des schizophrènes avérés.

Ces drogues agissent en fait à travers une voie de signal commune, régulée par une molécule maîtresse, la DARPP-32. Cette protéine de 32 kdaltons, régulée par la dopamine et l’AMP cyclique, comporte quatre sites de phosphorylation (possibilité d’ajout d’une molécule phosphate sur un acide aminé). Dans l’étude américaine, les chercheurs ont découvert que le LSD, l’amphétamine et le PCP régulent, à travers des mécanismes différents, la phosphorylation de la protéine DARPP-32 au niveau de trois sites (Thr34, Thr75 et Ser130). Ce qui en aval aboutira à l’inhibition de l’enzyme PP1 (protéine phosphase 1), qui augmentera la phosphorylation de divers substrats de PP1 dans le cortex et le striatum.

Des études précédentes avaient démontré que cette protéine DARPP-32 régule les effets de certains antidépresseurs, ainsi que les effets de drogues comme la cocaïne, les opiacées et la nicotine. « Cette phosphoprotéine intègre l’information venant de toutes les parties du cerveau, elle médie et régule les actions de nombreux neurotransmetteurs. Elle semble impliquée dans de nombreux comportements, y compris ceux liés à l’humeur et à la façon dont nous percevons le monde » Pr. Greengard.


Modalités : aggravé par le froid et les moindres causes

NB. désir de piquant (saveur du poumon, typiquement tuberculinique !).

 

La fiche didactique indienne :

 

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A propos de l'auteur
Jean Yves Henry
Médecin généraliste, homéopathe et acupuncteur. Auteur d'une dizaine d'ouvrages, il coordonne l'enseignement de confrères de toutes spécialités pour promouvoir l'aspect intégré de ce télé-enseignement médical et para-médical.