Sérothérapie organique

La sérothérapie organique

La sérothérapie organique consiste en l’utilisation de basses dilutions (4DH) de sérums équins déspécifiés, préalablement sensibilisés par des injections répétées de broyats de l’organe (porc) sur lequel on désire agir. Historiquement, c’est une méthode mise au point par Jean THOMAS* au laboratoire des Sérocytols (en Suisse depuis 50 ans). Disponibles sous formes d’ampoules isotoniques et de gouttes à prendre en perlingual, à la gamme étendue (33 spécialités), complétées par 26 suppositoires en dose pondérale.

Les tissus du corps (lésés ou vieillissants) libèrent des AG organiques dans le milieu intérieur. Ces motifs antigéniques sont identifiés par les cellules dendritiques et les macrophages qui déclenchent la production d’anticorps spécifiques par les lymphocytes B. Ces Auto-anticorps stimulent les cellules souches de l’organe en cause, réalisant un véritable effet de rajeunissement : c’est « l’effet cytotrophique ». Ce phénomène, un temps nié par les classiques, est à présent admis, d’autant que l’on a pu doser ces auto-anticorps même chez le nourrisson.

SérolabThéorie

 

Ils sont remarquablement efficaces sur l’ensemble des dysfonctions organiques. La durée se prolonge parfois au-delà de 4 semaines (pour une seule injection-test). On les associe/alterne le plus souvent (ex.: Articulaire + Neuro-vasculaire), d’autant que l’on va essayer de traiter le mécanisme causal de l’affection, plutôt que l’organe qui exprime le symptôme, exemple : « Diencéphale » peut régulariser mieux les gastralgies que « DVPF » ensemble des organes digestifs hauts.

AG:AC  effet comparé Organo / Sérothérapie

La sérothérapie est un traitement de relance des fonctions organiques et de leurs régulations qui s’associent parfaitement avec l’homéopathie, l’acupuncture, la phytothérapie et toutes les thérapeutiques naturelles. En cas d’intoxication par des remèdes allopathiques, elles constituent un antidote de choix, à l’action rapide et profonde.

Stratégie de prescription :

Nous vous proposons de réfléchir selon le « modèle hippocratique », qui classe symptômes et maladies selon deux axes :

  • humide (tendance aux oedèmes) et sec
  • chaud (inflammatoire) et froid (dégénératif)

TERRAINS :                DYSFONCTIONS ORGANIQUES :      ELEMENTS ADJUVANTS :

Intoxiqué …                Foie/VB …                                        Soufre et Magnésium

Dystonique …            Poumon/Colon …                             Phosphore et Zinc

Lymphoïde …             Rate/pancréas …                             Calcium et Chrome

Acide …                     Hypophyse/estomac                        Sels de sodium

Vasculaire …             Cœur et vaisseaux …                        Potassium et Iode

Déminéralisé …          Rein/Os/génital …                            Silicates

 

Il s’agit d’évaluer les différents symptômes de ces dysfonctions tissulaires afin de choisir les remèdes susceptibles d’optimiser les régulations et l’adaptation globale du sujet. L’appréciation biologique de la quantité d’antigènes organiques circulants, qui peut être réalisée par :

  • Tests intra-dermiques (cf. travaux du dr Bergeret), mais qui ne sont plus pratiqués,
  • Floculation des urines (organo-tests d’Abderhalden) ou du sérum du patient (immuno-tests d’organes) par des extraits tissulaires, méthode à présent abondonnée, car malheureusement peu reproductible (réactifs tissulaires complexes réagissant sur de rares structures urinaires complexes).
  • Les Bilans sériques BNS, qui mettent bien en évidence les différents types de souffrances organiques.

 

Choix des organes-clefs selon le protidogramme du PRS/BNS =

.                                  Hypo                          hyper

…………………………………………….

– Albumines                Diencéphale               Cortex (si hypo Gamma)

– Alpha                       IG                                Os (OFB)

– Bêta                         Foie                            Poumon

– Gamma                    Surrénale                   Rate (SRE)

– EuGlob.                    Rein                            Myocarde

 

1 – Le « terrain intoxiqué » = humide + tendance inflammatoire (chaud)

Immuns sérums (SE) à utiliser =

SE Foie = relance métabolique remarquable (enfant ou convalescent), asthénie chronique (avec SE Diencéphale + SE Emonctoires + SE SRE). Symptomatologie tendinomusculaires (crampes, tendinites, dérouillage matinal, fibromyalgia, etc.).

Tendinite

SE Hépato-vasculo-rectal… hémorroïdes, pathologies anales récidivantes (suppositoires ++). Etude clinique sur 104 patients (1988) = 90% de bons résultats.

 

2 – Le « terrain dystonique » = sec + inflammatoire …

Les organes en cause sont aux « les limites du corps » = Poumon + Colon + ORL + Peau … les manifestations seront cutanéo-muqueuses (rougeurs, démangeaisons, éruptions, asthme, colopathie, etc.). Ces sujets souffrent d’infections répétées (SRE chroniquement déficient).

SE Pulmo-neural (encéphale, poumon, sinus, moelle épinière, cervelet, SRE) … anergies respiratoires, suite de grippe ou viroses, asthme

  • Etude clinique sur les infections virales ORL (2000) : disparition des symptômes trois fois plus rapide, aucune récidive dans les 6 mois suivants.

SE Sinus … sinusites chroniques (avec SE Pulmo-Neural et SRE)

Etude clinique sur 20 patients (1992) = 75% de bons résultats en deux mois.

SE Broncho-poumon … infections pulmonaires à répétition, emphysème

  • Etude clinique sur 800 enfants suivis pendant 6 ans, avec SE SRE (1994-2000) : bons résultats avec des traitements annuels en période hivernale.

SE Colon … Colopathie fonctionnelle (avec SE Diencéphale et éventuellement SE Sympathique total 4DH) : 40% des consultations en gastro-entérologie (!), constipation ou diarrhée post-prandiale.

SE Malpighien (muqueuses et peau) … acné, problèmes de cicatrisation cutanée, alopécie, sclérodermie…

 

3 – Le « blocage lymphoïde » : moment de désadaptation aiguë !

Cette situation « intermédiaire » correspond à une phase d’engorgement lymphoïde, état de congestion douloureuse (prise de poids, cellulite) avec des épisodes purulents : panaris, sinusites

SE SRE (rate, thymus, moelle osseuse, ganglions lymphatiques)…

IMMUNOREGULATEUR : maladies infectieuses chroniques (ex. herpès, zona, DDB …) et pathologies inflammatoires (ex. maladie de Crohn, arthrites), relance immunitaire après une chimiothérapie …

  • Etude clinique sur 12 patients atteints de la maladie de Crohn (2006) = SE SRE + Diencéphale + Colon + Neurovasculaire (suppositoires) : normalisation complète des symptômes de 10 patients sur 12.
  • Etude clinique sur 23 patients atteints de SEP (1979) = SE SRE + SE Diencéphale + SE NeuroVasculaire + SE Système Nerveux cental): 80% d’amélioration des déficits.

 

4 – La manifestation « acide » sur sécheresse = désadaptation aiguë douloureuse !

Ces périodes apparaissent après une fatigue, un déséquilibre hormonal ou un stress. L’acidité est bien sûr limitée localement, car le pH du corps est parfaitement stable (grâce aux systèmes tampons). NB. Il n’existe donc pas d’acidose généralisée (sauf en réanimation !) : il est donc parfaitement inutile de contrôler le pH urinaire (qui dépend de l’eau et des protéines absorbées la veille), comme de prétendre alcaliniser le milieu intérieur par une supplémentation !

L’acidité se manifeste par un syndrome sec (langue géographique ou fissures) avec une tentative d’élimination toxinique par la peau (sueurs, chute des cheveux), les muqueuses (gingivite, gastralgies, cystite, diarrhée acide, fissure anale …) et au niveau du système ostéo-articulaire (crampes, tendinites, arthralgies …), toujours dans un contexte de faiblesse, d’irritabilité et de douleurs. Il évolue généralement vers une déminéralisation.

SE Diencéphale (sous-cortex 4 DH) = régulateur psycho-émotionnel … troubles de l’humeur, troubles du sommeil, DNV, fibromyalgie, maladie de Parkinson (récupération mobilité)

SE Neuro-endocrine (diencéphale, antéhypophyse, thyroïde, surrénales 4 DH) = régulateur hormonal … retard pubertaire et troubles de la croissance (avec SE OFB et SE SRE), acné juvénile, dysménorrhée (avec SE NeuroVasculaire), péri-ménopause, problème de prostate (impulsivité mictionnelle), hypothyroïdie, endométriose, vieillissement tissulaire.

 

SE Neuroglandulaire F (diencéphale, antéhypophyse, thyroïde, surrénales, utérus, ovaire, tissu malpighien)… Troubles du cycle et de la ménopause, stérilité (avec BNS ++), Thyroïdite de Hashimoto (avec SE Diencéphale et SE SRE).

SE Génital F (utérus, ovaire, tissu malpighien)… Troubles du cycle et de la ménopause, infections génitales à répétition : SE Génital F + SE SRE + SE NeuroVasculaire

SE Neuroglandulaire M (diencéphale, antéhypophyse, thyroïde, surrénales, prostate, pénis, testicule) … puberté tardive, acné, impuissance sexuelle.

SE Génital M (prostate, pénis, testicule)… adénome prostatique, impuissance érectile (avec SE Diencéphale et SE NeuroVasculaire), oligospermie.

 

5 – Le « terrain vasculaire » = humide + scléreux (froid) …

Immuns sérums (SE) à utiliser =

SE Coeur-vaisseaux … insuffisance cardiaque, troubles du rythme

SE Vaisseaux … insuffisances artérielles et veineuses (varices, phlébites).

 

6 – Le « terrain déminéralisé » = sec et scléreux (froid)

Souvent aboutissement d’un terrain acide : caries, chute des cheveux, arthrose, ostéoporose …

Immuns sérums (SE) à utiliser =

SE Rein … néphrite chronique ou insuffisance rénale (attention si stade terminal !)

SE Muqueuse urinaire … cystites ou uréthrites chroniques (avec SE SRE 4DH). Incontinence urinaire (avec SE Sympathique total + SE Muscles lisses).

  • Etude clinique sur 24 patients, cystite après radiothérapie ou opération (1985): 69% / placebo 18%

SE Disques vertébraux … discopathies, arthrose vertébrale

SE Articulaire … pathologies rhumatismales dégénératives (avec OFB, améliore la mobilité articulaire). A alterner avec SRE et NeuroVasculaire 4DH dans la polyarthrite rhumatoïde.

  • Etude clinique sur les cytokines (1993) : réduction de la production de TNF-alpha et IL6 (cytokines pro-inflammatoires)
  • Etude clinique sur la polyarthrite rhumatoïde sur 40 patients avec une PR en phase active (1987) = (68 % d’amélioration / placebo 19%)

SE OFB (ostéo-fibro-blastes = os et cartilage)… Ostéites et ostéoporose

A alterner avec NeuroVasculaire dans toutes les affections rhumatismales douloureuses.

  • Etude clinique sur 47 patients souffrants d’arthrose lombaire (1991) = amélioration significative dès le 3ème mois. (74% d’amélioration / placebo 14%)

 

Les Immuns-complexes des états dégénératifs :

SE Neurovasculaire (nerfs, vaisseaux, conjonctif, peau)… antalgique et anti-inflammatoire (eczéma de l’enfant, bourdonnements d’oreille, pathologie dégénérative, vieillissement …)

  • Etude clinique sur la fibromyalgie 60 patients (1991) = 85% d’améliorations

SE DVPF (duodénum, VB, pancréas, foie : le « carrefour digestif ») … ulcère d’estomac (avec SE Diencéphale), insuffisance hépato-biliaire et digestive (dyspepsie, constipation …). A utiliser par exemple chez les patients sous opiacés (tranquillisants, somnifères, après narcose …).

SE Emonctoires (foie, IG, reins, pancréas, poumons, VB, peau et ganglions lymphatiques) … surcharges métaboliques et médicamenteuses = draineur biologique.

SE Cardio-Pulmo-Rénal … troubles cardio-respiratoires évolués

SE Conjonctif … artérite, abcès profonds, problèmes de cicatrisation

SE Nerveux central … maladie d’Alzheimer ou de Parkinson (avec SE Diencéphale + SE NeuroVasculaire + SE SRE), épilepsie (avec SE Diencéphale + SE Emonctoires + SE SRE).

SE Oeil … dégénérescence maculaire (avec SE NeuroVasculaire + SE Foie + SE SRE) = 2/3 de stabilisation, rétinite, glaucome (avec avec SE NeuroVasculaire + SE Sympathique total), cataracte débutante.

 

Règles thérapeutiques à respecter pour une sérothérapie optimale …

Il faut surtout éviter ++ (cause de presque toutes les aggravations !):

— de stimuler plus de trois organes à la fois,

— de stimuler des organes en « fin de vie », ex.: « Rein » dans une insuffisance rénale terminale,

— dans un cas de cancer, ne jamais utiliser l’organe correspondant à un tissu envahi, par contre, « SRE », « Neuro-vasculaire » et « Foie » auront un excellent effet sur la congestion et les douleurs.

Peu de contre-indications :

  1. les femmes enceintes (par précaution),
  2. les allergiques en poussées (patient atopique, eczéma ou urticaire en poussée),
  3. les maladies auto-immunes non stabilisées (maladies à excès d’anti-corps)

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Ces produits ont été décriés par certains officiels français (les sérums et vaccins étant un monopole de l’institut Pasteur et des laboratoires sous contrat). En Suisse, le laboratoire des Sérocytols (suppositoires et ampoules injectables) a été repris par Serolab et leurs produits sont à présent diffusés dans le monde entier. 

NB. en Suisse, le prix public de ces spécialités est libre : comparez les marges de différentes pharmacies (3 suppositoires = environ 30 frs / 9 suppositoires = 80 frs / 1 flacon gouttes 30 ml = 40 frs / 60 ml = 70 frs).

Bon de commande à télécharger (cliquez sur le lien) :

Sérolab

Bibliographie de sérothérapie :

  1. CHABOCHE F. X. « Dossier Sérocytols » (ed. Opta)
  2. CLOT J. « Immunomodulation thérapeutique par les anti-corps » (lab. sérocytols, Lausanne 1983)
  3. MACCHIA Christian « Précis d’application de l’immunothérapie tissulaire de Jean Thomas » (1983)
  4. PALAISEUL J. « Tous les espoirs de guérir  » tome 2 (ed. j’ai lu 1979)
  5. www.serolab.ch
* Jean THOMAS, né en France en 1902, fait des études de médecine à Shanghaï, puis obtient la chaire d’anatomie pathologique à l’Université de Carthagène. Nommé plus tard chef du laboratoire de l’hôpital du Sacré-Coeur de Shangaï, il réalise ses premiers essais sur l’utilisation thérapeutique des sérums tissulaires en 1930. De retour en France, il met au point les premiers médicaments de cette classe dès 1945, puis vient s’établir en Suisse où il fonde le Laboratoire de Sérocytologie en 1958 et commence la production des Sérocytols.
A propos de l'auteur
Jean Yves Henry
Médecin généraliste, homéopathe et acupuncteur. Auteur d'une dizaine d'ouvrages, il coordonne l'enseignement de confrères de toutes spécialités pour promouvoir l'aspect intégré de ce télé-enseignement médical et para-médical.