Tuberculinum

 

Tuberculinum

«  La quête d’un paradis perdu « 

Bacille tuberculeux. Nosode du « vide » chronique d’énergie (Qi) et de défense (Wei Qi) du pôle Poumon, au principe de la naissance, période du narcissisme primaire (sensation de toute-puissance du bébé – créateur du monde – qui doit se sentir aimé). 

— Pas différencié (poumon) –> absence de repères = pas de socialisation possible (rein)
— Peu d’énergie –> émotions incontrôlables (foie) = stagnation de sang -> manifestations « chaleur » localisées

Proche : Bacillinum (crachat de patient tuberculeux) et Tuberculinum residuum (caverne tuberculeuse)

 Bacilinum

Symbole : La quête d’un paradis perdu –> fuite dans l’espace : les voyages, mais aussi les sensations, le rêve (ressentir, c’est aussi une façon de voyager).
NB. Tout voyage dans Tuberculininum, son esprit, ses idées, ses douleurs, ses symptômes …

 

Key-note : Ne peut présenter l’EXAMEN DE PASSAGE (refus des catégories limitatives)
L’angoisse existentielle : les questions qui resteront sans réponse : car A QUOI BON ?

 

Psyché : Une vie d’évadé, dans les sensations et ses rêves, pour échapper aux contraintes sociales douloureusement vécues. Dilettante parfois talentueux, il choisira le caniveau ou le show-bizz (cf. le peintre Modigliani). Il est friand d’expériences nouvelles et d’émotions variées, changeantes (par ex. changement de partenaire amoureux).

Il adhère au réel un moment pour le distancer ensuite, pour des « ailleurs » (cf. « Marius » de Pagnol). C’est le remède des dons mal exploités par manque de focalisation et de persévérance. Il croit que l’accomplissement de ses désirs finira par calmer cette agitation intérieure et cette insatisfaction qui lui sont propres.

Il vit tout sur le mode affectif (puissant désir d’amour fusionnel –> manipulateur border-line). Besoin de s’appuyer sur un bras fort et secourable, de se sentir aidé, surtout encouragé. « Frayeur des chiens  » dit le répertoire de Kent, car hypersensible à l’agressivité latente chez l’autre.

TUBCAT

Soma : 

1/ état d’épuisement du SRE, suite de BK (BCG ?), coqueluche, rougeole…
–> Efforts d’élimination : diarrhée matinale (Sulfur), migraines rebelles et névralgies mobiles, eczéma, asthme, leucorrhées, transpiration (tête et mains) nocturne et à l’effort,
–> Congestion des muqueuses aux moindres causes : ORL / bronches / poumons : « Tuberculinum guérira ces cas à rechutes précédés d’une période de toux  » (Kent).
–> Congestion des séreuses : pleurésie, péricardite, rhumatisme articulaire (de l’arthrite sèche jusqu’à la décalcification), méningite… fièvres intermittentes.

Adenoids

 

2/ mauvaise assimilation : appétit capricieux, périodes de fringales et d’anorexie –> maigre, faible, irritable, instable et déprimé !

3/ extrême variabilité et alternance des symptômes : Les symptômes physiques apparaissent, les signes mentaux s’aggravent (contrairement à la plupart des autres remèdes !). Tout l’aggrave, en outre il ne répond pas (ou inverse) l’effet de remèdes pourtant indiqués ! Ces malades n’ont que des améliorations passagères : «  L’aggravation est continue, on ne trouve jamais le bon remède  » (Schmidt).

 

Modalités : 

— Aggravé le temps humide et froid (Rhus tox.), les changements de temps (Natrum sulf.) et les courants d’air

— Amélioré par l’air frais, le vent (mais frileux malgré tout !)

 

A propos de l'auteur
Jean Yves Henry
Médecin généraliste, homéopathe et acupuncteur. Auteur d'une dizaine d'ouvrages, il coordonne l'enseignement de confrères de toutes spécialités pour promouvoir l'aspect intégré de ce télé-enseignement médical et para-médical.