La glande Thyroïde

Les maladies de la glande thyroïde

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La thyroïde est une glande en forme de papillon située à la base du cou, sous la pomme d’Adam. Elle produit des hormones qui régulent le métabolisme des cellules, et qui déterminent – entre autres – la vitesse à laquelle on « brûle » les nutriments.

Il convient – avant tout – d’arrêter d’utiliser les dentifrices au fluor, car cet allogène prend la place de l’Iode dans la thyroïde, ce qui fausse les examens et y induit des pathologies diverses … Il faut se rappeller qu’avant les années 50, on utilisait le fluor comme freinateur de la thyroïde !

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1/ Les Nodules

Il n’est pas rare qu’une petite protubérance se forme sur la glande thyroïde. On donne le nom de nodule thyroïdien (du latin nodulus, petit noeud) à cette masse. Environ 5 % de la population serait porteuse d’un nodule visible à l’œil nu ou détectable par la palpation du cou et ce, sans en être nécessairement incommodée. Pour des raisons qu’on ignore encore, les nodules sont quatre fois plus fréquents chez les femmes que chez les hommes.

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Le méridien (branche interne) du Foie traverse la glande thyroïde, ce qui explique les NODULES liées à des phénomènes émotionnels = « nœud du QI du foie » dit la MTC. C’est aussi la thyroïde (l’endocrine du pôle Cœur) qui commande l’ovulation (l’ovaire est l’endocrine du pôle Poumon), ce qui explique la fréquence des troubles des règles lors de la plupart des affections thyroïdiennes.

Même si les nodules sont habituellement asymptomatiques, il est important de recevoir un diagnostic si l’on soupçonne leur présence, car environ 5 % des masses palpables sur la thyroïde sont cancéreuses. De plus, il arrive qu’un nodule, qu’on nomme alors « toxique », produise un excès d’hormones thyroïdiennes.

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  échographie de la thyroïde

 

L’exploration d’un nodule thyroïdien (de diamètre supérieur à 1 cm) repose sur l’examen clinique et sur quatre examens :

  1. Le dosage de la TSH (si taux bas = faire une scintigraphie à la recherche d’un adénome toxique)
  2. L’échographie de la thyroïde (apprécie taille et nature : solide, liquide ou mixte)
  3. L’examen cytologique du produit de ponction à l’aiguille fine, sous anesthésie locale
  4. Scintigraphie de la thyroïde. Après avoir fait boire au patient une solution d’iode radioactif, on observe alors la manière dont l’iode est réparti dans la glande thyroïde. On sait alors si le nodule sécrète des hormones thyroïdiennes, et en quelle quantité. Un nodule qui produit beaucoup d’hormones est dit « chaud », s’il produit une quantité d’hormone similaire au reste de la thyroïde, il est dit « tiède », et s’il ne produit pas d’hormones, il s’agit d’un nodule « froid ».

Types de nodules à la thyroïde :

  1. Nodule colloïdal. Forme la plus courante de nodule, le nodule colloïdal se reconnaît par une petite excroissance de tissu thyroïdien normal, de nature bénigne (non cancéreuse). Habituellement, un seul nodule se développe.
  2. Kyste. Les kystes sont généralement remplis de liquide. Ils peuvent atteindre jusqu’à un pouce de diamètre. Pour la plupart, ils sont bénins.
  3. Nodule inflammatoire. Ils apparaissent le plus souvent chez des personnes atteintes d’une thyroïdite, une inflammation de la thyroïde. Certains se forment à la suite d’une grossesse.
  4. Adénome. La plupart du temps, il s’agit d’une tumeur bénigne. Sur le plan anatomique, le tissu tumoral ressemble beaucoup au tissu sain de la glande thyroïde. Pour distinguer l’adénome du cancer, une biopsie est nécessaire.
  5. Cancer de la thyroïde. Souvent dur et de croissance rapide, le nodule cancéreux représente 5 % des nodules thyroïdiens. Ce cancer est plus fréquent chez les personnes âgées de moins de 20 ans ou de plus de 60 ans, chez les hommes, chez les personnes qui ont des antécédents familiaux de cancer hormonal ou qui ont reçu un traitement de radiothérapie à la tête ou au cou.

Biopsie : à l’aide d’une fine aiguille, le médecin aspire l’intérieur du nodule. L’échantillon de tissu ou de liquide est alors examiné au microscope. Cela permet de connaître la nature, bénigne ou cancéreuse, du nodule.

Les nodules bénins de petite taille qui ne causent pas de symptôme ne sont pas traités. Ils sont simplement suivis régulièrement durant les visites chez le médecin (par exemple, tous les 6 à 12 mois) afin d’observer leur évolution. 

L’ablation du nodule ou de la thyroïde (thyroïdectomie sub-totale) est tout indiqué pour traiter les nodules cancéreux ou suspects.

 

2/ Les dysthyroidies (le trouble n’est que fonctionnel, les taux restent normaux : c’est la dynamique de sécrétion hormonale qui est perturbée ou l’hypersensibilité des récepteurs tissulaires). Interrogez sur une pathologie thyroïdienne familiale, sur une éventuelle carence iodée ou une exposition aux radiations ionisantes durant l’enfance.

HYPER :

  • Hepar sulfur (ca) … adolescent batailleur, hypersensibilité physique et morale, peau et poils secs
  • Natrum muriaticum + Ignatia amara … sur antécédent de paludisme parfois
  • Lachesis (ge) … en péri-ménopause
  • Gelsemium (mn) … hyper-nerveux, tremblants.

HYPO :

  • Calcarea carbonica … rondelette, asthénique et grincheuse.
  • Pulsatilla (si) … émotive et fatiguable

3/ Les hyperplasies simples (goitre) :

Personnes à risque :

  1. Les personnes ayant un proche parent porteur d’un nodule à la thyroïde ou ayant eu une thyroïdite
  2. Les personnes ayant déjà reçu une radiothérapie à la tête ou au cou. Cette pratique était fréquente dans les années 1940 et 1950 pour traiter des affections bénignes chez les enfants et les adolescents, comme l’acné prononcée ou l’amygdalite. À cette époque, on ne savait pas que la radiation affectait la glande thyroïde.
  3. Les personnes ayant été exposées à des particules radioactives émanant de tests nucléaires ou d’accidents, comme celui de Tchernobyl en 1986. Dans leur cas, on note une augmentation du risque de cancer de la thyroïde. Les impacts sur la thyroïde peuvent apparaître plusieurs années après l’exposition.

Goitre compensation en volume d’une hypo-activité glandulaire (familiale le plus souvent) :

  • Badiaga (io) … goitre hyper sécrétant avec infiltration cellulitique
  • Bromum (io) … hypertrophie + induration, sujet blond et gras, amélioré en bord de mer
  • Calcarea iodata ou Magnesia iodata … goitre développé à la puberté
  • Conium (au) … nodule froid induré … la cytologie est alors l’examen fondamental !
  • Fluoricum acidum … ectasies veineuses, ongles striés
  • Kalium iodatum … goitre hypersensible au toucher
  • Lapis albus (= Calcarea-silicofluor.) … douleurs, nodules élastiques (Ca + Si + Fluor) // seins en « sac de billes »
  • Silicea … hyperplasie de latéralité droite, frilosité
  • Spongia (io) … battements vasculaires, étouffements après le sommeil.

Remède complexe de Heel : SPONGIA-Injeel (4/12/30/200 DH aa)

Goitres hypo ou eu-thyroïdiens : Badiaga complexe n° 47 (lab. Lehning)

NB. pour la MTC, Goitre = accumulation de mucosités sur vide de Qi de Rate et de Rein

 

4/ LES HYPERTHYROÏDIES : tachycardie, tremblements, agitation, hypersensibilité à la chaleur, insomnie, asthénie par faiblesse musculaire, amaigrissement avec augmentation de l’appétit …

La « maladie de Basedow » est une hyperthyroïdie d’origine immune (présence d’AC anti récepteur à la TSH qui induit une stimulation intense de la glande entière + exophtalmie). Pour plus de détails, voir chapitre correspondant dans « Service d’Immunologie » / « MAI des glandes endocrines« 

Plantes utilisables :

  1. CRATAEGUS OXYACANTHA (ge) l’Aubépine, tranquillisante et très efficace sur l’exophtalmie
  2. LYCOPUS EUROPAEUS (io), très efficace sur la cardiopathie associée
  3. Mais aussi LEONORUS CARDIACA (hg), AGRIMONIA EUPATORIA (mg), MELISSA OFF. (hg), HEDERA HELIX (mg), ROSA CANINA , PRUNUS DULCIS (ph), CORNUS SANG. (as), TILIA ROMENTOSA (mn)

NB. un goitre peut se « Basedowifier » !

Autres causes possibles d’hyper-thyroidie :

  1. l’adénome toxique (NTSA) symptômes similaires, mais sans exophtalmie
  2. un carcinome thyroïdien sécrétant (rare)
  3. l’ingestion d’iode en quantité excessive (ex.: des algues « amaigrissantes » !),
  4. un adénome hypophysaire sécrétant de la TSH.

5/ LES HYPOTHYROÏDIES (encore plus fréquentes = 4 à 8%):

Conseils : Eliminez les dentifrices au fluor (qui prend la place de l’iode), proposez un régime Seignalet (si MAI) et évitez les aliments freinateur thyroïdiens = Soja, Arachides, Brassicacées (choux, radis, moutarde …), Millet, Maïs …

Myxoedème (congénital, acquis ou post thérapeutique), précédée et accompagné ou non d’un goitre. Symptômes inverses de l’hyperthyroïdie : visage inexpressif, bouffi, cheveux clairsemés et secs, ralentissement intellectuel et affectif, prise de poids, hypercholestérolémie…

Formes frustres fréquentes chez le sujet âgé : le diagnostic biologique se fait sur une augmentation de la TSH et une baisse de la T4.

  • Baryta carbonica … ralentissement psychique, induration des ganglions du cou,
  • Pulsatilla ou Graphites … hypo-endocrinien à peau sale.

Homéopathie complexiste (lab. Heel) :

  1. THYROIDEA Compositum (Thyroïdea suis D8 / Placenta D10 / Spongia D8 / Calcarea fluor. D10 / Pulsatilla D8 …)
  2. PULSATILLA Compositum,  remède des hypothyroïdies fonctionnelles (Pulsatilla D6/Sulfur D8/Cortisone D18)

Autres causes d’hypothyroïdies :

    1. carence en iode ou nouveau-né saturé par fortes doses d’iode chez la mère
    2. toxique : après prise de lithium, phénylbutazone, médicaments anti-thyroïdiens …
    3. la thyroïdite de Hashimoto : hypothyroïdie de mécanisme autoimmun, avec des phases d’hyperthyroïdie au début ! Question développée dans le service d’immunologie, chapitre « MAI des glandes endocrines« 
    4. par déficience de la sécrétion de la TSH (maladie hypophysaire rare).
    5. la maladie de Chagas : Thyroïdite parasitaire, développée sur une trypanosomiase (inoculé par un insecte hématophage). Elle atteint surtout les enfants et se manifeste par un œdème de la face, débutant aux paupières, puis par une conjonctivite et d’une hypertrophie indolore et/ou des ganglions de la région. Elle s’accompagne d’une fièvre rémittente, avec hypertrophie de la rate et du foie, d’anémie et d’hyperleucocytose. On observe aussi parfois une tachycardie paroxystique. Elle dure de quelques jours à un mois et se termine en général par la guérison, sauf dans les cas graves.

 

Phytothérapie : Fucus vesiculosus et Laminaria 1 DH (algues riches en iode), 5 à 30 gouttes/jour

Organothérapie / Sérothérapie : Thyroïde (basse dilution) en cas d’hypothyroïdie seulement.

           « Diencéphale » et « Neuro-endocrine » sérum equi 4 CH… selon le cas

Oligo-éléments :

  • Dysthyroïdie hyper : Manganèse + Mg + Lithium
  • Dysthyroïdie hypo : Mn-Cuivre + Iode

Micro-éléments =

  • BERYLIUM et HOLMIUM alternés (hypothyroïdie)
  • Ca – Mg – Fluor (toutes dysthiroïdies)

Anthroposophie = Chelidonium cupro culta + Colchicum (as) / Scrofularia nodosa (si) / Cyclamen (na)

Aromathérapie = HE de Myrrhe, Marjolaine, Verveine tropicale, Giroflier, Myrte,

 

NB. Dans certains cas, on peut réaliser la thyroïdectomie par voie transaxillaire (avec assistance robotique), méthode complexe, mais qui réduit à néant le préjudice esthétique d’une cicatrice du cou !

A propos de l'auteur
Jean Yves Henry
Médecin généraliste, homéopathe et acupuncteur. Auteur d'une dizaine d'ouvrages, il coordonne l'enseignement de confrères de toutes spécialités pour promouvoir l'aspect intégré de ce télé-enseignement médical et para-médical.