Réflexologie, état de la science

Réflexologie, état de la science ?

« La science, c’est remplacer du visible compliqué par de l’invisible simple » disait M. Planque.

Pouvons nous nous satisfaire des explications de la réflexologie qui s’appuie sur la somatotopie pour la place qu’occupent les différentes parties du corps sous les pieds, reflet dans notre cortex cérébral de l’« Homoncule de Penfield », du nom du neurologiste canadien, Wilder Graves Penfield (1891-1976):

Homoncule1   Homoncule2  cortex moteur et sensitif

et les 10 voies longitudinales reliées entre elles par la circulation du flux énergétique, décrites par le docteur William Fitzgerald.

VoiesLongit  les 10 voies longitudinales du dr. W. Fitzgerald

De notre point de vue, c’est la conception holographique du monde vivant qui constitue la clé de la compréhension de ces faits, curieux à priori :

 

1714 : G. W. Von LEIBNEIZ, inventeur du calcul différentiel et intégral, dit « qu’une réalité métaphysique sous-tend et engendre l’univers matériel « .

 

1947 : D. GABOR (prix Nobel) emploie ces calculs pour décrire la possibilité d’une photographie tridimensionnelle : l’hologramme, qui ne sera réalisé expérimentalement que beaucoup plus tard. Mais qu’est-ce que l’holographie ?. C’est une méthode de photographie – sans lentille – dans laquelle le champ ondulatoire de lumière diffusé par un objet éclairé par deux sources laser (lumière cohérente) est enregistré sur une plaque en tant que pattern d’interférences. Quand cet enregistrement photographique (hologramme) est regardé à la lumière, le pattern ondulatoire est visualisé par l’apparition d’une image tridimensionnelle. Mais il existe un autre aspect extraordinaire de l’image holographique : si on sectionne la plaque photographique n’importe quelle partie de l’hologramme reconstruira l’image entière, mais plus l’ensemble sera important, plus détaillée sera l’information.

 

1971 : Le physicien David BOHN, de l’université de Londres, affirme que l’organisation de l’univers est holographique. L’hologramme est le point de départ d’une nouvelle description de la réalité, qu’il appelle « l’ordre replié ». La réalité n’est qu’une manifestation secondaire (évidente à nos sens), c’est l’aspect « déplié » des choses et non de leurs sources. Cette ordre implicite renferme notre réalité d’une façon très semblable à celle dont l’ADN dans le noyau de la cellule recèle la vie en puissance et dirige la nature de son déroulement. D. Bohn (comme R. Steiner) affirme aussi que les lois physiques ne peuvent être découvertes par une science qui tente de diviser le monde en ses parties. De plus, si les événements émergent de fréquences transcendant le temps et l’espace, ils n’ont pas à être transmis. Ils sont potentiellement simultanés et omniprésents !

 

1975 : le neurophysiologiste Karl PRIBRAM, de l’université de Stanford (USA), démontre que le cerveau mémorise de façon holographique et réfléchit en accomplissant des calculs mathématiques complexes sur les fréquences de l’information. Il pense que le travail mathématique d’analyse du cerveau pourrait être une forme primitive de lentille. Peut-être la réalité n’est elle pas ce que nous voyons avec nos yeux ? Une perception ponctuelle se projette dans l’espace, comme lorsque deux haut-parleurs stéréo sont équilibrés : le son semble provenir d’un point situé à mi-chemin entre les deux. De tels phénomènes impliquent l’alternance de relations de fréquence et de phase. Les phénomènes d’état de conscience « autres » (prémonition, guérison spirituelle, transmission de pensée …) pourraient être attribués à une écoute de la matrice invisible qui génère la réalité « concrète ».

 

Dans ce concept, nos cerveaux construisent mathématiquement la réalité « concrète » en interprétant des fréquences venues d’une autre dimension, un domaine de réalité primaire, structurée, signifiante. Chaque aspect de l’univers est capable de connaissance, tous les aspects sont inter-reliés. La taille et la complexité ne sont pas des facteurs déterminants dans le domaine de l’information. Pour le corps humain, le changement de conformation des protéines à la surface des membranes du corps joue ce rôle de mémoire distribuée.

 

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La structure de l’holomouvement est la récurrence : les mêmes aspects vont se retrouver à tous les niveaux du monde perceptible. Le concept des fractales a apporté dans le domaine de la géométrie l’application même des lois de l’holomouvement. Les objets fractales ont la propriété de se reproduire similaires à eux-mêmes, en changeant d’échelle, exemple : la croissance cristalline dendritique, l’arborescence des végétaux …. La conception du monde au sein de l’holomouvement nous entraine donc à concevoir les notions de :

       Immanence : chaque partie contient le tout. Toutes choses ont leurs correspondances dans et entre les niveaux.

     Transcendance : le tout contient plus d’information que chaque partie. Entre les niveaux physique, biologique et mental, on peut observer une émergence créatrice : « viens à travers et repose sur »

   Interpénétration : chaque niveau est implicite au précédent et explicite pour son successeur (expliquant ainsi le mécanisme d’action des remèdes homéopathiques minéraux et végétaux !)

 

Dès lors, la maladie peut se définir comme une expression de la perte d’harmonie et le traitement physiologique comme une tentative de restituer celle-ci.

 

Ces notions macroscopiques, encore mal connues, ne sont pas plus étonnantes que celles de l’univers quantique au sein du microcosme, où on ne parle plus que de « probabilité de présence » ! 

 

 

Bibliographie restreinte :

  1. Ken WILBER « Le paradigme holographique » (éditions Le jour)
  1. Ilya PRIGOGINE (prix Nobel)  avec Henri Atlan, Joël De Rosnay, Albert Jacquard, Jean-Marie Pelt et Trinh Xuan Thuan « Le Monde s’est-il créé tout seul ? » Albin Michel, 2008
  2. « La Mémoire de l’Univers : Résonance Morphique et les habitudes de la nature » (1988) met en avant la résonance morphique, un aspect de l’hypothèse de la « formation causative » introduite par R. SHELDRAKE dans Une Nouvelle Science de la Vie.
A propos de l'auteur
Jean Yves Henry
Médecin généraliste, homéopathe et acupuncteur. Auteur d'une dizaine d'ouvrages, il coordonne l'enseignement de confrères de toutes spécialités pour promouvoir l'aspect intégré de ce télé-enseignement médical et para-médical.