Pratique des traitements locaux

 

alt    Neuralthérapie : pratique des traitements locaux

Comme expliqué dans le chapitre précédent, les voies d’abord décrites ci-dessous pourront être traitées par :

  1. injection de procaïne (médecins et dentistes)
  2. laser athermique (pulsé ou non)
  3. ondes magnétiques pulsées (foyers profonds ou difficiles d’accès)

Les champs perturbateurs dentaires et amygdalo-sinusiens :

* Rôle de l’électro galvanisme buccal : détermination, mesure et traitement sont du domaine du dentiste équipé d’un matériel spécialisé. Il mesurera le pH de la salive et la différence de potentiel par rapport à la zone traitée de la dent, parfois supérieur à de 175 mV ! S’il faut enlever un amalgame, on commencera par celui qui a la plus forte différence de potentiel, puis on refera les mesures.
http://www.medecine-integree.com/Stomatologie-art-dentaire/lelectro-galvanisme-buccal.html

* Les foyers dentaires réactogènes : détermination (lecture d’une radiographie panoramique ++), analyse des traitements dentaires déjà effectués, nettoyage des poches (intérêt des lasers dentaires, YAP par exemple).

alt  Procaine en infiltration des racines

 

* Déséquilibre occlusal (DCM ou SADAM = Syndrome Algo Dysfonctionnel de l’Appareil Masticateur)
Signes d’appel:

  • Douleurs de la nuque matinales.
  • Fourmillements dans les avant-bras et les doigts.
  • Douleurs au niveau des mollets
  • Sommeil de mauvaise qualité avec impression de réveil “sans s’être reposé”
  • Gène à la mastication, les dents ne semblent pas “en face”. A la longue, la mastication devient douloureuse (pour les chewing-gums en particulier).

Principales étiologies:

  • Psycho-affectives.
  • Traumatiques (notamment avec des coiffes en céramiques mal ajustées sur les dents postérieures, ou des traitements orthodontiques mal équilibrés).

Dans ces deux cas, principalement dans une étiologie traumatique dentaire, on parlera de syndrôme descendant (de la dent à la structure). Exemple : suite d’intubation lors d’une anesthésie générale.

  • Statiques et ostéopathiques
  • Suite d’intubation lors d’une anesthésie générale

Dans ces deux derniers cas, la lésion n’est plus primaire dentaire, mais secondaire. On dira que l’on a affaire à un syndrome ascendant (de la structure aux dents). La différence doit être faite, car un traitement dentaire sur une lésion ascendante sera voué à l’échec.

alt   exemple de gouttière de transition souple

Traitement directement lié à l’étiologie :

  • Réajustement occlusal. Interposition par gouttière de transition souple.
  • Dans les cas sévères traitement prothétique transitoire (2 à 5 ans)
  • Ostéopathie structurelle et énergétique.

 

* L’infiltration (ou irradiation) des amygdales (piliers supérieur et inférieur) ou des cicatrices amygdaliennes.

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Les champs perturbateurs sur le corps :

* Les cicatrices superficielles et profondes : testez (au pouls) tous les plans musculaires, car les coupures se font souvent à 90° sur chaque plan !
Cas particuliers : les épisiotomies (et lésions des accouchements difficiles) ainsi que les cicatrices de cure de hernie inguinale (parfois répétées).

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* Les zones indurées algiques (à valoriser par la « Méthode de L. H. JONES » : traitement des foyers perturbateurs par les positions antalgiques pour la décharge du l’arc réflexe).


* Les ganglions cervicaux (C1-C2) : commande sympathique de la tête et du cou (vertiges, bourdonnements d’oreilles, algies faciales …)

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* Les sinus de la face (frontaux ou/et maxillaires) :

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* Les ganglions stellaires (C7-D1) : commande para-sympathique de tout le thorax (cardio-respiratoire) et des bras (troubles vasculaires) :

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Les voies d’abord antérieure (méthodes de Herget) et antéro-latérale (méthode de Leriche et Fontaine) nous paraissent plus risquées, car le dome pulmonaire n’est pas loin, ce qui a valu au dr. Richand un procès pour un pneumothorax accidentel !

alt    Ganglion stellaire, par voie postérieure


* L’atteinte du ganglion de Gasser entraîne des douleurs intenses en décharges électriques : on parle de « névralgies du trijumeau » (l’injection se pratique la bouche ouverte, à partie du point 0′, en avant du tragus, parallèlement à la base du crane, 4 cm) :

alt  ganglion de Gasser

 

* L’infiltration du parenchyme thyroïdien (facile, car superficielle et sans danger), clef des dysthyroïdies, des nodules, des phénomènes tétaniformes (angoisses, palpitations, boule hystérique dans la gorge et l’estomac …), des troubles menstruels (c’est la thyroïde participe au déclanchement de l’ovulation) :

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* Traitement segmentaire des régions précordiales (angor, troubles du rythme), en plus du traitement du ganglion stellaire, on utilisera des injections intra-dermiques, aux bords latéraux gauche du sternum, à la clavicule et en IV si nécessaire (en clinique, à cause du risque de choc vasculaire).

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* Traitement segmentaire des maladies des poumons (bronchite, DDB …), avec l’infiltration antérieure des points 1 et 2 du méridien du Poumon (MTC) et du ganglion stellaire (si asthme) :

alt   points de commande des poumons

 

* Les foyers génitaux (ligaments larges et prostate) :
– pour la prostate, injection à l’aiguille longue, à travers le raphé médian, un doigt rectal maintenant le contact prostatique. Avec un laser, on utilisera un anuscope ou un tube à essai amené au contact prostatique :

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– pour l’utérus et les annexes, injection à l’aiguille longue, maintenue avec un pince de Kocher (seul 1 cm dépasse), sous spéculum, des deux côté des culs de sacs vaginaux (droite et gauche du col). Ci-dessous, méthode au laser athermique avec fibre optique dans un tube à essai :

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* Névralgies sciatique, sacrée et pudendale (rappel anatomique) :

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* Les lésions péri-articulaires (épaule, coude, poignet, coxo-fémorale et genoux surtout) … une articulation peut, non seulement subir l’action d’une zone réactogène, mais également se transformer en zone réactogène ! Ce qui devra faire apprécier le système tonique postural et les lésions ostéopathiques (blocages positionnels) éventuelles.

alt   infiltration antérieure de l’épaule


Le membre supérieur :

 alt   infiltation péri-articulaire du coude

.

alt   infiltration du canal carpien et du poignet

 

Le membre inférieur :

alt   infiltration des genoux

 

en construction …

 

 

 

A propos de l'auteur
Jean Yves Henry
Médecin généraliste, homéopathe et acupuncteur. Auteur d'une dizaine d'ouvrages, il coordonne l'enseignement de confrères de toutes spécialités pour promouvoir l'aspect intégré de ce télé-enseignement médical et para-médical.